30 juin 2009
J'aime mon chef
Comme vous le savez, j’adoooore être impliquée dans l’évolution des « dossiers » (ouah, je kiffe ce mot, on dirait que je fais plein de trucs passionnants quand je travaille sur des « dossiers ») sur lesquels je bosse.
Donc.
Quand on me harcèle pour obtenir une réponse à une question sur laquelle je ne suis pas du tout en mesure de trancher, et que je vais demander au Grand chef, lequel m’indique la réponse à fournir et me dit “et demande leur de nous dire ceci, ceci et cela, il serait important de le savoir…” eh bien je m’exécute.
J’aurais préféré qu’il donne lui-même la réponse, surtout que le mail de départ lui était aussi adressé, mais vu que c’est moi qu’on a harcelé, eh bien c’est moi qui me charge de la réponse. Soit. Comme ça, je progresse ! Je ne vais pas me plaindre de ce que l’on me confie des tâches…
Mais.
Quand j’obtiens la réponse à ma question sur « ceci, ceci et cela » et que la réponse, en substance est : « demande au Grand chef, il a déjà obtenu toutes ces informations », ben je ne comprends plus trop.
Alors je dis « ben non mais c’est le grand chef qui m’a demandé de vous demander ».
Oui mais il paraît qu’On s’est parlé entre temps. Et que derrière mon dos, la question a été résolue.
Pour ça, j’adore le Grand chef.
14:30 Publié dans La corporate life d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Ireland online??
Ah oui, et puis :
Etant donné que personne n’est venu samedi pour nous installer notre jolie connexion Internet toute neuve, la Grenouille a mis un mail.
Bonjour,
A-t-il écrit, est-ce que quelqu’un a essayé de venir installer notre Internet ?
(Nan pasque peut-être ils sont venus l’après-midi, tu comprends, donc on les laisse répondre).
On n’a pas encore eu de réponse.
13:25 Publié dans l'Irlande insolite, La saga dublinoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Proposition de loi de la part de l’association des femmes enceintes nauséeuses
Il devrait y avoir une loi protégeant les femmes enceintes contre les odeurs.
“Interdiction d’amener un plat chaud à moins de 50m d’une femme enceinte sur son lieu de travail”.
Malheureusement, cette loi n’existe pas et je ne me vois pas demander à la Brune Autrichienne de ne manger que des sandwiches sous prétexte que je ne SUPPORTE PAS l’odeur de ses plats réchauffés.
Elle est à 2m de moi. Elle mange une espèce de soupe. C’est de la torture.
13:17 Publié dans Les petits mots de la grossesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29 juin 2009
Crédulité, tu me tueras...
Je m’aperçois que je suis vraiment trop crédule en ce qui concerne l’Internet.
Je SAIS fort bien que tout ce qui est sur Internet n’est pas vrai. Je sais pertinemment qu’il faut toujours se méfier de toute information qu’on y trouve et que ce n’est pas parce qu’une info figure sur 25000 sites qu’elle est vraie.
Souvent ces 25 000 emploient exactement les mêmes mots pour dire la même chose, ce qui montre qu’il s’agit de copier-collers d’une seule et unique source.
Et pourtant.
Pourtant je me fais avoir à chaque fois.
L’autre jour, sur un forum, quelqu’un a posté des extraits de témoignage contenant des histoires horribles d’enfants blessés voire morts après avoir joué dans un bain de boules.
Sur ce, je poste les mêmes extraits sur un autre forum en disant « ouais ça fait réfléchir ». Jusqu’à ce qu’on me fasse remarquer que c’est un hoax et que les dits événements n’ont jamais eu lieu et qu’a fortiori, les articles de journaux soit-disant cités n’ont jamais été écrits.
Et pis là, aujourd’hui, je lis qu’un des gamins qui avait accusé Michael Jackson d’attouchements vient de revenir sur ses propos, en disant que son père, appâté par le gain, l’avait obligé à tout inventer.
Il a fallu que je lise cette info quatre fois pour tomber sur un commentaire qui disait : "cette info n’a été relayée par aucune organe de presse, l’article est très mal écrit et aucune source n’est citée – si vraiment elle était vraie, tous les journaux s’en seraient emparés."
