31 octobre 2009

N’oublie pas de placer les torchons !

Ce qui est bien, quand on côtoie des personnes issues de différentes régions d’un pays, c’est qu’on fait plein d’expériences linguistiques enrichissantes.

L’heure est venue pour moi de faire un topo sur le parler Annonéen, puisque c’est ma région d’adoption par alliance, comme qui dirait.

Faisons au passage un petit coucou à mes compréhensifs et patients beaux-parents, qui depuis le temps, me connaissent, et savent que si je me délecte de ces différences de vocabulaire, c’est par pur intérêt scientifique, et nullement pour pointer du doigt un quelconque usage, comme les gens semblent souvent le croire ; je me souviendrai toujours de la tête qu’a fait l’allemande avec laquelle il se trouvait que je mangeais au self de l’université de Freiburg, lorsque j’ai constaté qu’elle devait venir du coin parce qu’elle avait le même accent qu’untel ou unetelle. Une française qui, sachant à peine aligner trois mots en allemand, lui faisait des commentaires sur son accent régional, forcément (enfin, le forcément, je mets toujours du temps à le comprendre), elle n’a pas apprécié. Mais pour moi c’était une constatation tout à fait ravissante, et l’accent de la demoiselle, loin de la dévaloriser à mes yeux, lui conférait un intérêt tout particulier.

Oui, les amis, s’il y a une chose que j’ai retenu de mes 4 années d’études de sciences du langage, c’est que, du point de vue du linguiste, il ne rime à rien de considérer telle ou telle forme comme « correcte », ou « fausse » ; car si le djeuns dit « chais pas c’est quoi », personne ne pourra jamais prétendre qu’il parle chinois. Ni italien. Ni qu’il fait des bruits indistincts.

Ce djeuns-là parle djeuns. Et c’est tout. Or, il se trouve que cette forme de langage djeuns serait considérée comme inacceptable par le locuteur intellectuel du français, mais il n’empêche que le djeuns allemand qui se rend en France en échange scolaire est ravi de rentrer chez lui armé de cette structure qui diffère de ce qu’il a écrit dans les livres, et qui correspond très précisément à la façon dont ses confrères d’outre-Rhin s’expriment, point final.

Donc, on peut dire : telle forme est régionale ; telle structure est orale ; telle structure est relevée ; mais jamais ô grand jamais ne devrait-on dire « c’est pas français » ou « c’est faux », à partir du moment où l’usage en question est partagé par un group suffisamment grand de personnes bien sûr (ouais pasque sinon tout un chacun peut dire n’imp en disant « sisi, c’est comme ça qu’on dit, me corrige pas, c moi que je décide ») (tiens, d’ailleurs, « c’est moi que je décide », je vous ferai remarquer pour l'exemple que c’est tout à fait "français" et tout à fait "exact" : en effet, s'il veut jouer à détourner la structure « c’est moi qui », aucun français qui se respecte ne dirait « c’est moi quoi décide » ou « c’est moi décider » ; non, la forme détournée « officielle » est « c’est moi que je ». Alors na.

 

'Fin voilà, quoi.

Fermeture de la parenthèse.

Venons-en donc au parler annonéen et à mon parler de Grenouille-Rosbif billancourtoise stéphanoise (comprendre : ma maman étant de Boulogne Billancourt, votre dévouée ayant passé le plus clair de son adolescence à Saint Etienne, voilà de quels dialectes est composé mon français à moi).

Donc,

1) quand moi je dis « ranger », les Annonéens disent « placer »

Exemple : - Tiens, il est où mon livre ?

- Je l’ai placé ! (notons qu’il est superflu de préciser où)

2) quand moi je dis « chéri, je suis sous la douche, mais j’ai pas de serviette, tu peux m’en attraper une ? », les Annonéens disent « chérie, je suis sous la douche, j’ai pas de torchon, tu peux m’en passer un ? » (paraît que ce serait un truc du sud-est, ça, d’après Henriette Walter que je ne puis vous citer précisément car j’ai prêté ma bible du français à une ennemie).

