31 mars 2009
Overheard in Dublin...
While travelling on the 27 bus from coolock to town sitting infront of me was a young, well dressed, man and a very elderly lady. The man was talking on the phone with a worried voice and after he had hung up the phone the lady leaned over to him and asked "is this your first recession, love? Awh well, God love ye!"
Overheard on Tuesday, 03rd March 2009 - 27 bus from Coolock to town by Casey
I was standing at a bus stop on O'Connell street. There were two girls beside me talking in Irish to each other. Next thing you know, two local dubliners walk by and hear the two girls talking. One of the dubliners looks at the two girls and says -
"Hey f**k off back to yer own country"
I sh*t you not
Overheard by Edo, Bus stop in Dublin
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30 mars 2009
Warum ? Wieso ? Weshalb ? Why ?
Les questions que je me pose en ce moment :
1) Pourquoi l’ennui tue-t-il l’ambition ?
2) Pourquoi les bourrelets entraînent-ils le chocolat ?
3) Pourquoi le manque de sommeil constitue-t-il une telle torture ?
4) Pourquoi la vie paraît-elle si désespérante à 6h43 du matin ?
5) Pourquoi la vie paraît-elle beaucoup moins désespérante à 3h43 de l’après-midi bien qu’elle soit 30 000 fois plus ennuyeuse qu’à 6h43 du matin ?
6) Pourquoi le cerveau est-il linguistiquement feignant, en ce qu’il remise rapidement au placard toutes les formes langagières dont il soupçonne qu’elles ne seront pas usitées pendant un certain temps (autrement dit : pourquoi est-ce qu’au bout d’un an hors de France je suis incapable d’écrire une phrase un tant soit peu élégante et littéraire) ?
7) Pourquoi certaines personnes font-elles des allergies à tout et d’autres à rien ?
8) Pourquoi est-ce que nous n’aimons pas raconter au Pouitch l’histoire du loup qui fait harakiri après avoir avalé le petit chaperon rouge qui ne cesse de lui demander « et pourquoi ? » même une fois qu’elle se trouve dans son ventre ?
9) Pourquoi ai-je enfin de l’inspiration pour écrire un post à 16h57, soit 3 minutes avant de partir à la crèche ?
10) Pourquoi ?
17:59 Publié dans Divaguations d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29 mars 2009
Les courses
La Grenouille-Rosbif pousse le caddie lentement vers la caisse. Elle aperçoit des gâteaux au chocolat certainement fort délicieux à prix réduit... Elle en saisit un paquet et l'ajoute à la pile de courses.
Elle poursuit sa progression en direction de la caisse. Elle aperçoit des chips au goût original et à prix-...
- No Mummy, dit le Pouitch, that's ENOUGH !
La Grenouille-Rosbif pousse le caddie vers la caisse, paie, et part.
23:33 Publié dans Perles du Pouitch-Poulet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
La Babysitteuse, part 2
"Somebody's coming tomorrow, m'annonce la Pouitch, en buvant son cacao du samedi après-midi.
A ma connaissance nous n'avons pas de visite prévue ce dimanche ; je fronce donc les sourcils, et indique à mon fils que sans aucun doute, il se trompe. Peut-être fait-il référence à ce couchsurfer dont la visite était prévue il y a dix jours, mais dont l'arrrvée tombait en pleine épidémie virale et que nous avons par conséquent aimablement conseillé d'aller coucher ailleurs.
Mais le Poulet insiste : "somebody's coming !" me dit-il.
- Do you mean the Babysitter ? demandé-je - car le Poulet a eu quelque mal à se rappeler le prénom de ladite jeune fille, l'appelant tantôt "somebody", tantôt "he" (la notion de masculin/féminin n'ayant pas encore intégré le cerveau du petit bonhomme).
Un sourire géant vient soudain éclairer le visage de mon fils. "YEAH !" me confirme-t-il, plein d'espoir.
- Oh no, my darling, she's not coming tomorrow - nobody's coming tomorrow. Would you like her to come again ?
- YEAH ! m'annonce-t-il, le yeux pétillants.
En partant à minuit, la Babysitteuse m'avait annoncé que Tristan ne s'était pas réveillé pour faire pipi. Après lui avoir fait remarquer qu'elle ne chantait pas les mêmes chansons que son papa, il s'était endormi sans faire d'histoires.
A 4 heures du matin, la nature le rappelant enfin à sa routine quotidienne, le Pouitch annonça dans un demi-sommeil que "je veux fais pipi !", privilégiant la version française à l'habituel "I need to do a wee-wee !" - car on l'avait prévenu qu'à l'heure du micro-réveil-vessie ses parents ne seraient peut-être pas rentrés, et qu'il devrait peut-être, pour se soulager, faire appel à la dame qui connaît plein de chansons françaises mais pas les mêmes que Papa.
Au réveil, le Pouitch interrogea sa mère pour savoir où était passé la Babysitteuse. Satisfait de la réponse selon laquelle celle-ci était rentrée chez elle, il reprit sa routine du weekend et se lança dans la préparation d'un biberon de chocolat chaud pour le petit déjeuner.
