30 avril 2009

Les lois de la probabilité

C’est quand même dingue.

 

Quand je faisais ma maîtrise et que j’étudiais “Le rôle du phatique dans les interactions verbales transactionnelles sur un stand bio de marché de campagne auvergnat” (non, en fait, c’était pas du tout ça le titre – pourquoi pas, d’ailleurs ? ça fait bien, non ? sais pas comment j’avais formulé ça, mais bon, ça voulait dire la même chose), je passais des heures dans le froid à attendre que la mini cassette du dictaphone, planqué dans les choux, ne se termine, afin que je puisse bondir la retourner / la changer.

 

Ce qui n’était pas passionnant. Puisque la plupart du temps, il n’y avait personne.

 

Puis, tout d’un coup, 4 personnes arrivaient en même temps et j’avais quatre conversations qui se chevauchaient.

 

Puis plus rien pdt 20 minutes. ½ heure.

 

Remarquez, le rythme était meilleur qu’ici au boulot.

 

A 14h je suis rentrée de ma pause-lunettes de midi.

 

A 15h le téléphone a sonné. Ouh là, pas le mien, c’eût été trop beau. Non, celui de la Brune Autrichienne. Et celui de la J’m’en-foutiste. Les deux téléphones ont sonné en même temps !!!

 

Puis plus rien.

Pendant 20 minutes.

 

C’est quand même marrant, la vie…

Le grand jour

Aujourd’hui, c’est le grand jour. Celui que j’attendais depuis des mois.

 

Je vais chercher mes nouvelles lunettes !!!

 

Pendant l’absence de la Grenouille et du Pouitch à Pâques, j’avais pris un moment pendant ma looongue séance shopping pour en essayer de nombreuses paires.  Histoire de faire un peu une préselection. J’en avais isolé trois modèles.

 

Deux semaines plus tard, je menais la Grenouille et le Pouitch chez l’opticien. Evidemment, les trois modèles que j’avais si soigneusement sélectionnés toute seule ne faisaient pas mais pas du tout l’affaire. Le Pouitch m’a ordonné d’essayer tout un tas de modèles de son choix - hm, sans commentaire.

 

Mais ! J’ai fini par trouver mon bonheur. Quelle aventure !

 

Donc, today, mes amis, je vais chercher mes nouvelles lunettes. Youpi !

 

Même que la gentille dame qui m’a testé les yeux m’a confirmé que ma vue avait baissé. De 0.25. Je passe donc de -1 à -1.25. Hourrah !

 

Vraiment je ne comprends pas pourquoi ce blog n’est pas encore passé « à la une » de www.hautetfort.com

Le bébé

Nan mais le bébé, je vous parle pas de celui que vous pensez, je vous parle de celui-là. J'ai oublié de le refiler.

En fait c'était un acte manqué pasque je savais pas trop à qui le refiler d'autant que je viens de lancer un tag qui pour l'instant n'a été repris que par 30% des tagués ! (So., je crois, est entrée en hibernation tardive). Bon je pourrais le refiler à Lily (ou à Carine, mais vu que le blog est consacré à Lily...), à C-G, qui n'a pas pu faire mon dernier tag sur le thème "tapez Claire-Gabrielle aime dans Google et commentez", et à la p'tite nouvelle (mais déjà fort productive), Anne-Lise. A vos claviers, les filles (bon, ça manque quand même toujours de mecs, là) !

29 avril 2009

25 choses...

 

Ouais ! Taguée !

 

Bon, alors, je dois vous dire 25 choses que vous avez toujours voulu savoir sur moi sans jamais oser le demander, merci Gingko J

 

Alors, réfléchissons. En fait, pour tout vous dire, c’est le genre de tag que j’ai toujours eu envie de relever mais que personne ne m’avait jamais refilé (d’ailleurs j’ai pas souvent été taguée…) Donc, pendant qu’on y est :

 

1)       J’ai un côté légèrement hyper-exhibitionniste qui me fait frétiller de bonheur à l’idée de vous dire 25 choses sur moi.

 

 

Mais là commence la pression : trouver 25 choses originales à formuler avec une pointe d’esprit, 25 choses qui vont me donner l’air d’être une personne super cool, super intéressante, super drôle, tout ça tout ça. Ouais, mais si j'étais pas tout ça, moi, hein ?

