07 mai 2012
Good night, Mummy
"Good night, Mummy!
Sleep tight!
A domain!" (en français dans le texte, notez-bien)
Ca, c'est la fin. Mais avant ça, il faut dire bonne nuit à tout les habitants du mur. Et donc :
- au dog
- à l'autre dog
- à la littew giwl [soit dit en passant, t'as pas intérêt à dire que c'est une lady, ou tu te fais corriger pronto)
- au tree (qui est en fait un boat dont la coque l'a abandonné)
- aux fishies
- au ginger[bread]man
- aux chiffres 1 à 10
- au penguin
- au sun
à Mathilde, si t'as de la chance.
Faut pas en louper une.
Et faut pas se tromper de nom.
Enfin, au bout du compte, c'est quand même plus simple que le coucher du Pouitch au même age : [notes recopiées dans le cahier intitulé "The Life of Tristan Alfred Albert Grenouille", car je n'ai jamais été convaincue de l'intérêt d'une note là-dessus, chose que j'ai failli regretter amèrement... heureusement qu'il y a encore les cahiers !]
"Mummy, I'm not going to call you back, and I'm going to close my eyes very tight, like this [démonstration], and Mummy, when you go downstairs you have to talk to Daddy "Daddy!" *chuchoté*, and he has to talk to you "Maman !" *chuchoté*, and you mustn't wake me up when it's time to go to creche cos if you do I'm going to be very cross".
Cette litanie se répétait soir après soir, avec, au fil des mois, quelques variantes ajoutées puis abandonnées (je jurerais que "I'm not going to wake up in the night" y a figuré), mais sinon, au mot près, le même discours, recommencé cent fois s'il le fallait pour en assurer l'intégralité.
Ah, souvenirs, souvenirs. Toujours tout noter. Le temps, sinon, passe bien trop vite.
20:18 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06 mai 2012
Grand jour, grand semaine grand mois !
Hier fut un grand jour pour la maisonée des Grenouilles, car nous passâmes de ceci :
à cela :
Et puis ce fut une grande semaine, qui marquait la fin officielle et totale des "baby cuddles" (d'où le lit, en récompense). Youpi ! Nous avons commencé par un sevrage partiel en profitant de la présence des grands-parents, puis avons éradiqué le câlin matinal (celui qui permettait de retarder le réveil de 5h52 à 6h07...). Celui-ci est parti sans même prendre congé, la Pouitchenette ne semble même pas s'en être rendu compte. Youpi ! Toutes ces craintes pour rien. C'est à croire que la Pouitchenette avait fini par comprendre que ça allait arriver un jour, et, mise devant le fait accompli (la décision prise, quoi), a oublié de résister.
Je suis donc libre !!!!
Enfin pas tout à fait - j'peux toujours pas me pinter la tronche parce que ça fait tout plein de pleins de points Weight Watchers (et j'essaie tant bien que mal de me tenir à ce fichu régime qui m'a quand même permis de perdre quelques kilos déjà).
En ce qui concerne les Baby Cuddles, le mot a pris un nouveau sens. Je vous laisse le trouver par déduction :
"Mummy, please hug baby cuddles !"
"Papa, est-ce que toi baby cuddles?" [et soulève ton t-shirt pour me le prouver, s'il te plaît]
"Mummy, Mathilde have baby cuddles?"
"Mummy, where's my baby cuddles?"
"Mummy, Tristan not have baby cuddles!"
Un grand mois aussi, car le Pouitch s'est fait opérer. Des diabolos dans les deux oreilles, et oust les végétations. Les mots "pardon? Pardon ?? ParDON????? " ne s'entendent désormais guère plus dans notre maison, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Le Poulet a donc fait sa deuxième nuit à l'hôpital, la Grenouille a passé sa première nuit de papa à l'hôpital, et la Pouitchenette en a profité pour faire une petite poussée de fièvre.
Enfin, tout est bien qui finit bien.
La Pouitchenette dort dans un grand lit (et ce matin, elle a même daigné nous gratifier d'une grasse matinée), le Poulet n'est plus sourd, et la Grenouille-Rosbif n'a plus à apprehénder le trajet en train du mois de juillet (point de tétée publique à prévoir).