La Grenouille et la Grenouille-Rosbif sont ravis. Ils ont noté le numéro de téléphone de la Babysitteuse en grosses lettres noires dans leur calepin et se frottent les mains en anticipant leur prochaine escapade nocturne.
23:27 Publié dans La saga dublinoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28 mars 2009
La Babysitteuse
"Bon alors, dit la Grenouille-Rosbif, en faisant la visite guidée de la chambre, l'ours polaire va sur la couverture. Le mille-pattes aussi. Le mouton aussi. Attention, la giraffe a parfois le droit d'aller sous la couverture. Ca dépend. Ah, et le nounours n'a pas le droit d'aller au milieu du lit. Le pingouin est toléré.
- OK, dit la Babysitteuse.
- Et puis si vous remontez l'autre couverture sur lui, il faut remettre le mille-pattes par-dessus. Les autres, c'est moins grave, mais le mille-pattes, c'est primordial. Sinon, attention !
- Entendu, dit la Babysitteuse.
- Et puis, poursuit la Grenouille-Rosbif en redescendant les escaliers, si jamais il a de la fièvre - ce qui n'arrivera sûrement pas - il faut lui donner du paracétamol. Il est là. Et puis s'il a beaucoup beaucoup de fièvre - ce qui n'arrivera sûrement pas - vous lui donnez de l'ibuprofène.
- OK, dit la Babysitteuse.
- Bien sûr, s'il avait de la fièvre, vous m'appelez, hein ! Je vais vous écrire mon numéro de portable...
- C'est bon, je l'ai...
- Je vais vous l'écrire quand-même, dit la Grenouille-Rosbif.
- Et puis si jamais il faisait pipi au lit - ce qui n'arrive jamais, mais on ne sait jamais - vous pouvez lui mettre ce pyjama-là.
- OK, dit la Babysitteuse.
- Ah oui, puis j'oubliais ! Quand vous le couchez, il faut d'abord allumer la lumière du couloir avant la veilleuse. Et en même temps vous éteignez la lumière dans la chambre. Il ne faut surtout pas éteindre la lumière dans la chambre avant d'avoir mis la veilleuse.
- D'accord, dit la Babysitteuse.
La Grenouille-Rosbif met son manteau, embrasse son enfant, et s'en va, le coeur serré.
Le policier dans le tram la regarde, soupçonneux, pense-t-elle, tant elle tripote son téléphone.
Devant le pub, la Grenouille-Rosbif n'y tient plus. Elle compose Le Numéro. S'est-il endormi, s'enquiert-elle ? L'ours polaire est-il sur la couverture ? La veilleuse est-elle allumée ?
La Babysitteuse la rassure, tout est bon.
- Ah, et puis ouh là là, j'oubliais, ajoute la Grenouille-Rosbif in extremis, très important ! S'il faisait pipi au lit - ce qu'il ne fait jamais, je sais, mais bon, on ne sait jamais - je ne vous ai pas dit où trouver les draps ! Comment auriez-vous fait ? Les draps sont sur les petites étagères dans sa chambre.
- OK, dit la Babysitteuse.
- Ça va, vous gérez, conclue la Grenouille-Rosbif ?
- Oui, oui, répond la Babysitteuse.
- A plus tard, dit la Grenouille-Rosbif !
- A plus tard, répond la Babysitteuse !
- Et euh, s'il y a quoique ce soit...
- Oui oui, dit la Babysitteuse.
- Bon, eh bien... au revoir !"
Et serrant son portable dans sa main, la Grenouille-Rosbif pousse la porte du pub.
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27 mars 2009
Haha, c'est drôle, hein !
Il y a un truc que je ne supporte, pas, parce que je suis un peu névrosée sans doute.
Je ne supporte pas les gens qui rigolent près de moi.
Je supporte encore moins quand c’est le Grand chef qui rigole comme un gamin avec son copain de golf le Collègue qui part et qui revient (qu’est-ce que c’est nul comme surnom, ça – je crois que je vais changer… la Grande perche, c’est mieux ?).
Encore encore moins lorsque le Grand chef rigole avec la Grand perche, donc, et la Fille qui parle au téléphone très fort.
Et alors vraiment vraiment mais vraiment ça me débecte quand le Collègue gentil mais pas super fin – mon copain, un des nôtres – rigole aussi (ouais parce qu’il n’est pas loin d’eux).
Je ne supporte pas parce que… je ne sais pas.
Ca me rend nerveuse.
Ca me rend jalouse.
Ca me rend irritable.
C’est un peu comme les filles qui chuchotent à 2m de mon bureau.
Si on rigole, j’ai envie d’en être aussi. J’ai envie de savoir de quoi il s’agit.
Bon, quand je m’aperçois que le Collègue gentil mais pas super fin ne rigole pas du tout avec eux mais avec le client auquel il téléphone (il rigole avec un client, lui ??? mais quel est son secret ???), ça va un peu, je dis bien un peu, mieux.
Mais quand même. Parce qu’en plus, un truc qui va pas mais pas du tout : quand le Grand chef rigole avec son copain le Grand collègue mystérieux, et la Fille qui parle au téléphone très fort, il est dans mon dos, à 5m de moi.