 

Bon ben allons-y. Le 1) ayant déjà été fait, passons au 2) (ouais je vous promets, je ne mets pas des commentaires toutes les lignes).

 

2)      J’ai toujours eu une peur bleue des groupes d’enfants ou d’ados. Même depuis que je suis plus vieille qu’eux. Même s’ils ne font rien que discuter sur un banc. Je change de trottoir si je le peux, pour éviter de leur passer devant.

 

3)      Je n'ai jamais su orthographier ba(â ?)teau, gâ(a)teau, pai(e)ment et je ne sais pas conjuguer le verbe « résoudre ».

 

4)      Je dis « les assiettes habitent dans le placard » au lieu de « les assiettes vont/se rangent dans le placard ». Je bois mon thé dans une chope.

 

5)      J’ai un double DEUG médiations culturelles et communication et sciences du langage, une licence Sciences du langage mention Français Langue Etrangère et une maîtrise FLE à dominante linguistique (pragmatique) ; avant ça j’ai fait un an surnaturel en hypokhâgne (qui m'aura au moins permis de rencontrer une Grenouille fort aimable). Je bosse dans la finance. C’est logique.

 

6)      Je ne sais pas me coucher après minuit. Même à 16 ans, je détestais ça.

 

7)      Quand j’étais petite je voulais être ballerine. Puis écrivain. Je bosse dans la finance. C’est logique.

 

8)      J’essaie de ne jamais m’acheter de chocolat. Je ne me suis jamais acheté un pot de nutella. Sinon c’est même pas la peine.

 

9)      Je fais 1m64 et 65 kilos (euh un petit peu plus, mais chut !)

 

10)   J’ai fait un an de violon à l’école primaire et un an de violon avant/pendant ma grossesse. J’ai arrêté. J’attends avec impatience de reprendre. Dans ma tendre jeunesse j’ai aussi fait de la flûte à bec (8 ans), de la clarinette (1 mois), de l’harmonica (2 heures), de la guitare (10 minutes), de la harpe (5 minutes), de la flûte traversière (4 ans), et quelque temps je me suis pris pour Chopin (11 ans). Sauf que mes mains sont trop petites pour les accords de Frédéric (les siennes aussi, d'ailleurs, paraît-il).

 

11)   J’aimerais bien faire de la natation, si on me laissait faire. J’aime bien être un poisson.

 

12)   J’adore mon blog. Enfin, j’adore l’écrire. Et vous, mes lecteurs, je vous aime aussi !

 

13)   Je suis tout sauf une mère angoissée. En fait je suis une des mères les plus zen que je connaisse. Tant que ça ne concerne pas les nuits, la sieste, l’alimentation, le pipi, le brossage des dents ou la discipline.

 

14)   J’étais fiable jusqu’à l’âge de 13 ans. Après je ne sais pas ce qui s’est passé. Ne me demandez jamais de vous faire refaire une photo. Ma Copine hongroise attend depuis 8 ans un gros plan d'eucalyptus.

 

15)   Au lycée, je faisais du théâtre. J’avais toujours le rôle de la bonne. Qui mourrait/quittait la scène dans les 10 premières minutes.

 

16)   Quand j’avais 12 ans, j’ai tué mon cochon d’inde Cinnamon en le laissant au soleil sans eau en plein été. Je m’en veux encore.

 

17)   Je ne bois pas de café, que du thé, avec une larme de lait, of course, mais sans sucre. Quand les gens me disent « tiens, je t’ai acheté du thé, je sais que tu aimes ça » et me mettent sous le nez du thé à la mure et aux groseilles pour le petit déj… j’ai du mal à ne pas faire la grimace.

 

18)   Ca ne viendrait pas à l’idée d’aller voir un film chinois au cinéma doublé en français et je ne comprends pas les gens qui disent ne pas arriver à lire les sous-titres tout en suivant le film.

 

19)   Quelque fois je peux paraître être un peu pédante. Comme au point 18. Pardonnez-moi.

 

20)   En 4ème, Marlène machin est arrivée devant moi un matin, m’a fait la bise et m’a dit « ton t-shirt, là, il ne va pas du tout avec ta jupe. » Je la déteste depuis ce jour. Sinon dans l’ensemble je ne suis pas trop rancunière.

