31 mai 2009
Meurtre à Inchicore
Un crapaud ? Un crabe ? Un coquillage ? Une crotte de crocodile?
Nonnonnon, c'est - enfin, c'était... un joli bourgeon de clématite. Si vous allez voir là et que vous regardez l'avant-dernière photo de l'album vous le verrez dans toute sa gloire, presque prêt à éclore.
Eh bien, mes amis, je suis au désespoir de vous dire que la Ville de Lyon ne fleurira peut-être pas du tout cette année dans mon arrière-cour jardin, parce que son plus beau bourgeon a été sauvagement sectionné à la base et laissé à l'abandon dans la terre humide de la plate-bande. Bien évidemment, comme si cela ne suffisait pas, elle a été grignotée en maints endroits par de minuscules dents qui la trouvait tellement bonne que les coupables lui ont bavé partout dessus.
Inutile de chercher longtemps à identifier les coupables, donc, d'ailleurs j'en ai trouvé toute une bande en flagrant délit de grignotage sur de jolies feuilles toutes fraîches : des escargots.
Ben vous savez quoi ?
Je leur ai donné des tonnes de granules bleus. Comme ça, ils vont vraiment en baver. Non mais.
29 mai 2009
Les réveils utiles
Poum !
Mon cerveau léthargique se hisse de son sommeil non-réparateur et se concentre un instant sur les bruits de la maison. J’ai enregistré à la seconde le poum familier de la descente de lit.
Poutipoutipoutipouti…
Les petits pieds sont en route.
J’ouvre un œil, me tourne péniblement vers la Grenouille et le réveil.
1:03
Cool.
Je referme l’œil.
Crik! Clac, respiration.
Ca, c’était la porte de notre chambre. Le monstre est là, au pied du lit, qui attend.
Je ne bouge pas. Je veux dormir. Laissez-moi dormir… !
« Mummy?
- Mmmm?
Je ne bougerai pas, je ne bougerai pas, je ne bougerai pas.
Respiration du monstre, à moitié couché à mes pieds.
- Mummy?
- Mmmmmmmm????
- Mummyyyyyyyyy!
Je me hisse sur mes fesses, m’approche du bonhomme, qui relève la tête.
- What is it, Tristan?
Silence.
- What is it? What do you need?
Silence.
- I need…
Je ferme les yeux, toujours assise.
- Mmm?
- I need…… I need…
Le Pouitch réfléchit. Que peut-il bien vouloir qui justifie de venir faire coucou à ses parents en pleine nuit ?
- I need you to leave the door open !
- Tristan…
Je m’apprête à lui faire un long discours sur l’utilité d’un réveil nocturne pour confirmer un accord qui a déjà été passé 365 fois x5 et qui est mis en pratique tous les soirs sans faute – on ne ferme JAMAIS la porte du Poulet, c’est comme ça, ma foi…
Je me ravise toutefois, 1h03 du matin ne me paraissant pas forcément être le moment le plus opportun pour se lancer dans la chose.
- Okay, murmuré-je simplement. Good night. »
Je me rallonge dans le lit, couette jusqu’au menton, et referme les yeux.
Le Pouitch repart dormir.
Moi, du coup, je me lève pour faire pipi. Aaargh...
14:11 Publié dans L'aventure irlandaise du Pouitch, La saga dublinoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
La Grenouille-Rosbif fait son coming-out
Allez, je devance la quatrième et dernière série de 25, pour votre plus grand plaisir (accessoirement j’ai perdu des lecteurs ce mois-ci – est-ce à cause d’un nombrilisme excessif? M’en fous, mes fidèles, vous êtes là et les commentateurs sortent progressivement de l’ombre, c’est l’essentiel !!)
76) Moi qui buvais jusque là 4 à 5 tasses de thé par jour et qui souffrais si je n’avais pas ma dose sur une période de 24h, je bois désormais une demie tasse tous les 3 jours.
77) J’ai actuellement en permanence un stock de bouffe sur mon bureau, le matin je dois manger toutes les demi-heures ou je meurs.
