06 février 2008
Nous allons au zoo
C’est un grand succès.
C'est plein d'escaliers (on peut les monter). De chemins qui partent dans tous les sens (on peut les suivre). De portes. Simples, doubles, automatiques, en bois, en verre, autorisées, interdites (on peut les ouvrir). C'est plein de vitres (on peut taper dessus). C’est plein d’enfants (on peut leur courir après). On y mange des frites (miam).
Vive le zoo.
Devoirs pour l’année prochaine. Chercher la définition du mot « zoo » dans le dictionnaire. Traiter le sujet suivant, selon un plan bien établi avec une structure si possible dialectique : « Pourquoi Diable Papa et Maman ont-ils pensé que ce serait une bonne idée de m'amener au zoo ? »
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11 janvier 2008
Les cartes de crédit nouvelles sont arrivées !!!
Ou comme quoi, ça sert d'être français...
Etre français, ça veut dire, dans ce cas, râler.
Depuis que nous sommes ici, nous perfectionnons l'art d'être français, et la plupart du temps, eh bien, ça marche.
Une collègue de Raphaël lui a dit un jour : "Les anglais ne sont pas habitués à ce qu'on râle, alors dès qu'on le fait, ça marche". Eh bien, je ne sais pas si on peut en faire une généralité, mais en ce qui nous concerne, cela semble fonctionner.
Car croyez-le ou non, mes amis, ces anglais méfiants et tout et tout n'avaient toujours pas daigné nous donner de carte de crédit. Ou plutôt, comme ils disent, de cartes de débit (notez la troisième personne du pluriel employée par votre grenouille-rosbif préférée.... serait-elle un peu plus grenouille que rosbif, sur ce coup-là ?). Car nous ne demandions même pas des cartes de crédit ignobles grâce auxquelles nous aurions accumulé des dettes jamais remboursées, mais simplement un bout de plastique, un numéro à 16 chiffres pour enrichir EasyJet ou Amazon, ou tout bonnement faire le plein à 22heures si l'envie nous en prenait.
Eh bien, mes amis, nous avons fait une lettre. Ou plutôt, la Grenouille a fait une lettre, relue et approuvée par sa moitié, expliquant qu'aussi barbares que fussent les Français, leurs banques nous avaient toujours fait confiance.
Et toc ! Voilà arrivées aujourd'hui par la poste deux belles cartes bleues (non, pas des Cartes Bleues, simplement des jolies cartes de crédit/débit anglaises), que j'ai failli prendre en photo. Et puis, je me suis ravisée. D'abord parce que bon, ben, en ce moment, on n'a pas d'appareil photo, il est reparti à la Fnac pour se refaire une beauté.
Et puis, bon, on a beau être à l'ère de l'Internet et de la communication à tout va, je me suis dit que finalement, mettre une photo de sa carte de crédit sur Internet, avec le numéro et la date d'expiration et tout et tout, ça n'était peut-être pas la meilleure idée qui soit.
Enfin bon, voilà qui est fait, nous sommes désormais les heureux propriétaires de deux belles cartes de paiment flambant neuves ! Ca va chauffer, les amis !!!!!
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02 janvier 2008
Saint Sylvestre
LE NOUVEL AN des Grenouilles fut calme.
Saumon fumé d’Irlande, escalopes à la crème, Christmas pudding.
Si on en est à vous conter le menu, c’est qu’il ne se passa pas grand-chose.
N’empêche, ce fut une belle soirée, la Grenouille et la Grenouille-Rosbif seuls, en amoureux, pour la première fois un 31 décembre.
Eh bien, pourquoi pas, se dit la Grenouille-Rosbif ?À minuit moins vingt, fatigués, ils se couchèrent.
Qui dit mieux ?
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16 décembre 2007
Les voyageurs (peu) zélés
Voilà que le personnel de l'aéroport de Stansted menace de faire grève.
Que de rebondissements dans les projets des Grenouilles, qui rentrent au pays chéri pour Noël !
Que vont-ils faire ?
Ils peuvent attendre, bien sûr.
Si l'avion ne part pas, ils prendront la voiture.
150 livres de ferry. Et un pouitch hurleur.
12 heures de voiture ? Mauvais plan.
Autre solution : se précipiter sur un autre aéroport le jour même si la grève se confirme.
Comme les 100 000 autres passagers ?
La bonne blague.
Ils peuvent, bien sûr, changer leur billet pour un vol au départ de Luton, grève ou pas grève.
Oui, mais frais de changement. Et transports en commun cauchemardèsques.
Ou alors, réservation de parking très chère.
Gros frais, et gros stress.
Et si cette fichue grève n'a mâme pas lieu, pour finir ?
Aujourdh'ui : frais de changements minimes. Parking disponible à un prix "abordable". Oui, mais... payer pour rien ?
Et demain ? Combien les soussous ? Trois fois plus ?