 

21)   Je suis presque née en Afrique. A 6 semaines je suis retournée au Nigéria à la maison de mes parents et j’en suis repartie à 9 mois. Je n’en ai aucun souvenir. C’est l’un des grands regrets de ma vie (sortez les violons).

 

22)   Je suis bordélique de chez bordélique (pardon my French), et  moi aussi, Gingko, le ménage, ça me débecte.

 

23)   Je suis optimiste et pessimiste par période de cinq ans. Là je suis en pleine phase pessi. L’élément déclencheur, ça a été l’Irlande.

 

24)   J’ai viré un étudiant de 20 ans de mon cours un jour parce qu’il s’est offusqué de ce que je lui aie dit « puisque vous êtes si intelligent… ». (ouais, il me les brisait menu). Je lui ai dit que si ça ne lui plaisait pas il pouvait sortir. Ce qu’il a fait. L’enseignement dans l’éducation supérieure au début de ma « carrière », c’est mon pire cauchemar.

 

25)   Mon boulot me saoule mais j’en change pas. Je suis une loseuse. Je commence tout juste à apprendre à m'épiler les sourcils. Si quelqu'un veut bien me donner des tuyaux, je suis preneur (le correcteur n'aime pas preneuse - je reste dubitative). La pince à épiler, ça me saoule.

 

 

 

 

Amen.

 

 

 

 

Ah, ben, en fait... non !

Annule et remplace la fin du post précédent.

 

Je ne retourne pas à la piscine.

 

Je suis allergique à mon nouuveau maillot.

 

(Oui bon, en même temps, c'est de la polyamide... il eût été idiot de croire le contraire...)

 

(Heureusement que je l'avais emprunté à ma Maman, celui-là)

28 avril 2009

La reprise

Mouais. J’avais bien envie de lui dire, moi – chais pas pourquoi je ne l’ai pas fait.

« Euh, dites donc, vous, là, que je lui aurais dit, oui, vous, là, avec les lunettes et le bonnet noir… Il y a un couloir spécial pour vous, là, à côté. Ici c’est pour les lents ! »

Je le lui aurais bien dit, quand je me suis aperçue qu’elle nageait avec une planche. Donc, me dis-je, en fait, c’est une débutante qui vient tous les jours battre des pieds et qui a acquis une vitesse de nage impressionnante. Bon. C’est tout à son honneur. On ne peut quand même pas envoyer une fille qui nage à l’aide d’une planche dans la Fast Lane.

Ouais, enfin, c’est ce que je me disais jusqu’à ce qu’elle pose sa planche et se mette à avancer en faisant la danse de la ballerine. Avec son sale vernis à ongles rouge. Ne le prenez pas pour vous, porteuses de vernis rouge – je n’aime pas le vernis rouge, c’est tout. Mais vous vous êtes mes copines (enfin je crois). Alors si vous portez du vernis rouge, je vous le pardonnerai. Elle, non. Pasqu’elle m’a énervée. Vachement.

La danse de la ballerine consiste à monter les bras au dessus de la tête en faisant se toucher les doigts, à ramener tout ce petit monde derrière la tête, bras arrondis, doigts toujours en contact, puis à caresser l’eau du revers de la main en ramenant ses bras le long de son corps. Exactement comme le geste de la ballerine en tutu. Sauf que dans la piscine, ça fait con.

En fait, non, soyons honnêtes, ça fait pas con, ça fait plutôt gracieux. Mais ça a l’air d’être tout droit sorti d’un magazine féminin. Oh, et puis, elle fait ce qu’elle veut, la fille, hein. Sauf qu’elle repartait aussitôt arrivée en bout de longueur et nous doublait tout le temps, nous autres Casual Swimmers de la Casual Lane. Du coup, avec sa danse de ballerine à la noix, ben elle avait l’air d’une donneuse de leçons. Et ça ça me plaît pas.

Bref. Mes amis, j’ai repris la piscine !

(Si j’ai trouvé un maillot auquel je ne sois pas allergique ? Oui et non. Je vous raconterai. Ou pas.)

27 avril 2009

Le Voyageur

Je n’ai pas été très fière de moi hier.

