27 février 2009

Pump up the volume

AH MAIS BON SANG VOUS ALLEZ ARRÊTER DE ME HURLER DANS LES OREILLES, OUI ? me dit le client hypra-énervé. CA FAIT VINGT FOIS QUE JE VOUS LE DIS !

 

Enfin, non, on la refait, celle-là :

 

V’Z’ELLEÏ RETEÏ D’M’HURLEÏ DLIZAURAÏLLES? CFAITVINEFOUÉKJVOULDIY !

 

Nan parce que le gars, faut savoir que :

 

1)      c’est un Autrichien – pis alors c’est pas pour dire, mais les Autrichiens, y en a, pour les comprendre, faut se lever de bonne heure – et apprendre l’allemand dès le plus jeune âge avec une nounou tyrolienne de préférence.

2)      il parle vite

3)      il me dit 30 choses à la fois

4)      il ne me laisse pas en placer une

5)      il crie lui-même depuis le début de la conversation.

 

Donc moi, vu qu’avec tout ça je comprends un mot sur deux de ce qu’il me dit, je lui dis : « plaît-il ? »

 

- V’Z’ELLEÏ RETEÏ D’M’HURLEÏ DLIZAURAÏLLES? CFAITVINEFOUÉKJVOULDIY !

- Euh… Hm… Pardon, ça fait vingt fois que vous nous dites… quoi ?

- MAIS D’ARRÊTEÏ DME HURLEÏ DANS LEÏS AURAÏLLES !

- Ah ! Euh, pardon, lui dis-je, je vais essayer de parler plus doucement alors !

- MAIS VOUS VOYEZ ? VOUS CRIEZ, VOUS N’ARRÊTEZ PAS DE ME CRIER DESSUS ! MAIS ARRÊTEZ À LA FIN, ARRÊTEZ, ARRÊTEZ !!!

- Ecoutez, monsieur, je suis désolée, mais je ne crie pas du tout, là, je vais essayer de parler le plus doucement possible, encore plus doucement,  mais vraiment…

- AH, MAIS SI VOUS CRIEZ ! VOUS NE FAITES QUE CA ! CA FAIT VINGT FOIS QUE JE VOUS DIS D’ARRÊTER CA !!!!

- Bon, écoutez, monsieur, je suis navrée, mais mes collègues autour de moi sont tous témoins que je ne crie absolument p-

-AH MAIS VOUS VOYEZ ? VOUS VOYEZ ? HEIN ? VOUS FAITES QUOI, LÀ, SI VOUS NE CRIEZ PAS, HEIN ?

- Eh bien écoutez non je ne crie pas, monsieur !!!!, vous n’avez qu’à baisser le volume sur votre téléphone, je sais pas, moi !

 

 

Ah, le service clients, c’est une joie de tous les instants !!

La malédiction

Eh bien, oui, je suis maudite.

 

 

Me voilà stoppée dans mon élan de poisson en raison d’un petit détail technique complètement idiot.

 

Un problème d’incompatibilité qui va m’empêcher :

 

1)      de devenir Pamela Anderson (oui, bon, ça c’est pas forcément grave) ;

2)      de faire le seul sport que j’ai trouvé qui me convient à près !!!

 

Notez quand même que j’ai fait 4 séances. C’est pas mal. C’est mieux que certaines (qui se reconnaîtront, niark niark… en se disant qu’elles auraient mieux fait de se taire, niark niark…)

 

Le problème ?

 

 

Je suis

ALLERGIQUE

à la polyamide

... et donc à mon maillot de bain.

 

 

 

C’est con, hein ?

 

 

 

(Je réfléchis à la possibilité d’y aller toute nue… Je ne crois pas que ce soit un bon plan…)

Cheveu sur la soupe

Nous sommes dans la voiture.

 

Nous chantons.

 

Ou plutôt, je chante. Le Pouitch est calme, repère les trams et les pelleteuses par la fenêtre.

 

 

- Mummy, me dit-il soudain, I don’t like mushrooms !

 

 

Je peine encore à comprendre selon quelle logique se font les connexions neuronales dans le cerveau d’un Pouitch-Poulet…

26 février 2009

Ma qué fastidiosi li italiani !

Bon, alors tout d'abord : je ne parle pas du tout italien.

Donc, si quelqu'un a envie d'améliorer mon titre... 

Oh et puis mince, hein. C'est mon titre, et comme dirait notre cher Roi Loth d'Oracanie (ceux qui ne comprennent pas la référence... pfff ! pfff ! Bon, enfin, sauf pour les parents, hein, qui ne sont pas dans le coup au niveau séries de 7 minutes sur M6). (Comme si je l'étais, moi... bref.)... donc comme dirait ce bon vieux Loth : ça veut rien dire, mais ça fait bien !

Donc.

Not such a good day today à la piscine.

D'abord, j'arrivais pas à respirer. Au cours des trois premières minutes j’ai bu quatre fois la tasse.

 

Puis, je n’arrivais pas à nager droit. L’impression que de grosses vagues me poussaient vers la gauche à chaque nouveau démarrage.