3) quand moi je dis « éponge », les Annonéens disent « patte ».

Exemple : « Et vlan ! passe-moi l’éponge », donne « Et vlan ! passe-moi la patte ! »

4) quand moi je dis « chaussons », les Annonéens disent « pantoufles » et rient de mon chausson, m’obligeant à regarder dans le dictionnaire si c’est pas encore un de mes trucs à moi que y a que moi que je les dis, comme « les assiettes habitent dans le placard » et « je bois mon thé dans une chope ».

5) quand les Annonéens disent « arrête de manger des bonbons, ça va te faire mal », moi j’imagine une personne se tordant de douleur ; mais en réalité, traduit en langage Grenouille-Rosbif, cela signifie simplement que la personne va être écœurée ou se sentir malade.

6) quand moi je dis « fais gaffe, ton pot de fleurs, là, il va tomber », les Annonéens disent « méfie-toi, ton pot de fleurs va tomber ». Personellement, je limite l’usage de « méfie-toi » aux contextes ou la méfiance est de rigueur.

 

Et puis bien sûr, outre ces usages différents de mots identiques, on trouve de ravissants petits mots qui n’existent bien qu’à Annonay, tels que

Repiter (c’est le jus de la viande qui fait ça  : vous l’entendez qui repite joyeusement dans la poêle ? miam miam miam)

Koufle (appris lorsque mon Pouitch s’endormait à moitié après la tétée ; si j’ai bien compris cela s’applique surtout à d’autres types de brevages)

Assiver : nourrir un bébé

 

Et vous ? Quels sont les petits mots ou les petites expressions que vous avez apprises de votre cher et tendre, auprès de votre belle-famille ou de vos collègues ?

29 octobre 2009

Les oiseaux ne meurent jamais

CIMG4778.JPGAlors voilà, Belle-Maman et Beau-Papa sont venus, et comme tout visiteur qui se respectent, ont voulu faire le plein d'expériences culinaires Irlandaises.

Ouais, alors, bien sûr, malheureusement, les spécialités culinaires irlandaises ne sont pas légion, car 99% des produits du supermarché sont soit universels, soit anglais.

Ben ouais, allez, on ne se refait pas, hein, mais ça fait rien, ça reste une expérience étrangère enrichissante.

 

Donc, lors de notre rasia au Tesco pas tout à fait du coin, nous avons acheté du apple pie.

[Conclusion de l'expérience, oui, c'est bien meilleur fait maison, mais ça prend aussi beaucoup plus de temps...]

Pour que l'expérience soit complète, j'ai décidé d'y rajouter de la hem, crème anglaise.

Ouais, enfin, le truc que l'Anglois et l'Irlandois et le Néozélandois et l'Autralois et l'Américois et tout ça quoi (vivi, bien sûûûûr, le Gallois et l'Ecossois aussi, mais oui mais oui) appellent custard.


Alors faut savoir qu'ici, le (la?) custard se sert allègrement en accomagnement du apple pie, ou encore du crumble, ou du sticky toffee pudding (miam miam jetez vite votre balance par la fenêtre), et la ménagère lambda, qui n'a pas spécialement envie de passer 1h30 debout devant sa cuisinière à touiller, peut aisément acheter cette denrée au rayon custard du supermarché.

En brique. Ou en pot en plastique (en portion individuelle, notamment, des fois qu'elle ait envie de se régaler d'un peu de custard comme ça, à la petite cuillère). Ou encore en sachet, en poudre.

Quand j'étais petite, jamais jamais jamais nous n'achetions de ces vulgaires préparations industrielles ; non, ma Maman chérie était une cuisière hors-pair et une ménagère parfaite passait 1h30 devant sa cuisinière et nous préparait la meilleure des crèmes anglaises.

Oui mais.