La vérité, quand même, c’est que le rôle de l’adulte, ça ne me convient pas trop. En fait souvent, je ne me rends même pas compte que je suis une Adulte. Le temps que je m’en aperçoive, le déluge a pu se produire.

 

Hier, donc.

Nous sommes à l’aire de jeu, le Pouitch et moi.

 

Tristan essaie tant bien que mal de descendre le toboggan, encouragé par sa mère à saisir sa chance lorsque les trois petites gymnastes qui squattent les lieux et s’entraînent à toutes sortes d’acrobaties ont chacune eu leur tour.

 

Tout d’un coup, les trois minettes déguerpissent, attrapent leur veste/leur corde à sauter/leur doudou, et se serrent dans un coin de l’aire de jeu en chuchotant.

 

Je ne comprends pas trop ce qui se passe ; nous, on continue de jouer, contents de voir que le toboggan est enfin libéré. Puis la plus grande des filles s’approche de moi et m’explique la situation.

 

« Lui, me dit-elle, m’indiquant un garçon arrivé entre temps, c’est un voleur. Il nous pique nos affaires. Il nous vole nos vêtements et il les donne à sa sœur.

 

- Ouais, ajoute sa copine, il a volé mon vélo.

 

- C’est même pas vrai, dit le garçon à l’autre bout de l’aire de jeu.

 

Et moi je dis quoi ?

 

 

Ma première réaction est de répondre :

 

-Ah ben, nous, il ne nous a rien fait.

 

Bé oué, je veux leur montrer que je ne vais pas en vouloir à quelqu’un sans preuves et que je ne me laisse pas démonter par une rumeur. C’est transcendant comme réponse, non ?

 

Malgré tout, je regarde le garçon et dans ma tête une vérité d’inscrit : ce garçon est un voleur. D’autant qu’il me rappelle celui (son petit frère ?) qui, lors de notre première visite au square, avait dit à Tristan « hurry up or I’ll push your f*cking *ss ».

 

Alors au fur et à mesure de leur récit, je suis incapable de dire autre chose que : « Ah bon ? Ah. Ah Ben oui en effet c’est pas bien ça ! » (je vous ai dit que je n’aurais jamais pu être prof ?)

 

Je finis par me dire qu’il faudrait tout de même laisser entendre que dans ce type de situation, une intervention d’adulte peut être souhaitable, alors je dis :

 

- Et ses parents, ils en disent quoi ?

 

- Non mais… me dit-elle… lui, c’est un Traveller.

 

 

Petit apparté :

Les « travellers » sont la communauté de nomades irlandais (d’origine irlandaise, pas rom). Sans vous faire un cours sur la situation sociale de cette communauté (à laquelle je ne connais pas grand-chose, au demeurant, même si j’ai lu pas mal de papiers sur le sujet), suffit de dire que c’est une communauté à part, pour beaucoup très, très pauvre, et fortement marginalisée. Ils ont des écoles spéciales avec des programmes spéciaux et le taux de mortalité infantile est 10 fois plus élevé dans cette communauté que parmi le reste de la population. Souvent les familles se sont sédentarisées, par choix ou le plus souvent par la force des choses, mais cette sédentarisation engendre de nombreux problèmes.

 

- Ah bon, dis-je, espérant communiquer par le ton de ma voix que je prends note de cette information sans pour autant approuver sa pertinence. Manifestement, je suis censée comprendre soit que, bien évidemment vu ses origines sociales 1) ses parents approuvent cette pratique 2) ses parents s’en foutent.

 

- Oui, continue la gamine, et si on laisse nos vestes, il va nous les piquer !

Le garçon, pendant ce temps, (11 ans à tout casser) profère je ne sais quelles injures en direction des deux autres filles qui l’agressent à leur tour verbalement.

 

- Ben si tu veux, proposé-je, je peux te la garder, ta veste, comme ça tu seras rassurée, il ne te la piquera pas !

 

 

Puis je continue à jouer avec Tristan en ignorant les insultes qui s’échangent entre les deux partis (sur fond de : et ça, tu sais faire ? (super acrobatie))

 

Je me rends compte au bout de 10 minutes qu’en fait, étant la seule Grande personne sur le site, je ne devrais peut-être pas les laisser faire comme ça. Si le grand les agresse, je devrais peut-être intervenir.