 

Ensuit, les maîtres nageurs se payaient ma tête. Enfin, sûrement pas, mais quand vous rentrez dans le mur trois fois et que vous manquez de vous noyer asphyxiés quatre fois, le tout en trois minutes, et ce aux alentours du 12è mètre de la longueur, soit pile poil sous les yeux des maîtres nageurs, vous avez un peu beaucoup l’impression qu’ils se moquent de vous, vous voyez ? Pour commencer, vous-même vous vous moquez de vous. Alors les autres, ben, obligé, non ?

 

Bref.

Après, ça a presque été. Vers 13h20, le temps de deux longueurs et demie, liberté ! Le couloir à moi toute seule !! A croire qu’à force de leur mettre des coups de pieds et de leur tousser dessus, je les ai tous fait fuir, mes co-nageurs.

 

Donc, pendant 4 minutes, ô bonheur de nager au milieu du couloir sans se prendre le mur tous les 5m ! Ô sentiment de Grande Puissance lorsqu’enfin je parvins à pousser sur toute la longueur de mes bras, pieds tendus, la tête sous l’eau, femme-poisson glissant dans l’onde telle une agile anguille d’eau douce !

 

C'est là qu'ils sont arrivés. Les deux italiens. Les deux m**deux. (Rhâââ, oui, pardon, pardon, trop de gros mots, je sais... Je vous ai mis des astérisques, hein, vous plaignez pas !) Moi, donc, nageant tranquillement sur le dos, leste et détendue... Lui, là, tout d’un coup, surgissant de nulle part, sa grosse tête grimaçante presque au niveau de mes pieds. Qui me reluque. Je vous la refais ? Moi sur le dos, nageant le crawl. Battant des pieds. Lui, sa pomme souriante, sous la plante de mes pieds. Vous voyez le truc ? Pas besoin de vous faire un dessin… c’était... hem... gênant.

 

Après ils ont squatté mur au bout du couloir. Moi j'osais pas repartir pas pour nager devant eux.

 

Puis ils ont squatté tout le couloir. Ils se sont arrêtés au milieu pour « jouer ». Deux italiens de 30 balais.

 

Ca m’a mis les nerfs. Ils gênaient tout le monde.

 

Puis enfin - peut-être qu'ils en ont eu assez de recevoir les regards noirs de tout le monde - ils sont partis.

Mais moi, plus d’énergie, plus d’entrain, plus le goût, trop de monde tout d’un coup, des gens partout, du monde dans tous les sens, je suis sortie.

 

Le quincagénaire qui attendait sur le bord de la piscine (attendait sa femme, apparemment) me fixe de ses yeux gris. Je baisse les yeux, relève les yeux, il me fixe toujours.

Serais-je devenue en 4 séances une irrésistible sirène ?

Dream on, baby, c'est ton maquillage aui a coulé partout. Ou alors, il guettait sa place dans la piscine.

J'aime mieux ça.

Donc, je sors.

Sourde.

 

Manquait plus que ça.

 

 

Allez, j'y retourne mardi, mardi ce sera mieux, mardi pas d'italiens, mardi 30 longueurs, mardi est un autre jour !

 

 

 

 

25 février 2009

Interrupteur

En ce moment, à 18h30, comme partout en Europe, il fait nuit.

 

En arrivant de la crèche, nous avons donc un moyen infaillible de savoir si Papa est déjà rentré du travail : nous regardons si les lumières sont allumées à la maison ! (Héhé, futé, n’est-ce pas ?)

 

Hier, ayant dû, comme a l’accoutumé, commencer le trajet crèche-maison par l'étape essentielle retrait-analyse-réinsertion-mise en route du CD dans l’autoradio, nous n’étions pas fort en avance pour rentrer à la chaumière. J’avais donc annoncé au Pouitch que si nous avions de la chance, son père serait à la maison avant nous.

 

 

A quelques rues de notre douce demeure, le Pouitch sort de sa rêverie vespérale et m'annonce la couleur :

 

« Daddy he’s not at home ! m’annonce-t-il d’un ton catégorique.

 

- Oh, demandé-je, isn’t he? How do you know?

 

- No, ’cos he isn’t! explique le Pouitch.

 

- Yes but how do you know ? insisté-je.

 

- ’Cos it’s off !

 

- « It’s off » ? What’s off ? We can’t see the house yet, we don’t know if the lights are on or off!

 

- No ’cos somebody switched off the sky! »

 

 

C’est evident !

 

 

Encore un coup de foudre

Oui, je sais, ça vient par à-coups. Pardonnez-moi.

 

Ce matin, je me suis occupée à redécouvrir cet artiste extraordinaire, drôle, humble et passionné et pas tout à fait pathétique qu’est Andre Jordan.

 

Ses textes sont en anglais, et peuvent être un peu hermétiques pour des non-anglophones (et pour les anglophones, d'ailleurs), mais ses dessins sont épurés et vont droit à l'âme.

 

J’en suis encore toute émue. J’adore.