Ben ouais - il a raison, le gars. De fait, aucune source d’information sérieuse n’a publié cette information. On peut donc en effet penser qu’il s’agit là de l’œuvre d’un petit plaisantin.
Béoué mais moi, avec mon Bac + 4, mon diplôme de médiations culturelles et communication et mon esprit critique hautement développé, n’est-ce pas, ben je me suis pas posé la moindre question et j’ai tout gobé.
Et pis, puisque c’est écrit partout, c’est forcément vrai !
PFFF. Suis pas fière de moi.
P.S. A mon epsrit critique hautement développé je peux rajouter mon sens inné de l'orthographe. Je viens d'éditer cette note en y enlevant 5 ou 6 fautes dignes d'un élève de 5è mal embouché.
15:45 Publié dans Divaguations d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Au menu
Un méga-génie du siècle en cours de fabrication.
Un mal de crâne subit et carabiné.
Une fatigue conséquente.
Un sandwich avec :
- des œufs à la mayonnaise
- du « fromage suisse » (Emmental)
- des tomates
- du poivron
- du concombre.
Un verre d’eau glacée pour compenser les pertes liées au génie.
Deux comprimés de paracétamol.
Lassitude.
Plus que trois heures à tenir, puis tram, puis voiture, puis crèche, puis voiture, puis maison, puis Chicken Run, puis dîner, puis
DODO.
14:58 Publié dans Les petits mots de la grossesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Les ptzés achats de la Grenouille-Rosbif
Titre à prononcer avec un accent québecquois, s'il vous plaît - autant que faire se peut.
Pourquoi ? Pour rien, pasque j'm'ennuie.
Alors :
Alors ce weekend j’ai fait des emplettes.
Résultat :
Je porte un pantalon de grossesse qui ne tient pas du tout parce que mon bidon n’est pas assez gros, et dont j’ai oublié de faire l’ourlet ce weekend (ouais pasque moi faut toujours que je raccourcisse les pantalons que j’achète). J’ai donc mis des épingles à nourrice, c’est pas top – ça se voit un peu - mais ça tient. On verra pour l’ourlet ce soir – si je tiens encore debout. Et non je ne pouvais pas attendre – j’ai passé la semaine dernière à me balader avec les boutons défaits et la braguette ouverte pasque ça fermait plus !
J’ai fait l’acquisition d’une tunique à effet très joliment ballon tout en coton… avec de grosses fleurs bleues et rouges et jaunes dessus.
Paraît que c’est pas du meilleur goût qui soit ("Mummy, m'a dit le Pouitch, why are you still wearing your pyjamas ?")
Paraît que je me fonds bien dans le décor dans notre quartier. Bon… c’est au moins ça de pris…
(Ouais mais j’avais hésité, au départ je me suis dit : "quelle horreur, ce truc !", et puis je me suis dit : "bah, en fait, peut-être pas, c’est osé mais tout compte fait.." puis je l’ai essayé et c’était frais et coloré… et puis avec un (troisième) pantalon blanc pour notre court été en France (qui ne manquera pas d’être chaud et estival, hein ?) ben ça faisait joli… Et puis faut bien égayer le noir au boulot… non ? Bref je l’ai achetée, mais je crois que finalement, elle sera réservée au weekend…)
Et puis sinon j’ai acheté des supers bracelets d’acupuncture contre le mal de cœur.
Alors c’est comme les brassards anti-transpiration, là, les trucs de sportifs, mais si, tu sais bien ce que je veux dire… non ?
(En fait je ne sais pas si c'est anti-transpiration, sais pas à quoi ça sert, même si en anglais ça s'appelle des sweatbands...)
Tu les portes au poignet, t’as un petit bouton qui appuie sur un point d’acupuncture bien précis et ça fait partir le mal au cœur.
Je ne vais pas te mentir, lecteur chéri, c’est pas donné ces trucs-là.
Pis je ne vais pas te mentir non plus : ça marche pas.