Et si les filles racontent des histoires, peut-être que je devrais leur faire la leçon. Genre : « pourquoi tu dis qu’il vole, il t’a vraiment pris quelque chose, à toi ? Tu es sûre que c'était lui ou tu le supposes ? C’est pas gentil d’accuser quelqu’un qui ne t’a rien fait, c’est pas parce que c’est un Traveller que c’est un voleur ». Mais moi, tout ça, je n’y ai pas pensé. J’ai fait « ah ouais ? » et j’ai fait ma vie. Cool, l’esprit de citoyenneté !

 

Évidemment, le gamin n’est pas l’enfant le plus poli que j’aie jamais rencontré. En même temps, si dès qu’il essaie de venir jouer avec d’autres enfants tout le monde s’enfuit en le pointant du doigt… qui pourra lui en vouloir ?

 

 

P.S. Ce que je n’ai pas précisé non plus, c’est que la gamine en question ne valait pas mieux que lui : lorsqu’elle s’est mise à monter sur le toboggan que Tristan occupait, et que je lui ai dit « euh, dis-donc, tu permets, il était là avant toi ! », elle m’a dit « et alors ? » ; cinq minutes plus tard elle marmonnait « qu’est-ce que j’en ai à faire de votre bébé idiot ? J’en ai rien à faire de votre bébé ! ». Bon. Je ne lui en ai pas tenu rigueur parce que c’était qu’une gamine qui faisait l’intéressante. Et puis après, ça elle est devenue gentille - elle a vu qu’on était polis et réglos – on la laissait passer quand c’était son tour. Mais quand même. P’tite conne. J’adoooore ce quartier.

 

(P.P.S. : La Grenouille notera avec intérêt qu’en rentrant, je ne lui ai pas relaté le P.S. ci-dessus. J’avais trop peur de déclencher une diatribe contre l’Irlande et ses gamins mal élevés… Et contre mon optimisme face à la population du quartier et notamment celle qui fréquente l’aire de jeu (« nan mais y a des gens bien, aussi, j’te jure ! »))

 

 

Faudra m'expliquer quand même...

...pourquoi cette maison-là, vaut 500 000 euros...pvw_City%20Centre_1307%20Front%20Exterior.jpgpvw_City%20Centre_1307%20Reception%202.jpgpvw_City%20Centre_1307%20Kitchen%20(a).jpgpvw_City%20Centre_1307%20Reception%201%20(a).jpg

 

 

Bon il paraît qu'elle fait 120 m2 de surface - ben ils sont pas bien répartis, si j'en crois les photos... et quand bien même... un demi million????

24 avril 2009

Star chart

La colonne du milieu reste désespérément vide.

 

Sous la jolie bouche pleine de dents que j’ai dessinée, il y a 4 autocollants verts – des visages souriants – et un autocollant doré – un visage très souriant (« on voit les dents », m’a dit le Pouitch, très a propos). Ca, c’est pour le brossage des dents, c'est-à-dire dans quelle mesure Maman accès à l’ensemble de la dentition (sans la langue, svp), lorsqu’elle vient finir le travail.

 

Dans la colonne suivante, un visage souriant, sous l’intitulé : « ne pas descendre du lit après le départ de la chambre de papa/maman. » Un seul.

 

Puis la colonne du milieu, vide.

 

Puis la colonne d’après, intitulée : « Avant l’heure, c’est pas l’heure. Se lever à une heure raisonnable » - 1 visage souriant. Il date d’hier, tout comme l’autre.

 

Dans la mesure où, ce matin, monsieur a fait une apparition à 5h40 et une autre à 6h15 – où il a insisté pour venir dans le lit avec nous – ce qui a tout à fait achevé de me réveiller, moi qui ne dormais déjà plus trop… je n’ai pas cru utile de coller un visage vert dans cette colonne aujourd’hui.

 

C’est pas faute d’y avoir cru.

A 4h40 on en était à DEUX réveils, deux ! (seulement deux).

 Il faut savoir que deux réveils ça mérite une récompense. Mais non. C’est plus fort que lui.

A 5h40 il a fallu qu’il débarque en disant « I’ve finished sleeping, Mummy ! ».