24 février 2009

Poil au bras

FOR HYGIENE AND HEALTH REASONS SHAVING IS NOT PERMITTED IN THE CHANGING ROOMS OR SHOWERS

 

 

Alors ça, va falloir me l’expliquer.

 

Non pasque, bon, me faites pas plus bête que je le ne suis, hein, je comprends le raisonnement de base : quand on se rase, ça fait de tout petits poils partout, et c’est crade. OK, j’ai pas besoin d’un dessin. Mais “for hygiene and health reasons” ???

 

Existerait-il soudain des maladies pilotransmissibles ?

 

Hm, réfléchissons un peu à tout cela…

 

Disons que… c’est un peu comme… de la farine ! Imaginons qu’une dame arrive, et disperse de la farine partout dans les vestiaires et les douches. C’est dégoûtant, nous sommes d’accord. Ca colle partout, c’est très désagréable, c’est difficile à enlever… mais jusqu’à preuve du contraire, le contact entre la peau mouillée de l’être humain et la farine ne présente pas de risques pour la santé. Ou bien ?

 

Eh ben c’est pareil pour les poils.

 

           

Bon, non, d’accord, ça n’est pas franchement pareil pour les poils. Non, en fait, je suis carrément d’accord avec vous, ça n’est pas du tout pareil. Bon, eh bien, oublions la farine, si vous le voulez bien.

 

Non, parce que, évidemment, les poils, si on y réfléchit bien, ils ont préalablement fait partie du corps de quelqu’un. Ca, c’est beurk. Nous n’avons pas l’habitude de toucher les corps des gens comme ça, encore moins en les détaillant de façon si précise (un poil, pour être précis, c’est précis) ; quand on effleure le dos de la main de quelqu’un de l’extrémité de notre petit doigt, nous nous excusons (oui enfin, sauf au 17è mètre de la 13è longueur, parce qu’à ce niveau là, ça saoule). Alors forcément, les poils…

 

Donc, pour ces raisons culturelles, l’idée de poils étrangers dans la douche, cela nous révulse (pas mal d’ailleurs, en fait… sais pas si c’était une si bonne idée, ce post... allez, tant pis, je continue quand même ! Read me if you dare!).

 

Et puis, bien sûr… le poil chu a cela de commun avec les ongles coupés qu’il évoque inévitablement le pire ennemi de l’Homme, celui qui nous confronte à l’insoutenable précarité de notre existence et tue dans l’œuf nos plus secrets phantasmes d’immarcescibilité, engageant le Ca et le Surmoi dans un combat sans merci ; j’ai nommé la Mort.

 

Sur un plan métaphysique, donc, la présence de poils rasés dans un vestiaire ou une douche collective est intolérable.

 

Mais sur le plan de la santé ? Quel mal un tout petit poil tout noir tout dru a-t-il jamais fait à une mémé, une adolescente ou une career woman ? Peut-il s’enfoncer comme une écharde dans la peau et s’infecter ? Est-il porteur de toxoplasmose, rhédibitoire pour les femmes enceintes ? Non, ça ce sont les poils de chats – et d’ailleurs, paraît que ça n’existe pas ici… Un poil tout frais rasé, tout droit sorti d’une piscine remplie de chlore, en quoi constitue-t-il un problème de santé publique ?

 

Tout ça pour dire, messieurs-dames, chers lecteurs et lectrices, (ceux qui tiennent le coup et que l’alinéa 43c sur l’autorisation du rasage dans les sanitaires collectifs féminins passionne), que moi, Grenouille-Rosbif, nageuse de choc, cliente assidue et bloggeuse professionnelle, j’ai une meilleure formulation à proposer. M’inspirant de mon dentiste que j’adore et de l’écriteau accroché au mur de sa salle d’attente relatif au collage de chewing-gum sur les meubles, j’écrirais personnellement : 

 

SHAVING IN THE CHANGING ROOMS OR SHOWERS IS NOT PERMITTED, FOR OBVIOUS REASONS.

(IT’S REVOLTING)

Nouvelle optique, 2

Nouvelle optique, 2

 

Je suis payée pour bloguer.

 

Niark niark, vous êtes tous jaloux, hein !

Catégories

Bon alors pour les adeptes des catégories, j'ai fait du tri. Il n'y a plus de catégorie intitulée "La vie vue par la Grenouille-Rosbif", et les 73 notes (oui, oui) la consitutant ont été dispatchées à droite et à gauche.

Oui, oui, j'ai eu le temps, en 1h30, d'ouvrir chacun des 73 posts, de sélectionner la catégorie voulue dans le menu déroulant, de publier, de cliquer sur retour, puis de nouveau sur retour, pour trier tout ça.

Oui oui, mais du temps, j'en ai, j'vous dis ! Je n'ai que ça !

Pff, haut et fort !

Rhââ, relou, oh, le vérificateur d’orthographe de hautetfort (ouais j’ai commencé à l’utiliser, me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée…) ne connaît pas glamour !!! Ni taf, d’ailleurs… Mais glamour, avec le nombre de blogs girly qu’il y a ???

 

(Mon vérificateur Word connaît même relou, c’est dire s’il est mieux !!)

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