78) Je suis actuellement incapable de prévoir les courses pour la semaine. Si j’achète à manger aujourd’hui pour demain tu peux être sûr que le menu de demain ne me plaira plus le moment venu et que ça pourrira au frigo (par exemple : la tranche de jambon qui reste de lundi ; la tortilla au chorizo de mardi ; la poulet d’il y a 15 jours…)
79) Je suis actuellement incapable de faire les courses. Rien que de me représenter les textures, les goûts et les odeurs de toute cette nourriture diverse et variée me file la nausée.
79) Je me couche actuellement à 21h30 tous les soirs. Plus tard que ça, ça ne le fait pas du tout du tout du tout.
80) Le repassage s’empile dans le panier car après 19h je suis incapable de rester debout plus de 5 minutes d’affilée.
81) Sur la corde à linge, de vieux vêtements ressortis d’un carton que je n’ai pas portés depuis 3 ans et demie.
82) Depuis quelques semaines je ressemble un peu plus qu’avant à Lolo Ferrari, paix à son âme (enfin, la ressemblance reste relativement limitée, quand même, rassurez-vous).
83) Quand j’ai faim, j’ai faim, faut que je mange et faut pas me contrarier (vous êtes prévenus).
84) Je prends deux comprimés de multivitamines tous les matins (d’ailleurs, mouise, j’ai oublié, ce matin). Paraît que c’est pas utile parce que je ne vis pas en Afrique (m’a dit la doc).
85) Le lundi 8 juin je me rends de bon matin à l’hôpital où une gentille dame en blanc va me poser plein de questions et me faire des prises de sang.
86) J’ai les intestins en bouillie. Toute la journée. Je l’ai déjà dit ?
87) Always ne sait même plus que j’existe.
88) Je donne tous les jours à téter aux peluches de monsieur Pouitch. Ce sont tous des bébés. Mais ça, ça fait longtemps.
89) Le Pouitch-Poulet a lui aussi l’estomac en compote. Paraît-il. Comme par hasard.
90) La fille qui s’occupe de Tristan à la crèche me demande toutes les semaines comment je vais.
90) Nous sommes de mariage 20 juin en France et j’ai peur que ça m’épuise (départ le 19 retour le 21).
91) Ma commande de Noël est passée. Le père Noël a encore 7 mois pour la peaufiner. S’il bosse bien il livrera peut-être même légèrement en avance.
92) Je n’ai plus d’inspiration sur ce blog depuis quelque temps parce que jusque-là le seul sujet qui m’inspirait m’était interdit.
93) Je suis incapable de garder un secret ; c’est pourquoi je publie ce post un mois avant la date traditionnellement autorisée.
94) Je ne sais pas si c’est vraiment la peine de continuer ce billet jusqu’à 100.
95) Je vous ai dit que j’avais très, très mal au cœur et que rien ne me faisait envie ?
96) Je vous ai dit que j’étais crevée ?
97) Je vous ai dit que tout ça durait depuis un bon mois et que je sais pourquoi depuis un peu plus d’un mois et demie ?
98) Eh bien...
99) ...vous savez tout.
100) Enfin je crois.
10:50 Publié dans La saga dublinoise, Les folles aventures de la Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
La Grenouille-Rosbif fait son coming-out
Allez, je devance la quatrième et dernière série de 25, pour votre plus grand plaisir (accessoirement j’ai perdu des lecteurs ce mois-ci – est-ce à cause d’un nombrilisme excessif? M’en fous, mes fidèles, vous êtes là et les commentateurs sortent progressivement de l’ombre, c’est l’essentiel !!)
76) Moi qui buvais jusque là 4 à 5 tasses de thé par jour et qui souffrais si je n’avais pas ma dose sur une période de 24h, je bois désormais une demie tasse tous les 3 jours.
77) J’ai actuellement en permanence un stock de bouffe sur mon bureau, le matin je dois manger toutes les demi-heures ou je meurs.
78) Je suis actuellement incapable de prévoir les courses pour la semaine. Si j’achète à manger aujourd’hui pour demain tu peux être sûr que le menu de demain ne me plaira plus le moment venu et que ça pourrira au frigo (par exemple : la tranche de jambon qui reste de lundi ; la tortilla au chorizo de mardi ; la poulet d’il y a 15 jours…)
79) Je suis actuellement incapable de faire les courses. Rien que de me représenter les textures, les goûts et les odeurs de toute cette nourriture diverse et variée me file la nausée.