La Grenouille, elle, découvre les dessous des présidentielles en endossant le double rôle d'assesseur et de scrutateur, et se remplit la panse aux frais de l'ambassade. Sans doute vous en dira-t-il plus bientôt !
(car, vous l'aurez sans doute remarqué, la Grenouille est en train de me piquer mon blog... ça fait un peu de renouveau !)
Bon, allez, c'est ze heure du washing-up, puis promenade dans le parc, sûrement sans doute.
Bizouilles, fidèles suivants !
14:16 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05 mai 2012
Voyage éclair dans le comté de Clare
Mieux vaut un mois plus tard que jamais...
Description d'un petit week-end décidé à l'arrache. Pour les photos, c'est par ici.
Comme il faut bien préparer son voyage, malgré tout, tout débute par une course dans les rues de Cork pour trouver un guide de la géographie et de l'histoire irlandaises, l'efficace Lonely Planet. On ne gonfle pas les pneus et on ne fait pas les niveaux, on est encore (un peu) jeune !
Début du voyage : à cent à l'heure vers Limerick en traversant entre autres la ville d'un vague cheddar local pas bon (le Charleville). Quelques vieilles pierres sur le bord de la route pour agrémenter le tout : monastère du XIIIe et tours abandonnées. Après quelques heures d'un trajet sans histoire, arrivée dans une agglomération réputée criminogène et associée, on ne sait trop comment, à de petits poèmes plus ou moins obscènes.
Une ville, somme toute, qui gagne à être connue : après avoir roulé dans de grandes artères venteuses longeant un port fluvial à moitié abandonné, le centre ville est à portée de parking. Un petit pique-nique au People's Park s'impose, ne serait-ce que pour faire un pied de nez à la pluie qui menace. C'est très fleuri et l'on y trouve belle aire de jeux, jouxtée par un minuscule musée d'art contemporain fort sympatoche : on peut même photographier les enfants en train d'interagir avec les œuvres ! À voir les gens dans les rues un samedi après-midi, on lui trouve aussi un air plus cosmopolite que Cork.
Retour ensuite sur quelques bouts d'autoroutes/voies rapides, direction nord-ouest, vers le comté de Clare et ses célèbres falaises de Moher, arrêt obligé de tout touriste qui se respecte. Au passage, un petit coucou aux surfeurs de Lehinch, aussi nombreux que des mouettes derrière un chalutier remontant ses filets, malgré le gros temps (ou à cause de lui ?). De belles vagues viennent s'écraser sur le bord de mer protégé par une digue titanesque, obligeant même les plus intrépides à sauter de leur planche en pleine action pour ne pas aller se fracasser sur les rochers.
Retour dans l'habitacle, et l'on poursuit quelques kilomètres jusqu'au fameux relief de carte postale, mais - petit reste de rebellion ? - on ne s'arrête pas sur l'immense parking des visiteurs, oh non. Un peu plus loin il était une petite route au bord de laquelle il faisait bon se garer pour approcher des falaises par le Nord et profiter d'un beau panorama. Était, car le touriste non payant n'étant pas forcément le bienvenu, des talus de terre ont été ajoutés sur les bas-côtés pour décourager le marcheur du dimanche. La promenade n'en est que plus amusante, et le soleil s'est décidé à percer les nuages. À moins que les nuages se soient décidés à aller enquiquiner d'autres péquins en Irlande. Enfin le résultat est là : une heure au moins de temps radieux, et les falaises s'offrent à nous dans toute leur majesté. C'est l'occasion de jouer à saute-barrières à moutons, au parcours du combattant en rampant sous les barbelés, en franchissant les murets et en essayant de ne pas se tordre la cheville en descendant dans l'herbe grasse.
Soirée pépère, dans un pub comme de juste, le restaurant d'à côté vaguement coté étant archi-plein et pas vraiment ravi de voir arriver des gars pas rasés (enfin juste moi) une famille qui n'était pas sur son trente-et-un. Après le coucher des mômes, petite pinte au pub musical de Lisdoonvama, où touristes et autochtones se pressent dans une ambiance chaleureuse pour écouter les 5 violonistes qui, ce soir-là, frottent leurs crins-crins sur des airs traditionnels endiablés, quoiqu'un peu répétitifs. Pour partir, nous devons faire connaissance avec la moitié du pub, notre voiture étant coincée derrière un énorme 4X4.