Ou alors j’ai pas trouvé le point P (ouaich, c’est technique).
(Ouaich, en regardant le dessin de nouveau, il semblerait que j’aie placé le bord du bracelet et non le bouton magique sous mon index… ceci expliquerait-il cela ? Je viens de monter le point de pression de 5mm – je vous tiens au courant !)
12:32 Publié dans Les folles aventures de la Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28 juin 2009
Ireland online?
Hier, donc, nous attendions avec trépidation l’installation de notre toute nouvelle connexion Internet.
Je vous laisse deviner comment ça s’est passé ?
Eh ben, i' sont pas venus.
En relisant le dernier mail qu’on a reçu – l’autre jour je n’avais pas les mails sous les yeux – je m’aperçois qu’il ne disait pas du tout « nous allons corriger ces informations ». Non, en fait, ça disait :
Nous veillerons à ce que vous ne receviez plus de mails de ce type.
Donc… encore une fois, ils n’ont rien lu.
Je commence à comprendre que deviennent les Kévin dans la vie professionnelle.
14:25 Publié dans l'Irlande insolite, La saga dublinoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26 juin 2009
La mort du roi selon le Pouitch
En se brossant les dents le Pouitch fit donc la connaissance de feu le Roi de la pop.
"What's this ? demande le Pouitch pendant que je clique sur le lien vers la vidéo de Beat It que quelqu'un a posté sur Facebook.
- It's a song, lui expliqué-je, by a man who just died. His name was Michael Jackson. He was very very very famous.
- Why did he die, me demande le bonhomme ?
- I don't know, he just did.
Le Pouitch réfléchit tandis qu'il réécoute la vidéo pour la troisième fois.
- I know why he died, me dit-il.
- Why ?
- He died cos he fell down on the poncuter and he breaked his neck."
Nous soumettrons cette explication au médecin légiste. Peut-être qu'il y trouvera satisfaction...
Je. veux.
dormir.
17:48 Publié dans Divaguations d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Ch'tit coup de vieux
Je commence à être dégoûtée, là.
On a un pote, sur Facebook (enfin il fut un temps c’était un pote dans la vraie vie, surtout un pote de la Grenouille, m’enfin un gars IRL, mais on l’a perdu de vue et maintenant c’est surtout un pote Facebook – jusqu’à la prochaine revoyure) qu’a trouvé la gâche.
Il bosse pour une agence de voyages, et pis alors, j’ai pas très bien compris ce qu’il fait, mais il passe son temps à se balader dans les îles grecques, pour repérer les lieux, je crois. Donc tous les jours il nous met ses photos alléchantes de lui en tongues et bermuda sur la plage, dans les ruelles blanchies à la chaux, sous le soleil…
Et alors ça me fait méditer sur les voyages qu’on ne fait plus, ceux qu’on aurait aimé faire, ceux qu’on aurait pu faire…
La dernière fois qu’on a voyagé, la Grenouille et moi, c’était à Noël, en 2005. Nous sommes allés à Florence. Avec notre pauvre 106 de 1993. Ouais, ça fait rock and roll, dit comme ça, hein ?
En fait c’était pourri.
Florence c’était moche (ben ouais, après que tout le monde nous a dit que Florence c’était chouette et tout et tout, ben nous on a trouvé ça moche. Froid, aucune harmonie architecturale, trop de bagnoles de partout, pas ou peu de petites ruelles médiévales et que des madonnes et des madonnes et des madonnes et des madonnes et au bout de 5 jours on n’en pouvait plus des madonnes, on avait envie de toutes les brûler les bouffer).
Et pis c’était l’hiver.
Et pis il faisait froid.
Et pis il pleuvait.
Et on logeait à l’hôtel. (La Grenouille avait bien suggéré le camping mais votre Grenouille-Rosbif dévouée avait quand même mis son véto. Pasque le camping en décembre, pis en plus en Italie tu paies tes douches chaudes, ben non merci, hein).
Ouais mais n'empêche, l’hôtel, j’veux pas dire, mais c’est pourri.