C'est la roulette russe.
Il n'y a plus qu'une solution.
Faire l'autruche, et s'en remettre au Vieux Barbu.
Inch'allah.
(Inch'allah, tralala,
Si y a pas grève ils seront là
S'il y a grève ils n'y seront pas
Inch'allah, tralala...)
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26 novembre 2007
Bouteille
La Grenouille faisait une petite crise de nostalgie.
Ce mal le saisit un midi, alors même qu'il avalait la dernière bouchée de sa dégoûtante délicieuse saucisse Cumberland.
"Ô, mon Pays, s'exclama-t-il, que ne te suis-je pas resté fidèle à tout jamais ? Pourquoi cupide, gourmand, t'ai-je laissé choir par delà cette vaste manche d'eau, pour tomber dans les bras de ta funeste soeur ennemie ! Ô que je vous regrette, mes petites amours... vinasse, chansons paillardes à boire, saucisse, baguette...!"
Il se plaignit tant et si bien que sa pauvre femme eut pitié de lui. Elle paya une livre sterling, pas moins, pour lui acheter une baguette.
Le soir, après une longue tirade sincère et larmoyante à ses parents, la Grenouille trouva enfin la Paix.
La baguette fut coupée, du Roquefort y fut posé.
Et pour se consoler tout à fait de son mal, il fit une chose impensable jusqu'alors.
Il ouvrit la dernière, la toute dernière, la précieuse et tant chérie
bouteille de Crozes-Hermitage.
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25 novembre 2007
Molette
Toc toc, toc !
Sophie souleva la petite tête de cheval en fer forgé et la frappa trois fois, fermement, contre la grosse porte en bois. L’absence d’éclairage ne laissait rien présager de bon. Comme elle s’y attendait, personne ne vint ouvrir.
Après la femme d’affaires célibataire, la dame au mari alité et la jeune épouse en robe de chambre, Sophie n’avait plus qu’une cartouche à brûler.
...
Elle poussa timidement la porte, et entra. L’éclairage était timide dans le pub, et bien qu’il fût 10 heures du matin, le barman était là, prêt à servir les premiers clients de la journée.
« Une clé ? Voyons-voir. J’en ai une ou deux, oui. Regardez, celle-là, ça fera l’affaire ?
Eh, non, hélas. Trop petite.
- Alors attendez.
Un instant plus tard, l’homme revint, muni de deux grosses clés, l’une rouillée, l’autre non.
- Faites-en ce que vous voulez, mais surtout, ramenez-les-moi ! J’en ai besoin pour le gaz, expliqua-t-il !
- C’est promis ! dit Sophie, confiante que cette fois, ci, on tenait le bon bout. Une clé qui servait à desserrer les boulons d’une bouteille de gaz devrait bien marcher avec une autre, non ? »
Souriante et rassurée, elle s’en retourna vers la chaumière, brandissant l’objet de sa victoire.
...
Une heure plus tard, n'ayant rencontré aucun succès en grande surface, Sophie scrutait désespérément les rayons de la quincaillerie, son fils dans les bras.
« J’aurais bien celle-ci, si vous voulez, dit le vendeur. Sophie se pencha à un peu pour voir le prix. Hm.- Des toutes simples, vous n’en avez pas ?
- Hé, non, ma pauvre dame, j’en ai point, pas de cette taille ! Essayez le garage, là, ils vendent du gaz. Vous suivez la grande rue, là, puis vous tournez à droite au feu, vous serrez bien la droite, puis à droite, à gauche, et troisième à droite... »
...
Quand enfin Sophie se gara de nouveau devant le petit cottage jaune, le petit Tristan s’était endormi. L’heure du repas était largement dépassée, et le weekend s’annonçait misérable. Bredouille, elle tira l’enfant de ses songes, et poussa la porte de la maison.
« Ah, vous voilà, dit Raphaël ! Je commençais à m’inquiéter... En peignoir, les cheveux fraichement lavés, la Grenouille était assise sur le canapé, un thé à la main, et lisait.
Le feu flambait dans la cheminée, le radiateur était chaud, et tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Sophie resta sur le seuil, bouche bée.
- Eh bien, alors, ferme la porte ! Il fait froid ! Tiens, voilà un pouitch qui a l’air de se réveiller...
- Bon, mais, tu m’expliques ?
- Hein ? Ah, ça ! Eh bien, le mari de la dame en peignoir est venu. Il m’a amené une clé à molette géante, tu aurais vu ça, impressionnante ! Enfin bref, on a pu changer les bouteilles en un rien de temps. J’ai réussi à rallumé la chaudière. On mange ? »
Comme quoi, dans la chaumière des Grenouilles, tout finit toujours par s’arranger !
09:05 Publié dans Episodes narratifs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chaudière, gaz, clé à molette, clé de serrage, grande surface, quincaillerie
17 novembre 2007
Génie
- Tu es prête ?