Il en est ainsi de toutes les choses défendues, l'enfant qui devient grand a un besoin viscéral de braver les interdits. Voilà pourquoi, armée de mon courage et pleine de l'espoir enfantin de faire une découverte extraordinaire, je tendis le bras et me saisis du produit tant de fois maudit par mon Papounet d'amour, celui contre lequel il me mit maintes fois en garde durant les longues et belles années de mon enfance :

 

le Bird's custard.

 

Je le ramenai à la maison, en chauffai amoureusement quelques millilitres au microondes, pour agrémenter le Pie qui chauffait au four, certaine que ce trésor interdit aurait le goût succulent du péché.

 

Ben vous savez quoi ?

 

C'est dégueulasse.

 

C'est con, la vie.

 

 

C'est officiel...

... je ne peux plus essuyer la table du petit déj.

J'ai pas la place de me plier en deux ; de petits pieds m'en empêchent.

La belle période commence.

28 octobre 2009

Ouais !

On fête le retour de l'appareil photo.

CIMG4766.JPG

Par contre, z'aurez pas encore de photos de la maison pasque 1) c'est trop le bazar; 2) chuis trop crevée.

 

A bientôt !

26 octobre 2009

Le changement d'heure, cauchemar de tous les parents

Alors voilà, on a beau avoir couché le Pouitch à 21h15 ancienne heure, 20h15 nouvelle heure - tout normal, quoi... il s'est quand même réveillé à 7h20 ancienne heure - autrement dit, mes amis, oui oui, 6h20 nouvelle heure. Ca fait tôt.

 

Vu que la Grenouille fait sa crise je-vais-bientôt-perdre-tout-ce-qu'il-me-reste-de-liberté et se couche tous les soirs à minuit passé (rigolez, jeunesse sans enfants, rigolez, vous verrez bien le jour où...) ben qui c'est qui se lève ? C'est bibiche.

 

Nan mais, en fait, c'est un complot de la part de la Grenouille-Rosbif pour gagner un droit à la sieste supplémentaire. De toute façon, elle avait faim, et elle était réveillée de chez réveillée. Donc ça n'a rien à voir avec la Grenouille. Elle lui a pas non plus demandé de se lever.

[nan mais voilà, quoi, c'est histoire de dire, j'voudrais pas que vous vous imaginiez que votre Grenouille-Rosbif dévouée casse du sucre sur le dos de sa Grenouille adorée et chérie... je vous ferais savoir, comme on ne dit pas en français (enfin, je ne pense pas... ou bien ? quelqu'un m'aide, là, je suis perdue dans les ténèbres de l'expatriation et de ses afres linguistiques) que la Grenouille s'est très très bien occupée de son fiston hier et samedi aussi d'ailleurs et que si elle râle tout le temps, en fait, c'est pour la forme, hein, quand même, un peu. [Quoi, Grenouille, vient pas me contredire, je te défends, là...]].

 

Bref.

 

Donc, je me suis levée à 7h10 nouvelle heure après avoir convaincu le Pouitch de porter son "bébé" giraffe et son auguste personne dans notre lit.

Ce qu'il fit, restant les yeux ouverts en silence (ouais, enfin, presque, quoi) pendant 50 minutes. C'est un brave Pouitch, quand même, on l'applaudit bien fort !

 

Ouais mais c'est pas pour autant que je me suis rendormie.

 

Le comble, c'est qu'alors que j'avais bien faim, je me suis aperçue que...

 

... y avait plus de pain.

 

Le monde est contre moi. Je vais mourir affamée au fond du jardin à cueillir des escargots trop mûrs.

 

Sniff, sniff, sniff.

25 octobre 2009

Merci Maman... NOT

ou le billet anti-féministe, encore un.

 

"Mais kestufais? me demande la Grenouille, alors que je sors un saladier et de la farine. Tu vas ENCORE nous faire un dessert ? Mais c'est pas fini, cette histoire de desserts, là?

- Ben quoi? dit la Grenouille-Rosbif,  qui ne comprend pas

- Mais j'en veux pas, moi, de dessert, c'est une perte de temps.