Le lendemain, le temps ressemblait à ça. Et les paysages à ça. C'est la journée du live "Cohen at the Burren". Une trilogie parfaite, pour cette exploration façon sortie histoire-géo de collège. Nous ne ferons pas de topo sur les reliefs karstiques, les forts de l'âge de bronze ou les mégalithes qui parsèment les Burren, au sud de la baie de Galway. Disons simplement que l'ambiance était d'une beauté parfaite, grise et minérale. Somme toute, le live at the Burren était fort réussi, agrémenté d'une chasse aux œufs de Pâques à deux pas des cailloux millénaires : ce jour-là, j'ai eu l'impression que nous apportions notre petite pierre au mille-feuilles de l'histoire !
On déjeune dans une ferme à touristes oubliable, qui doit son existence aux ruines du fort situé à deux pas de l'étable. L'exposition monomédia consacrée au monument est digne d'un jeu vidéo de l'âge d'or de la 3D, dans les années 1970... Les Celtes méritent mieux que ça, alors on redescend plein sud, enfilant tours, églises et monastères médiévaux, et l'on s'arrête devant ce qui se fait de mieux dans l'art roman - enfin de ce côté-ci de la mer d'Irlande -: une petite église, au milieu d'un pâturage détrempé et non loin d'un donjon assez bien restauré, mais hélas fermé. Le temps manquait, mais un petit banquet au feu de bois, avec quelques chansons de circonstance aurait été le bienvenu !
Enfin, notre destrier mécanique nous ramène vers la capitale du Munster, sous la sempiternelle pluie.
18:03 Publié dans Episodes narratifs, Les contributions sporadiques de la Grenouille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26 avril 2012
Tiercé gagnant : ours en peluche, musique ethnique et alliance galactique
Deuxième journée de convalescence pour le Pouitch après son opération des végétations. Nous sommes à la maison, et comme je le lui avais promis, nous regardons la trilogie originale de Star Wars. Il me la réclamait à cors et à cris, après avoir consulté d'autres cyberpapas sur un forum, je me suis décidé à le laisser regarder ce space opera ultraviolent !
(D'ailleurs sur cet espace de discussion, on trouvait quelques aigris pour expliquer qu'il était inqualifiable :
- qu'un père s'en remette à Internet pour l'éducation de ses enfants,
- que des enfants regardent la télé au lieu de jouer dans la boue et sous la pluie...
Mais ceci est une autre histoire.)
Feux d'artifice, confetti, danses et tam-tam... Il y avait comme un air de fête lorsque nous avons terminé ce 3e épisode (enfin le 6e chronologiquement, mais le 3e dans l'ordre de la réalisation des films, bref, vous m'avez compris ou pas, mais c'est la faute à Voltaire aux prequelles aux prélogies...).
Un air de fête, donc, voyez plutôt, mais j'ai trouvé qu'on finissait sur une note de légèreté frisant le ridicule ! Bien sûr, qui suis-je pour critiquer le grand, que dis-je, l'IMMENSE Georges Lucas et tout et tout... Personne, c'est entendu, mais tout de même, qu'on se le dise :
- les feux d'artifice, c'est kitschissime, et en l'an 10 000 avant J.-C. (enfin y'a très longtemps, quoi), ça devait pas être bien plus tendance.
- voir des nounours patauds danser et surtout sauter de joie au milieu des arbres, ça fait sourire.
- qu'ils le fassent au son des flûtes indiennes façon un indien dans la ville, ça fait presque rire.
- quand on voit des gusses en combinaison orange fluo, euh pardon, d'héroïques pilotes de chasseurs de l'alliance, un peu paumés, se joindre à la fête des nounours et se déhancher gaiement comme dans une boîte de nuit rétro, ça fait drôle.
- quand le généralissime Lando Calrissian se met à taper dans les mains comme votre oncle rigolo pour une animation du DJ de votre mariage entre la poire et le fromage, ça devient franchement réjouissant !