79) Je me couche actuellement à 21h30 tous les soirs. Plus tard que ça, ça ne le fait pas du tout du tout du tout.
80) Le repassage s’empile dans le panier car après 19h je suis incapable de rester debout plus de 5 minutes d’affilée.
81) Sur la corde à linge, de vieux vêtements ressortis d’un carton que je n’ai pas portés depuis 3 ans et demie.
82) Depuis quelques semaines je ressemble un peu plus qu’avant à Lolo Ferrari, paix à son âme (enfin, la ressemblance reste relativement limitée, quand même, rassurez-vous).
83) Quand j’ai faim, j’ai faim, faut que je mange et faut pas me contrarier (vous êtes prévenus).
84) Je prends deux comprimés de multivitamines tous les matins (d’ailleurs, mouise, j’ai oublié, ce matin). Paraît que c’est pas utile parce que je ne vis pas en Afrique (m’a dit la doc).
85) Le lundi 8 juin je me rends de bon matin à l’hôpital où une gentille dame en blanc va me poser plein de questions et me faire des prises de sang.
86) J’ai les intestins en bouillie. Toute la journée. Je l’ai déjà dit ?
87) Always ne sait même plus que j’existe.
88) Je donne tous les jours à téter aux peluches de monsieur Pouitch. Ce sont tous des bébés. Mais ça, ça fait longtemps.
89) Le Pouitch-Poulet a lui aussi l’estomac en compote. Paraît-il. Comme par hasard.
90) La fille qui s’occupe de Tristan à la crèche me demande toutes les semaines comment je vais.
90) Nous sommes de mariage 20 juin en France et j’ai peur que ça m’épuise (départ le 19 retour le 21).
91) Ma commande de Noël est passée. Le père Noël a encore 7 mois pour la peaufiner. S’il bosse bien il livrera peut-être même légèrement en avance.
92) Je n’ai plus d’inspiration sur ce blog depuis quelque temps parce que jusque-là le seul sujet qui m’inspirait m’était interdit.
93) Je suis incapable de garder un secret ; c’est pourquoi je publie ce post un mois avant la date traditionnellement autorisée.
94) Je ne sais pas si c’est vraiment la peine de continuer ce billet jusqu’à 100.
95) Je vous ai dit que j’avais très, très mal au cœur et que rien ne me faisait envie ?
96) Je vous ai dit que j’étais crevée ?
97) Je vous ai dit que tout ça durait depuis un bon mois et que je sais pourquoi depuis un peu plus d’un mois et demie ?
98) Eh bien...
99) ...vous savez tout.
100) Enfin je crois.
10:07 Publié dans La saga dublinoise, Les folles aventures de la Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28 mai 2009
Hin han, je suis une ânesse
Ce que j’adore par dessus tout, c’est dire des conneries aux gens.
« Bonjour, dit la dame, je voudrais savoir si je peux faire ceci1, ceci2, et cela.
- Oui bien sûr, lui réponds-je, pour faire ceci1, il suffit de remplir tel et tel formulaire, sur lequel vous mentionnez que vous voulez aussi faire ceci2 ; pour cela, vous contactez votre banque, on communiqué entre nous et ça roule tout seul. »
Puis je demande à la Brune Autrichienne, quand même, histoire d’être sûre de ce que je dis.
« Dis-moi, brune Autrichienne, faire ceci2 en faisant ceci1, c’est possible, non ?
- Euh… me dit la B.A. ben oui, je crois.
- Oui oui, dis-je à la dame, c’est tout à fait possible, bien sûr.
- Très bien, dit la dame, merci beaucoup, au revoir ! »
Puis après avoir raccroché je vais voir le Collègue gentil mais pas très fin (mais qui connaît par cœur son affaire), et je lui dis :
« Dis-donc, j’ai un doute, là : j’ai une dame qui voudrait faire ceci1, ceci2 et cela. Elle peut ?
- Ah non, me dit le Collègue gentil mais pas très fin, elle peut pas. Faut faire ça, puis ça, puis ça, puis ça. C’est un peu plus compliqué. »
Et comme de juste, j’ai pas le numéro de la pauvre dame à qui je viens de dire la plus grosse connerie du siècle.