- Mais enfin, mon cher mari, tu ne veux pas bien manger ?

- Non, dit la Grenouille, on n'a plus le temps pour ça. je suis pour l'opitimisation des ressources. La cuisine, ça prend trop de temps.

- Mais enfin, dit la Grenouille-Rosbif, tu n'aimerais pas avoir une petite femme parfaite qui te mijote des petits plats dont tu puisses amener les restes au boulot tous les jours ?

- Non, dit la Grenouille, priorité au parentage et au ménage. On n'a plus le temps pour ces bêtises. Et puis emmener les petits plats mijotés par ma petite femme, merci très peu. C'est pas les années 50.

- Bon... dit la Grenouille-Rosbif, je comprends... Mais c'est bon, les desserts !

- M'en fous, dit la Grenouille, on n'a pas le temps. Optimisation des ressources !"

 

La Grenouille-Rosbif est dépitée. Elle qui comptait demander une machine à pain au papa Noël ("bah, je sortirai avec le Pouitch m'acheter de la baguette chez Tesco", dixit la Grenouille). Elle qui s'était fixé comme objectif de devenir une parfaite petit ménagère/mère/cuisinière*, voilà que le féminisme trop bien intégré d'un mari trop bien élevé vient lui casser son plan d'enfer. La Grenouille-Rosbif est dégoûtée.

Mais la Grenouille-Rosbif s'en fout, elle aussi : elle est sûre que la Grenouille l'appréciera, sa tarte aux pommes.

 

En attendant, elle s'en va touiller les oignons qui sont en train de cramer sur le feu. On peut pas être parfaite en une nuit.

 

 

*et ne dites pas "Mon Dieu que c'est triste", ou je bannis votre IP. A jamais.

 

23 octobre 2009

Affirmation

-What are you looking at, Mummy? demande le Pouitch, tandis que la Grenouille-Rosbif regarde les bibliothèques et autres rangements sur www.eveiletjeux.com.

- Are you looking for baby toys?

- No darling, I'm looking at bookshelves.

- You like doing that, Mummy, don't you!

 

A croire que j'y passe mes journées...

Le billet rose

Cet après-midi, je me suis acheté ça :

 

 

bouillotte.jpg

Faut bien s'faire plaisir des fois, non ?

 

22 octobre 2009

La mère qui n'aime pas jouer

La Grenouille-Rosbif n'est pas une mère Comme il faut. La Grenouille-Rosbif, ça la barbe de jouer avec son fils. Voilà, c'est dit.

 

C'est très simple, quand la Grenouille-Rosbif joue avec son fils, elle n'a le droit de faire qu'une chose : regarder. Pasqu'il faut comprendre que les trois quarts du temps, le jeu en question se transforme en préparation de cadeau. Pour la Grenouille-Rosbif. Ce qui, convenons-en tout de même, est fort généreux et fort sympathique. La Grenouille-Rosbif aime bien les cadeaux.

Aujourd'hui, par exemple, le cadeau, c'est le milieu du puzzle ; ouais, pasque, la Grenouille-Rosbif a tout de même eu le droit de faire le contour du puzzle (dans l'ordre indiqué par le Pouitch Boss, bien entendu.) Mais elle n'a pas eu le droit de toucher au milieu.

"No, cos that's your present, a expliqué le Pouitch.

Quand le puzzle est terminé, la G-R s'exclame : Oh ! le joli gâteau ! Ouais, parce qu'au coeur de la scène de supermarché trône un énoooorme gâteau au chocolat.

- Yummy, dit la G-R, that looks lovely !

- Yes it is, dit le Pouitch, it has chocolat and Ovaltine and cream in it, and eggs.

- Yummy ! dit la Grenouille-Rosbif, dont l'estomac a encore un peu du mal à se remettre de l'assiette de frites-saucisses trop salées achetée à l'indoor play centre à midi.

- And vegetables! poursuit le Pouitch.