Le père Lucas, je le trouve excellent conteur, mais ses séquences émotion ne sont pas à la hauteur de tout le reste. Je me souviens encore avec des frissons d'horreur du baiser final entre Anakin Skywalker et Padmé, dans l'épisode 2...
Enfin, tout ça c'est pas bien grave, ça plaît au Poulet et même à la Pouitchenette !
19:25 Publié dans Flims etc., Les contributions sporadiques de la Grenouille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21 avril 2012
Continuum espace-temps et fission nucléaire
Retour vers 1985. Depuis plusieurs années, faute de pouvoir remonter dans le temps, je regarde les (nombreux) films à côté desquels je suis passé, enfant ou adolescent. Les trois volets de l'excellente saga Retour vers le futur étaient de ceux-là.

J'aimerais revenir sur quelques scènes du premier film, qui m'ont beaucoup amusé, moi le spectateur de 2012. Outre sa perpétuelle envie de gober des mouches et son apraxie oculomotrice, deux choses m’ont frappé, chez le Doc, lors de sa tonitruante entrée en scène : sa combinaison blanche pas tout à fait vierge, et ses gants de jardinage en caoutchouc pas tout à fait bios. Non pas parce que ces accessoires vestimentaires sont une addition fort improbable à la chemise à carreaux, aux lunettes de soudure et aux baskets de notre ami ; jusque là, rien que de très normal pour cet éternel ahuri...

Ce sont quelques petits détails fort signifiants qui ont attiré mon attention. Pour rendre le personnage plus cool auprès de tous les apprentis-sorciers ados aspirants scientifiques de 1985, les costumières avaient glissé quelques petits symboles irradiants d'innocente innocuité dans l'accoutrement de M. Brown... Voyez plutôt !
Ce bon vieux docteur Frankenstein scientifique d'avant-garde persiste et signe, et nous jure, la main sur le cœur que non, il n'y a pas de problème, on peut y aller, le plutonium c'est hyper safe.
Eternel sceptique, vous n'êtes toujours pas convaincu ? D'acodoc, il en remet une couche : le plutonium, c'est un peu comme la bière ou le petit rosé, l'été : on le met dans une glacière et on peut aller pique-niquer sur l'idyllique parking du centre commercial voisin. Et si vous avez les mains pleines, pas de panique : il suffit d'utiliser les pieds pour ouvrir la petite boîte !

Tout ça, c'était en 1985, alors que l'atome avait su rester cool, fort de toutes les promesses que le nucléaire civil semblait tenir depuis son avènement. Et il savait faire rêver, le bougre, comme ce bon doc !
Et puis, un an plus tard, il y a eu ça :

C'est facile et méchant de faire de l'analyse historique a posteriori, mais c'est tellement marrant !
Pour être justes, signalons que pour le deuxième opus, les scénaristes ont fait amende honorable, puisque la machine à remonter dans le temps fonctionne au carburant 100 % bio, peaux de bananes et vieilles canettes. Conversion au recyclage notable !
Enfin, pour terminer sur une note apolitique (mais l'est-elle vraiment ?), non, ce billet n'a pas pour but de vous inciter à donner votre suffrage à la mégère revêche aux lunettes encore plus cool que celles du Doc les plus hideuses de l'histoire politique mondiale. J'ai simplement été scotché de voir ces petits détails, fleurant bon une époque où le plutonium était encore de bon aloi !
Il y aurait beaucoup à dire encore sur les choix vestimentaires de l'an 2015, ou sur les terroristes lybiens plotoniumivores, mais ce n'est pas notre propos !
Ce petit joyau cinématographique est atemporel, certes, mais pas hors du temps...

Really?
10:12 Publié dans Les contributions sporadiques de la Grenouille | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13 avril 2012
Pouf pouf pouf
Je n'arrive pas à me décider à fermer ce blog. Et pourtant ça n'a pas grand sens de le laisser ouvert - je n'écris plus rien.
La principale raison qui explique ceci n'est pas, comme j'ai pu le penser il y a quelques mois, que mes compétences de bloggueuse ont fondu avec la naissance de mon deuxième enfant, mais plutôt, semble-t-il, que tout cela n'a plus grand chose de nouveau. Car réfléchissons. De quoi était consitué mon blog jadis ? D'observations culturelles sur les oeufs, l'eau et les feux rouges, le survêtement ou encore la vie de bureau. Or, tout cela, maintenant, a le goût de l'ancien. Les choses ne me surprennent plus, je les prends comme elles viennent, et je ne me dis plus "tiens ! Ca ferait un bon billet pour mon blog, ça !".