 

Bon, allez, dire que la colonne est totalement vide serait faux. J’y ai tout de même inscrit, ce matin, une petite étoile rouge, dessinée au bic. Pour remercier monsieur d’être reparti sans ronchonner faire sa vie (ou devrais-je dire : sa nuit) à 4h20 du matin.

 

Non et puis, un second réveil à 4h20, quand même, c’est déjà drôlement mieux. D’habitude, enfin, en ce moment, c’est :

 

00.25 Réveil pipi. On est gentils, pas encore trop crevés, on file un coup de main et on vient tenir le zizi. Histoire que le pipi n’aille pas partout sur le pyjama et la moquette.

 

1.10 Réveil pipi. Ou boisson. Première réprimande. Discours nocturne sur l’inutilité du pipi ¾ d’heures après le précédent, ou sur l’inutilité de la présence parentale tant pour le pipi que pour boire.

 

3h20 Rien. Réveil, mais pour quoi faire ? Keine Ahnung. Prendre Maman par la main et remonter dans son lit. Ne rien dire parce qu’on sait pas quoi dire. Elle est belle Maman, et elle fait des câlins tout doux. J’avais envie de la voir.

Enguelade. Ca suffit maintenant, j’en ai marre, marre, marre, maintenant tu dors ! Exit Maman.

 

Dodo.

 

6h45, le Pouitch déboule dans la salle de bains en larmes, « Mummy mummy mummy ».

 

La nouvelle journée commence.

 

 

 

Et avec ça j’en veux on en veut un deuxième.

 

Nan mais j’vous jure.

Le dilemne

Alors je ne peux pas vous dire pourquoi, mais depuis une semaine environ (je crois que ça m’a pris vendredi dernier, en route pour la crèche), j’ai une obsession un peu inexpliquée qui ne me quitte pas.

 

Ça concerne le Jour Où.

 

Et les prénoms.

 

Non parce que, bon : si c’est une fille, on a déjà un prénom. La Grenouille a posé ses conditions dès notre quatrième rendez-vous, alors d’accord. Je n’étais pas fan de la version anglaise de son choix de prédilection, mais bon, apparemment c’est pas négociable, alors...

 

Oui mais… grosse panique vendredi dernier à la réalisation de la Grande question qui se pose tout de même :

 

Si, le Jour Où, il s’avère que c’est un garçon ????!!!! Ouais parce que faut pas oublier que c’est possible, ça, aussi, d’avoir deux garçons. Et chais pas vous, mais j’ai l’impression qu’il y a plus de gens qui ont deux fois la « même chose » que l’inverse… Hmm…

 

Alors ne me dites pas qu’on a encore le temps, c’est pas une idée à laquelle mon petit cerveau arrive à se faire. Il me faut un prénom, et vite. Il faut savoir quand même que pour Tristan, je m’étais décidée peut-être 6 ans avant. Moi aussi, j’avais posé mes conditions. La Grenouille a bien dû s’y faire (oui parce que la Grenouille elle me disait : « Tristan, ça fait "triste" ! » « Pff, que je lui réponds, t’as vu ça où, toi, que Tristan ça fait triste ? Mais ça n’a rien à voir, mon ami, rien à voir ! Je sais même pas où t’es allé chercher cette idée ! ». Donc, comme moi avec Mathilde, la Grenouille a bien dû s’adapter.

 

Bon, mais, voilà, je l'ai eu, mon Tristan chéri d’amour mignon adorable, et j’en suis toute heureuse.

Le problème, c’est qu’un Tristan, on ne peut en avoir qu’un.

 

A moins qu’on ne l’appelle Tristan no. two ?

 

Ouais, non, ça le fait pas trop, on est d’accord.

 

Bon, alors.

 

Alors c’est pas pour dire, mais on n’est pas dans le caca.

 

Parce qu’alors il faut savoir aussi que lorsqu’on a la bonne idée d’être une famille bilingue, il faut des prénoms qui s’accordent aux deux langues. Qu’on peut dire en français, (bouche en cul de poule, sourcils legèrement levés) mais aussi en anglais (lèvres retroussées, fosses nasales contractées). Ce qui n’est pas évident, et c’est le moins qu’on puisse dire.