- Vegetables ? dit la Grenouille-Rosbif, qui essaie de ne pas penser à la scène de desperate Housewives - l'unique épisode qu'elle ait commencé à regarder aujourd'hui, pendant la pause post-retour.

- Yes, dit le Pouitch, vegetables!

- That's strange, dit la G-R. In fact, that can't be very nice!

"Mauvaise réponse", se dit la G-R, on doit encourager les enfants à manger des légumes, et non leur dire que c'est beurk. Ouais mais, faut-il lui mentir ? En rentrant du centre de loisirs, on a passé 20 minutes à formuler des exemples de bobards, pour expliquer le concept de "porkie pie".

Là, maintenant, il faut dire que la G-R commence sérieusement à fatiguer. D'autant que la position assise sur la canapé, penchée vers la table basse, ne lui convient pas tellement ; bébé est tout écrasé, et l'estomac, les intestins et la vessie de la G-R aussi. Elle a fait sa BA en réalisant deux puzzles (c'est nettement moins drôle la troisième fois qu'on les fait, il faut le dire), et elle aimerait bien retourner sur son fauteuil moelleux devant l'ordinateur, sur son forum de mamans, sur son blog, ou regarder en douce la suite des D.H. Juste un épisode, mince, c'est pas la mer à boire.

- Do you want to know what sort of vegetables it has in it? demande le Pouitch.

- Uhuh, dit la G-R, en essayant de se montrer fort enthousiaste ; au moins cela lui permettra de voir si le Pouitch connaît ses légumes. ce qui n'était pas le cas il y a trois semaines. ("Mummy, what's vegetables?")

- There's carrots, dit le Pouitch.

- Ooooh! s'exclame la G-R.

- And potatoes! poursuit le Pouitch.

- Aah! dit la G-R.

- And onions! dit le Pouitch.

- Uhuh? dit la Grenouille-Rosbif.

- And leeks! continue le Pouitch.

- Oh! s'exclame la G-R avec un enthousiasme un peu moins feint cette fois - car le Pouitch, manifestement, connaît ses légumes.

- And pasta! dit le Pouitch.

- That's not a vegetable! dit la G-R.

- It's just in case, explique le chef ; just in case you don't like it.

- Ah, dit la G-R. I see.

 

Cinq minutes plus tard, toujours face à la table basse ornée d'un joli puzzle 24 pièces, on est passé à l'énumération des jouets qu'il faudra pour la fête avec les petits enfants (ben oui, s'il y a cadeau, c'est qu'il y a anniversaire, s'il y a anniversaire, c'est qu'il y a fête avec tout plein de petits enfants. Youp !)

- What sort of toys do you want, Mummy? dit le Pouitch.

- Um, well, I'm not a fan of toys, you know, and in fact, you know, right now I just need to...

Mais la G-R n'a pas le droit de se lever.

- But they're for the children, dit le Pouitch, stay here! So what sort of toys?

- Well... a train?

- I don't have a train, sorry Mummy.

- Ah, well... a yoyo?

- I didn't buy a yoyo, sorry Mummy.

- Well, never mind, dit la G-R, en se levant, maybe we don't need toys!

Et elle se lève pour ramener la tasse de tisane vide à la cuisine, reposer le sopalin sur le plan de travail, et gagner du temps.

- Mummy, where are you going, what are you doing? I'm talking to you! I have lots more things to tell you, come back and sit on the sofa!

 

la Grenouille-Rosbif retourne s'asseoir sur le canapé, le coeur lourd.

Il faut jouer avec ses enfants. Il faut être présente. Il faut les encourager dans leur jeu. Il faut participer et les valoriser. Surtout quand le deuxième est en route et que bientôt, tout ça ne sera plus possible. Donc.. on se rasseoit sur le canap, et on se fait apporter des cartons de jouets, même ceux qu'on a refusés. Et on sourit. Et on dit merci. Et on pense à son bon fauteuil, à son écran d'ordinateur, ou à son lit.

Et on se dit que décidément, on est vraiment une mauvaise mère.

McCann, 5




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