Enfin, la plupart du temps.
Car l'autre jour, à la pharmacie, c'est exactement ça que je me suis dit.
Voyez-vous, à la pharmacie, on présente son ordonnance, puis on attend qu'on vous serve. Les ordonnances doivent être servies par les pharmaciens eux-mêmes. Donc, même si tu veux juste un inhalateur tout bête qui n'a pas à être mesuré, pesé et compté, tu files ton ordonnance, et tu attends.
Et tu attends.
Et tu attends.
Et tu attends.
Et enfin, on te fait payer, donc tu te dis, "ah,ça y est, c'est à moi !"
Mais non. Tu paies, et puis tu attends. Et tu attends. Et on te dit rien.
Le pharmacien prend ses sacs en papier et fait des machins avec [on suppose qu'il les remplit avec les médicaments des 15 000 mémés du quartier qui passent commande à 8h du matin pour 5h du soir), et il ne te regarde pas.
Et toi, tu as envie, mais envie, de dire : "Euh... c'est pas pour être malpolie, mais, hm, on attend quoi, là ? Vous voulez pas juste me le donner, l'inhalateur, non ? Ca prendra 10 secondes ?"
Mais tu le dis pas, pasque bon, ce serait pas poli.
Alors t'attends. Et t'attends, et t'attends.
Et puis, enfin, au bout de 10, 15, 20 minutes d'attente (quoi, j'exagère ? A peine, rho.), on t'appelle par ton nom, et on te file le petit sac en papier avec l'étiquette personnalisée collée dessus. Dedans, t'as l'inhalateur, dans sa petite boîte, avec ton étiquette personnalisée dessus.
Tu le prends, et enfin, enfin, tu peux enfin rentrer chez toi.
Bon et puis l'autre truc, je voulais vous en parler y a longtemps, mais j'en ai pas parlé, puis j'ai dit que je voulais en parler et ce faisant ben j'en ai parlé (sais pas si vous me suivez - si c'est pas le cas, désolée), c'est les mecs qui te disent de passer quand toi t'attends pour tourner à un carrefour, et puis qui t'attendent pas. Ben l'autre jour, j'ai failli y passer avec leurs conneries, alors faut que je vous explique ça en détail.
L'autre jour, j'attends donc pour tourner à droite, mais y a plein de mecs qui roulent dans l'autre sens, et comme moi je roule à gauche, faut que j'attende que la file s'interrompe pour pouvoir y aller. Logique. Donc, j'attends. J'ai les mains sur le volant, mais je suis en point neutre et j'attends, les pieds relevés de leurs pédales. Logique, y a des tonnes de voitures en face.
Au bout d'un moment, j'aurais la place, sauf que y a un vélo qui tourne aussi. Me méfiant dudit deux-roues, je laisse passer mon tour. Sauf que la voiture derrière le vélo décide d'être gentil, et me fait un appel de phares. Ce qui veut dire : vas-y, je te laisse passer.
Ah.
Bon, alors, vite, vite, pied gauche sur l'embrayage, pied droit sur l'accélérateur, passer la première...
Le mec ne s'arrêtant pas, moi qui prends trois plombes (tout es relatif, trois millisecondes, disons plutôt), j'ai une seconde d'hésitation. Puis je me dis "ben si, il a dit qu'il me laissait passer, donc j'y vais.
Sauf que non.
Le mec, lui, pensait que j'étais là, à faire patiner mon accélérateur et mon embrayage pendant que les 50 000 bagnoles d'en face passaient comme des brutes, sur le qui-vive au cas où l'un d'entre eux, comme sa majesté me feraient l'appel de phares honorifique, et que zou ! instantanément, je décollerais de mon lieu d'attente, sans faire le moindre petit trou temporel dans son cheminement fluide d'automobiliste Irlandais.
Ben non.