Grmpf.
16:43 Publié dans La corporate life d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Groumpf, encore et toujours
On continue dans la série : La Grenouille-Rosbif fait sa police.
Je suis TRES tentée.
Non, vraiment, très, très tentée.
J’ai déjà sorti l’assiette de l’évier – j’ai bien envie de la mettre sur la table avec un écriteau.
J’y marquerais un truc comme :
AH OUAIS ? ET QUI C’EST QUI VA LE VIDER, TON PORRIDGE, LA ? TU POUVAIS PAS LE METTRE A LA POUBELLE, NON, C’EST TROP DUR ? A MEME DANS L’EVIER C’EST PLUS SIMPLE ? C'EST TA MERE QUI T'A ELEVE COMME CA, HEIN ? ELLE T'A APPRIS CA TA MERE ? T'ES SUR(E) ? T'ES SUR(E) QU'ELLE APPROUVERAIT, HEIN ??? T'ES RIEN QU'UNE GROSSE TRUIE !!!
Bon en même temps c’est pas assez percutant comme message. C’est un chouilla trop long. Va falloir que je peaufine un peu la chose.
En attendant, et vous le savez bien, les gens qui mettent des assiettes encore à moitié pleines de porridge dans l’évier sans même prendre la peine d’en virer proprement le contenu, CA M’ENERVE.
Vous êtes prévenus.
12:44 Publié dans La corporate life d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Une p'tite pensée siouplaît
Bon alors on va pas faire dans le larmoyant mais Cracottea réussi à me faire pleurer un peu ce matin avec son post préprogrammé où elle mange un sandwich au saumon. Sympa, le choix de "dernier repas".
Alors aujourd'hui, pour ceux qui ne le sauraient pas, Cracotte se fait, comme elle dit, "trancher le gras". Autrement dit : elle accouche par césarienne d'une superbe petite fille qu'elle a surnommée Lapinette.
Le truc c'est que Cracotte a déjà accouché par césarienne l'année dernière (c'était bien l'année dernière ?) et, je ne vais pas rentrer les détails parce que là n'est pas le but et puis je ne saurais pas le faire avec les mots qu'il faut non plus ; disons simplement que ça ne s'est pas vraiment trop trop bien passé et c'est un euphémisme.
Donc Cracotte et son Biscotte chéri appréhend(ai)ent beaucoup beaucoup.
Enfin là c'est peut-être déjà fini, donc ils pleurent peut-être de soulagement et de bonheur, mais dans l'immédiat j'aimerais vous demander d'avoir une petite ou plutôt une GROSSE pensée pour nos deux courageux, et si le coeur vous en dit et si ça a un sens pour vous, pourquoi pas quelques prières.
Merci.
27 mai 2009
Playground talk
Nan sérieux, 'zavez vu comme ça en jette dès qu'on met un titre en anglais ?
Facebook, en fait, c’est un peu comme la cour du lycée.
T’as les populaires.
T’as les fêtards déconneurs.
T’as les intellos fêtards.
T’as les timides chiants.
T’as les originaux sympas hors-catégorie.
T’as les pro des tests people.
Pis y a toi.
Alors les populaires ils t’énervent. Parce qu’ils sont populaires. Tu sais pas forcément pourquoi, mais ils ont 112 amis et y a toujours quelqu’un pour commenter leurs moindres faits et gestes.
Les fêtards déconneurs ils t’énervent aussi.
Ceux qui écrivent, illustré de photos : Soirée daïkiri techno au Djeunss’. YEAH ! Ca va chauffer !
IRL* t’as jamais pu les saquer, ceux-là, alors sur Facebook, c’est pire. Ils sont de ceux que t’as ajouté à ta liste d’amis parce que tu voulais savoir ce qu’ils devenaient et quelle tête ils avaient maintenant.
Ton rapport aux intellos fêtards est ambigu.
Ils te prennent aussi sérieusement le chou parce que tu les trouves hypocrites – comment peut-on être super intello et fêtard en même temps ? - mais en même temps t’es vert de jalousie parce qu’intello et fêtard en même temps, c’est trop la classe. Alors tu lis leur mot du jour et les 50 commentaires qu’ils ont provoqués (ouais parce qu’eux aussi ils ont 120 amis et ils peuplent leur page de private jokes) et tu grinces des dents.