S’il regarde tout droit devant lui, tout en rigolant de cette blague manifestement très très drôle, il peut voir ce que je vais. Tout ce que je fais. Par exemple, que je suis encore sur ce site où manifestement on doit s’identifier et où je passe la moitié de ma journée (serait-ce un blog par hasard ????) ; ou que je tape encore un truc sous Word.
Et ça, ça me saoule. Mais grave.
Bon.
Vous savez quel jour on est ?
Ouais ?
Youpi !!!!!! Plus de boulot pendant deux jours !!! Pas de Pouitch malade !! (touchons du bois touchons du bois touchons du bois…) Une ballade dans les collines ! Une sortie au parc !
Mais d’abord : une babysitteuse ! Une sortie sans le Pouitch ! Un Pouitch tout seul sans nous !!! Aïe aïe aïe !
Je vous en reparlerai lundi au plus tard, c’est promis.
Ciao ciao les amis !
16:29 Publié dans La corporate life d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Pouitchdinan de Saussure
Le Pouitch-Poulet a tout compris du principe de l’écriture!!!
Hier, me montrant la couverture de son cahier de coloriage Thomas the Tank Engine, il me montra ce qui, à son sens, était écrit dessus.
L’épisode youtube préféré du moment étant Big Strong Henry (où Henry la grosse locomotive, se voulant aussi grosse et puissante que Gordon, l'énorme locomotive prétentieuse, fait la maline en allant bien trop vite et sort des rails (Mummy he CRASHED!!!!!!!)), il est donc tout naturel que les lettres T-H-O-M-A-S orthographient ce titre d’épisode.
Le Pouitch me montre les lettres une à une, en commençant par la fin, et m’explique qu’il faut y lire
« Big… Strong…Hen…r…y »
Non mais vous avez vu ça ????
C'teu prouesse ?
Il a non seulement découpé l’énoncé en syllabes, il en a détaché les phonèmes (ouais, bon, en sons, si vous préférez) !!!! HEN-R-Y !!!!! Ouais ouais ouais !!!! Messieurs-dames, mon fils est un génie ! Applaudissez-le !!!!!
15:42 Publié dans Perles du Pouitch-Poulet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Bizarre bizarre
Depuis ce matin je me pose une grande question existentielle.
Elie Dieudonné sera à Dublin le 5 avril (de mémoire, date à vérifier).
Est-ce que les Irlandais le connaissent si bien que ça ?
Il fait deux spectacles dans la même journée, il y avait tellement de demande.
Y a-t-il tant de français que ça à Dublin qui veulent voir Dieudonné ?? Est-que les Irlandais sont de grands francophiles ? Wille hi spike in Englishe (d’après mes courtes recherches sur Google, zi answere is “no”.)
Bizarre bizarre…
15:32 Publié dans Divaguations d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Pyjama day
Aujourd’hui, à la crèche, c’est Pyjama Day ! Youpi !
Comme je suis une mère un peu poule, le Pouitch portera un pyjama fraichement repassé par-dessus un maillot de corps et un slip.
S’agirait pas qu’il prenne froid, non plus, mon Poulet à la crèche !
10:15 Publié dans L'aventure irlandaise du Pouitch | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26 mars 2009
Pouitch archi-linguiste
La conscience linguistique du Pouitch ne cesse de m'impressionner. Non content d'adapter sa prononciation à la mienne lorsqu'il constate une divergeance entre nos façons de parler - la mienne, très British, la sienne dublinoise - il a décidé désormais de me corriger.
"Oh Mummy Mummy", me dit-il soudain, lorsqu'enfin il s'est allongé dans son lit, "wipe my bum".
Le mot "bum" - auquel, fille de bonne famille, je préférerais "bottom", d'ailleurs, est un mot quelque peu familier pour désigner le postérieur de l'être humain. Que l'on utilise à la crèche, à mon grand désarroi (oh là là !)
Le Poulet m'a sorti le joli mot avec une superbe pronociation dublinoise ; dur dur de faire un cours de phonétique aux non initiés et sans alphabet, de surcroît - disons simplement que pour ma part j'adopte la prononciation dite "received" ou standard, en faisant rimer "bum" avec "but" ; le Poulet, lui, fait approcher la voyelle d'avantage de "oo", ou son "ou" à la francaise ; cela donne quelque chose comme "boum", avec un "ou" un peu atténué.
Bref, j'acquiesce, en répétant machinalement ce que le Poulet me dit.
- Do we need to wipe your bum ? et, joignant le geste à la parole, j'essuie l'auguste popotin, dont l'état de propreté ne sied manifestement pas à sa majesté.
- No Mummy, me corrige mon professeur, don't say "bum", say "boom".
- Well, no, expliqué-je, I don't say "boom", because I don't have an Irish accent. I'm English, I say "bum".
Le Poulet réfléchit un instant puis me dit :
- I speak Irish. I say "boom".
Et voilà. Mon petit franco-anglais est un franglo-irlandais et son pays d'acceuil n'a plus de secrets pour lui. Et j'en suis.... ravie.
22:07 Publié dans Perles du Pouitch-Poulet | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