Donc, le mec, vu que je mettais plus que 2 millisecondes à décoller, il a comme qui dirait changé d'avis, et moi, j'ai failli lui rentrer dedans, au milieu du carrefour où soi-disant il me laissait passer.
Heureusement, tout fut bien qui finit bien, et je pus tout de même poursuivre mon chemin d'automobiliste française, maudissant la conduite eiranne et me promettant de l'écrire enfin, ce fameux post.
Voilà qui est fait.
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Le Pouitch fait parler sa soeur
"Mattie, Mattie", dit le Pouitch, "say "helicopter"!"
Pouitchenette : "Ellikopta"
Pouitch : Mattie, Mattie, say "ladybird"!
Pouitchenette : "Leddibed!"
Pouitch : Mattie, Mattie what's 4 plus 4?
Pouitchenette : Four!
Pouitch ! No, Mattie, what's 4+4?
Pouichenette : Four plus four!
Pouitch : No, no, Mattie, what's 4 + 4? OK, so Mattie, what's THREE plus THREE?
Pouitchenette : Fwee! Plus Fwee!
Pouitch: aaaaah, Mattie, what are you saying? Are you drunk or what?
Pouitchenette : I'm dwunk! I'm dwunk!!
21:36 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Le Pouitch parle franlandais
Donc, les Irlandais mettent des -ch- partout, à la place des "t".
Donc, le Pouitch met des -ch- partout, même quand il parle à sa mère, avec son accent "anglais".
"Mummy", qu'il dit, "help me kill this monster, I can't do ish!"
Donc, le Pouitch met des -ch- partout partout, même... en français.
"Papa, je peux manger des friches? Oui je sais, j'en ai déjà eues à midi, mais c'était des petiches !"
Avoir un Pouitch bilingue, c'est sympachique.
21:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25 mars 2012
Des dangers de la traduction pour un petit bilingue footeux
Mise en contexte : Sous l'influence de ses petits copains, Tristan devient (un peu) footeux. On s'entraîne aux tirs au but et on a regardé un bout du derby Saint-Etienne/OL samedi dernier, il était aux anges. A mon plus grand dam, il a pris fait et cause pour les lyonnais, et il est pas prêt de lâcher le morceau. De but en blanc dans la voiture qui nous ramène du supermarché, il se met à me questionner sur les prouesses de l'OL. Sont-ils les premiers ? Gagnent-ils tous leurs matchs ? Je lui explique qu'ils ont été champions de France X fois dans les années 2000. C'est alors qu'il me lance, avec le plus grand sérieux...
Traduction : "Papa, combien de tasses ils ont gagné, Lyon ?"

Petit blanc... Je cherche à comprendre, puis éclat de rire, je corrige en "coupe", mais mon fils n'en démord pas, piqué au vif. Il m'explique mon erreur... "Mais en anglais, papa, c'est 'cup' !" Je lui ai appris un nouveau mot, qui lui servira sans doute s'il devient journaliste sportif, ou seulement s'il veut gloser foot en France.
Explication : Ben j'en ai pas, je suis pas linguiste, mais c'est sûrement sémantique, tout ça :)
Moralité : le sport, ça surprend, et pas seulement sur le terrain... Bon, je vous laisse, je vais me faire un thé dans ma tasse ASSE !
26 janvier 2012
Euh...
C'est l'heure de changer la couche.
"Mattie, we're going to change your nappy now. Lie down now, come on."
"Mattie, I need you to lie down now. You can keep playing with that while I change your nappy if you like. lie down."
"MATTIE I SAID LIE DOW- now where do you think you're going, lady?!? Do you want to go piquet? Cos piquet is where you're going to go if you don't-
Pouitchenette : "Yeah."
Grenouille-Rosbif: "Oh, you're going piquet, are you?"
"Yeah".
La Grenouille-Rosbif attend, médusée, incrédule, pendant que la Pouitchenette, qui n'a pas envie de mettre sa couche tout de suite maintenant, va au piquet toute seule, entre la porte de la cuisine et la poubelle.
La Pouitchenette reste 20 secondes au piquet, sans mot dire.
La Pouitchenette revient.
"So are you ready to change your nappy now?"
"Yeah."
La Grenouille-Rosbif allonge la Pouitchenette sur la table, et la couche est changée.
The End.
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