Bon les timides chiants, ils sont chiants. Ils ont deux amis et ils ne font jamais rien sur Facebook. Tu te demandes même ce qu’ils y font, sur ce site, vu qu’on les y voit jamais.
Les originaux sympas hors catégorie, eux, tu les aimes bien. Ils trouvent toujours des trucs intelligents et percutants à dire mais c’est pas des intellos fêtards parce que t’as pas l’impression qu’ils en font trop. Ils sont eux-mêmes, un peu givrés, mais authentiques, et ils s’en foutent que tu commentes ou pas. Tu les jalouses un peu aussi parce que t’aimerais bien trouver des trucs plus intelligents à dire à midi cinq que « La Grenouille-Rosbif a hyper super méga faim. Encore un heure à attendre ! ».
(En même temps, la question, c’est « what’s on your mind ? » - comment voulez-vous dire autre chose si votre leitmotiv du moment c’est manger manger manger manger manger manger ?)
Les pros des tests people (qui se reconnaîtront) ils t’énervent aussi. Parce que non seulement ils savent reconnaître Angelina Jolie sans son maquillage, ils savent aussi qui a joué dans l’épisode 23 de la Saison 6 de Friends et qui fait la mise en scène dans Dr House. En même temps tu sais qu’ils passent pas leur journée à faire ça puisqu’ils ont un boulot et deux gosses et un mari et un peu d’intellect. Alors ça t’énerve, parce que tout d’un coup savoir qui a brisé le cœur de Rachel après sa troisième rupture avec Ross te paraît être la chose la plus désirable au monde.
Pis donc y a toi.
Chez toi il ne se passe jamais rien.
Tu fais les tests mais t’as jamais que 60%.
Tu mets que t’as FAIM !!!!! mais personne te répond (on se demande bien pourquoi).
De temps en temps t’as un coup d’index dans les côtes (un poke, quoi), que tu renvoies en souriant de toutes tes dents, pis c’est tout.
Tu te dis que tu ressembles un peu au timides chiants.
Et que Facebook c’est vraiment nul.
* J'aime bien faire la maline mais je vais être très gentille et généreuse avec mes lecteurs moins avisés : IRL = in real life. J'vous disais pas, justement, que l'anglais ça faisait 'achement bien ?
(en fait je crois que ça veut dire "in real life" mais à vrai dire... qqn me corrige si j'ai faux ?)
P.S. Non pis y a quelques autres aussi qui ne rentrent pas dans le classement, qu'on ne voit pas tout le temps mais qui sont sympas et qui vous envoient des mails de temps en temps - ceux-là je ne les mets pas dans la case des timides chiants, hein, mais j'ai pas de catéogorie pour vous alors vous vexez pas !
12:41 Publié dans Divaguations d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26 mai 2009
Rha c'teu météo, nan mais j'vous jure...
Nan mais je sais que vous en avez marre d’entendre mes points météo répétitifs.
Mais quand même.
C’est pire que la Bretagne, ici,
(‘fin je crois, j’ai pas une grande habitude de la Bretagne non plus, hein), et je ne cesse de m’émerveiller de ces caprices constants du ciel.
Donc.
Sortie manger à midi avec une collègue (je vous en parlerai – appelons-la la Revenante).
Lorsque nous avons passé les portes il commençait vaguement à crachouiller. Avons décider d'annuler notre sortie shopping à 15 minutes de marche et avons résolu de nous contenter d’une brève visite au Spar.
Le temps d’arriver audit supermarché il pleuvait des cordes. Nous avons couru nous abriter de ces affreuses précipitations glaciales.
Avons fait nos emplettes et 5 minutes plus tard étions de nouveau sur le trottoir. Soleil radieux, plein été, salut Helios.
Nous avons donc tout de même fait notre séance shopping.
Sommes revenues au bureau.
A 14h00 il pleuvait de nouveau des cordes.
A 16h00 il fait un soleil radieux.
A 18h il pleuvra très certainement des cordes.