Nan pasque la fois d’avant, c’était l’Australie ; les nuits dans le train, sous la tente, sous les étoiles, à flipper à cause des dingos, à se faire bouffer notre pain par les souris bien qu’on ait accroché nos sacs dans leur fichues cages anti-souris anti-wombat anti-dingo anti tout ce que tu veux. Ou alors sur les parkings, au bord de l’eau, en attendant le ferry du lendemain, en se faisant bouffer par des sales moucherons idiots. Ou alors sur les terrains de basket à flipper à cause du verre brisé et à attendre l’arrivée des junkies qui nous lacéreraient notre tente à coup de couteaux en réclamant la came (ouais on avait une imagination très fertile à 20 ans…).
Pis avant ça c’était la Pologne, sous la tente, dans les campings où qu’on payait pas parce que la proprio était trop occupée à se remettre de la fête de la bière de la veille pour sortir toute sa paperasse et nous faire un reçu, pis dans les auberges de jeunesse trouvées par des pépés hyper gentils parlant français et ravis d’aider deux pauvres amoureux perdus et harcelés par un couple de sangsues polonaises pas nettes…
Y a quand même eu un hôtel, en Pologne, à Gdansk, où t’osais pas poser tes pieds nus par terre et où la douche n’avait pas été lavée depuis 3 mois et où stagnaient en permanence 20cm de liquide visqueux. Mais où tu cassais quand même ton budget, hein, sinon c’est pas drôle.
Ouais… tout ça, c’était glamour.
…
…
…
Mais l’hôtel miteux de Florence, ben c’était pas pareil. Sais pas si c’est parce qu’on n’avait plus 20 ans, ou parce qu’on n’était plus étudiants, mais la liberté n’avait pas le même goût, cette année-là. L'hôtel était miteux, mais pas miteux romanesque, miteux crade, quoi.
On n’a pas fait de rencontres loufoques. On n’a pas eu de grosses peurs.
J’ai bien bu le meilleur chocolat chaud de la terre, on a bien mangé un minuscule plat de pâtes trop cher sur la place principale de Sienne pour se barrer après sans prendre de plat principal ni de dessert, au grand désarroi du serveur – on a bien vu quelques belles œuvres architecturales et on a bien pris des photos de touriste de la tour penchée de Pise – mais de ce voyage il ne me reste rien. Rien de rien de rien sauf un peu de papier Kodak et le souvenir frustré d’un chocolat dont je n’ai plus jamais retrouvé le nom.
Une autre fois on a voulu, on a failli, on a vraiment, vraiment failli tout larguer sans prévenir pour se faire la Route 66. Pas d’employeur, juste des clients, qui auraient peut-être compris – et sinon tant pis pour eux – qu’on leur dise « on se barre un mois pour traverser les USA ».
On était à deux doigts de le faire.
A un doigt.
Mais on ne l’a pas fait.
Pasque 3000 euros, quand tu commences à peine à bosser et que ton budget de vacances de référence est de 800, ça fait un peu flipper. Surtout quand c’est le mois de janvier et que tu sais qu’après 5h du soir, la Vallée de la mort, t'en verras pas grand chose.
Et pis si les clients n’apprécient pas ta disparition soudaine et qu’ils ne te font plus bosser après ben t’es un peu dans la mouise quand même.
Résultat, le dernier voyage mémorable qu’on a fait remonte à l’an 2000.
Et je rêve de repartir, sac sur le dos, méga stressée à l’idée de ne pas savoir où je vais dormir le soir insouciante, pour faire du stop (chut ! Ne dites pas qu’on est trop vieux !) pour se balader de gare en gare et claquer une fortune pour des auberges de jeunesse pourries, rien que moi et la Grenouille, la Grenouille et moi, sans mioche, sans job, sans le sou….
Mais je sais que j’aurais froid, et j’aurais faim, et j’aurais mal au dos, et mon Pouitch me manquerait, et on finirait dans une voiture de location avec clim à dormir à l’hôtel et à se doucher tous les jours en brandissant notre carte bancaire. Parce que les jours baba-cools sont révolus.
Sniff. Sniff. Sniff.
16:41 Publié dans Divaguations d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