 

Prenons par exemple un de mes grands favoris en anglais.

 

Luke.

 

Oui bon, c’était mon chéri quand j’avais 5 ans (enfin, lui il ne m’aimait pas. Ou alors il le cachait bien). Mais y a pas que ça. Ce kau milieu, là… Allez savoir pourquoi, moi, je kiffe.

Le problème, c'est qu'en français, ça s’écrit avec un c. Luc. C’est nul. Et puis au lieux du doux « oooo » anglais, rond et long et chaleureux et rassurant (mon dieu, quand je relis cette phrase, je me rends compte que… bref), il y a ce u tout jaune et tout court et tout pointu, là (oh là, là, on s’en sort pas… Bref. Laissez tomber, cherchez pas. S’il vous plaît, ne cherchez pas).

 

Je disais donc… Luc, c’est aussi un enfant de bonne famille, un peu sournois. Et puis c’est un personnage de Premiers Baisers. Bref, Luke, même écrit à l’anglaise, dit en français, c’est NO WAY.

 

Bon, je ne vais pas tous vous les faire, mais la vérité c’est que ça ne prendrait pas longtemps du tout. Parce que des noms de garçon qui me plaisent… ben j’en trouve pas ben, ma pauv' dame !

 

Guilhem – superbe en français (sisi, je vous assure, moi je trouve), en anglais ça fait légèrement  « Golum ».

 

Matthieu – doux en français, marron en anglais. J’ai rien contre le marron ni les ardéchois foncés (la preuve j’en ai épousé un) (d’ailleurs avec le manque de soleil en Irlande il se délave un peu, mon mari…) mais un prénom marron : non.

 

Gabriel – d’abord c’est déjà pris dans tous les coins, et puis en anglais c’est le nom de mon arrière petite cousine (ou un truc comme ça – la hiérarchie des cousins, ça n’a jamais été mon truc). Bon ça s’écrit peut-être autrement, mais non.

 

Clément  - en anglais ça me fait penser aux oranges et aux porches d’église. Comprenne qui peut.

 

Quentin Quentin Blake. Inévitable. Ce serait un peu comme Roald. Ou Dorian. Bref, c’est pris et archi-pris, donc : non.

 

(Sais pas si vous avez remarqué, mais je vous ai dit « je ne vais pas tous vous les faire », et puis là, je suis en train. Ça a un nom, ça… cette figure de style, là quand on dit qu’on ne va pas parler d’un truc puis qu’on le fait quand même… c'est quoi, déjà ?)

 

 

Et voilà, quoi ! C’en est fait pour la catégorie Prénoms no-no pour cause d'incompatibilité interlinguistique.

 

 

Il y en a certes quelques uns - enfin, un - qui ferait bien l’affaire, mais la Grenouille le refuse catégoriquement, mais je ne sais pas pourquoi : Thimothée. J’adore les deux e, et le th, et en anglais c’est doux aussi : Timothy. Oui mais la Grenouille, elle veut pas. Bon, et puis deux T.R. dans la famille, c’est peut-être pas idéal.

 

Donc en fait, eh ben... c'est tout !

 

 

Alors il y aurait peut-être deux autres solutions, mais va falloir que j’en parle à l’autre intéressé parce que je viens juste de les trouver.

 

- Alexandre. On pourrait l’écrire à la française, à la limite ça ne choquerait pas plus que ça – les anglais écrivent bien metre et centre… Et puis c’est le nom de mon chéri le Roi Arthur. Enfin quand il fait pas le Roi Arthur. Donc c’est bien.

 

Ou alors sinon…

 

- Oscar.  Parfait, non ? Pour un enfant qui aura été conçu dans la ville d’Oscar Wilde, quel meilleur choix ?

 

Bon, ma belle-sœur dit que c’est un nom de chien… Moi j’en sais rien. Oscar, moi je dis, c’est pas mal.

 

 

Enfin, cela étant dit… tout ça, c’est pour le Jour Où. On en reparlera.

 

 

 

P.S. Accessoirement, je voulais aussi vous présenter la perle des listes « prénoms de bébés – garçons », c’est celui du BB-SMS du XXIè siècle :

 

Kentin.

 

Chais pas vous, mais moi chuis ROFL.

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