J’y comprends rien j’y comprends rien j’y comprends rien et je ne sais toujours pas comment m’habiller le matin. J’crois qu’il me faut un stock de manteaux au bureau.
Pis j'ai toujours pas de parapluie.
17:07 Publié dans Divaguations d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
L'ascenseur
Y a un truc que j’ai remarqué tout au début, ici, et dont je ne vous ai encore jamais parlé.
C’est la façon dont les gens se saluent dans l’ascenseur.
Ou plutôt : la façon dont les gens ne se saluent pas dans l’ascenseur.
Bon, maintenant je suis rôdée et Dublinoise jusqu’au bout des ongles, n’est-ce pas, mais au début, ça m’a choquée.
L’habitude que j’ai de la France, c’est que si vous montez dans un ascenseur – dans un immeuble, ou dans une entreprise – si quelqu’un d’autre s’y trouve, vous dites « bonjour ». Et la personne, le plus souvent, répond.
Bon, tout ça se passe souvent du bout des lèvres et sans se regarder, mais la salutation a eu lieu, on a pris note de la présence de l’autre, on lui a signalé qu’on l'avait remarqué.
De même, celui qui quitte l’ascenseur en premier a pour habitude de prendre congé de son partenaire en lui décrochant un « au revoir » éventuellement assorti d'un « bonne soirée » - toujours du bout des lèvres et sans regards croisés – qui a pour effet de clore l’interaction de façon « officielle ».
Effectivement, des fois, ça donne des trucs un peu loufoques. Vous dites « bonjour », vous faites 10 étages ensemble en silence, puis vous dites « au revoir » et tout est fini. C’est un peu bizarre, c’est un peu hypocrite, tout ça, c’est un peu gênant, m’enfin ça meuble.
Alors quand après ça, vous arrivez dans les grandes tours de Dublin et que personne ne vous regarde ni ne vous salue dans l’ascenseur, ça vous fait tout drôle.
Parce qu’ici, pas de bonjour, pas d’au revoir, pas de bonne journée, rien. Pas un sourire.
Je monte dans l’ascenseur. Je suis seule. Je me regarde dans le miroir.
L’ascenseur s’arrête. Je fais volte-face pour pas qu’on me voit en train de me recoiffer.
Les portes s’ouvrent. Je me colle contre le fond de l’ascenseur, fixe la porte. Un monsieur entre sans me regarder. Se retourne pour faire face à la porte. Je l'espionne par derrière.
L’ascenseur s’arrête. Nous regardons tous les deux la porte. Une fille entre. Se regarde dans le miroir. Ne nous regarde pas, ne nous sourit pas, ne dit rien. Se retourne et regarde la porte. Nous l'espionnons par derrière. L’ascenseur s’arrête. Je m’agrippe de façon ostensible à mon sac à main pour dire « c’est là que je descends ».
Le gars s’écarte sur ma droite.
La fille s’écarte sur ma gauche,
Je passe à travers les portes ouvertes.
Tout au plus ai-je murmuré un « sorry » en passant.
Les portes se referment, l’ascenseur repart.
C’est froid. C’est anonyme. C’est vide. Ca ne me plaît pas.
Ceci dit, l’autre jour, tenez-vous bien, il y a une semaine, environ, lorsque je redescendais de mon étage haut perché, l’ascenseur s’est arrêté. Les portes se sont ouvertes. Un monsieur se tenait là, m’a regardée, a dit « Hi ! » et est venu me rejoindre. Je n'en suis pas revenue. J’ai songé à lui dire « quoi ? vous m’avez saluée ! vous savez que vous êtes la première personne qui me salue depuis que je travaille ici, et ça fait plus d’un an ! Je trouve ça incroyable, cette société dans laquelle nous vivons… » mais je me suis dit que çe ne le faisait peut-être pas trop. Donc je me suis tue, un sourire aux lèvres.
Puis l’ascenseur s’est arrêté au rez de chaussé. La porte s’est ouverte. Le monsieur, devant moi, s’est tourné vers moi, et a tendu le bras, signe que je pouvais sortir en premier. LE MONSIEUR M’A GALLAMMENT LAISSEE PASSER !!!!
J’ai failli l’embrasser.
12:27 Publié dans La corporate life d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