- Ah, oui, bien sûr.
Nous nous installons autour de la table dans la pièce trop petite, moi en bout de table, Elle à gauche, Lui à droite.
- Alors, Sophie, ça fait un mois que tu es là.
- En effet. Eh oui ! Hi hi. Oui. (Sourire)
- Eh bien, nous sommes très impressionnés. Tu es passée très rapidement au téléphone et tu as très vite tout compris.
- Ah, eh bien, merci.
- Et tu ne te satisfais pas d'une réponse vague. Quand quelqu'un te pose une question, tu cherches à tout prix à leur trouver une réponse. C'est très bien.
- Ah, eh bien, merci. (sourire)
- M. m'a parlé de toi tout à l'heure; je ne l'ai jamais entendue parler de façon si positivie de quiconque. C'est excellent. Dans quelque mois tu auras une promotion.
- Oh! Eh bien, tant mieux, très bien, merci ! (grand sourire)
- Voilà, on se revoit dans un mois ?
- Ah, eh bien, oui.
Eh bien, oui, mes amis, je vous le dis, votre Sophie est un génie !
Et comme c'est son blog, elle a le droit de sa passer un peu de pommade !
09:00 Publié dans Episodes narratifs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chef, évaluation, génie
13 novembre 2007
Charity shops
Quand j’vous disais qu’on trouve des trucs trop cool dans les charity shops.
Un jour je me promène dans ces petits magasins à la recherche d’un pantalon ou d’un joli chemisier de coton, et v’la-ti pas que je tombe sur... ça.
Prix : £1,99, soit 3 euros.
Ce même jouet que pas deux jours plus tôt, j’avais contemplé amoureusement dans un magasin de jouets, pour le reposer presque aussitôt en en ayant vu le prix. (£15 = 22 euros)
Et v'la qu'une autre fois, je me demande si je vais me laisser tenter par la Saison 1 de Friends en DVD, et qu’est-ce que je vois ?
Ça.
Exactly what the doctor ordered, comme on dit par ici (enfin d’habitude c’est « not what the doctor ordered » mais je transforme un peu). Sauf que cette fois, on peut le prendre au pied de la lettre. Car la sorcière du village de Tain l’Hermitage nous avait bien recommandé l’achat d’un véhicule trois roues pour remettre dans le droit l'oblique chemin les deux petits pieds du fiston. Seulement celui-là, il coûte : £2,99 (4 euros 50). Bon, le rouge est un peu beaucoup passé mais c’est pas Tristan qui va s’en plaindre !
Ravie, je rentre chez moi montrer ma trouvaille à mon petit monstre. Trois jours plus tard, je chine dans une autre de ces petites boutiques pour y acheter une affiche, et sur quoi se posent mes yeux éberlués ?
Sur ceci.
Précisément ce que je cherchais depuis plusieurs mois dans tous les magasins de jouets. Prix : £2.99 (4 euros 50).
’L’est pas belle, la vie ?
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08 novembre 2007
Evénement
Ce matin, il a plu.
Oui, il a plu !
Remarquez, il n’avait pas plu depuis 10 jours.
Alors tout le monde s’est arrêté de travailler.
Faut dire quand même qu’il s’est mis à pleuvoir d’un coup, et puis très, très fort. Comme si le ciel s’était énervé tout d’un coup contre les imbéciles qui voulaient raccourcir leur numéro de client.
Alors tout le monde, mais tout le monde, les allemands, les russes, les polonais, les tchèques, les espagnols, les italiens, les hongrois, oui, tout le monde, a regardé par la fenêtre et s’est mis à pousser des grands oh ! et des ah ! et des ouh !
Même les anglais n’en revenaient pas.
Comme quoi, vous voyez, la pluie a tout de même quelque chose d’exceptionnel. Même en Angleterre.
P.S. J’ai oublié les bulletins météo. Pardon. Vous avez celui d’aujourd’hui. On va essayer d’avancer à partir de là.
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31 octobre 2007
Le feu
Pour la deuxième fois en deux mois, la chaudière s’est éteinte, refusant obstinément de se laisser rallumer.
Nous avons donc appelé un technicien, (en priant pour que La Proprio daigne bien payer la facture). En attendant, la température est descendue à -10 dans la "salle à manger" et à 5°C dans la salle à manger (petite exagération histoire de).Par conséquent nous avons fait du feu.
« C’est fou ! » a dit Tristan. Ce qui, en langage petitbonhommien, veut dire : « c’est chaud ! »
Ensemble nous nous sommes assis devant le feu de bois et avons médité. Le vieil égouttoir Ikeas s'abandonnait aux hautes flammes lestes, et l'atosphère se réchauffa. Le lendemain, le salon sentait bon le feu de bois.
Que de petits plaisirs dans la chaumière des grenouilles !
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