Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22 mai 2012

Malbouffe

Y a une mode en ce moment (et depuis un moment - voire toujours - et qui durera encore un peu) dans la presse anglosaxonne, qui consiste à encenser l'éducation à la française.

Ce qui devrait me faire plaisir, à moi, puisque, quand même, je suis française, non ?

 

[What a lot of weather we're having!]

 

 

Rho, eh ben, non, vous m'embêtez, tous avec votre éduction à la française. Non, mais bon, quoi, voilà, quoi. Moi, mes gamins, ben ils sont pas éduqués à la française.  

Ils ne mangent pas de salade. Ni de concombre, ni de radis, ni de courgettes, ni de poireaux, ni d'endives, ni de... je continue ?

Ils ne se tiennent pas bien à table dans un restaurant et courent partout dans les musées. 

Et non, je ne suis pas une mauvaise mère. Je suis une mère anglosaxonne. Et quand mes enfants courent partout, ou se roulent par terre dans le supermarché, personne ne me regarde de travers - au contraire, on me sourie. Parce qu'on sait que les enfants, ce sont des enfants. Et que parfois, surtout à deux ans, ils peuvent être amenés à se rouler par terre dans les supermarchés. 

Et les adultes irlandais ou anglais ne se roulent pas par terre dans les supermarchés. Ils ont appris, entre temps, à se tenir. 

Oui, les pays anglosaxons ont beau avoir produit un certain nombre d'obèses, ils contiennent aussi pas mal de nanas maigres comme des clous qui bouffent des paquets de chips pour leur repas de midi, et des intellectuels intelligents et savants. Et des entrepreneurs successfuls, mot que je ne sais pas traduire en français tout de suite maintenant et que j'ai la flemme de chercher.

Et puis d'abord, les petits enfants anglosaxons ne mangent peut-être pas de salade et sautent peut-être sur les banquettes au restaurant, n'empêche qu'ils deviennent des adultes positifs, optimistes et ouverts à l'alternativité. Les Français sont hyper-critiques, râleurs, bornés, ethnocentristes, et dépressifs. 

 

Alors zut.

 

(Et puis na.)

20 mai 2012

Pouf, pouf

Y a un truc que je comprendrai jamais, jamais, jamais : c'est les poufs irlandaises.

Ceux et celles qui vivent, ont vécu, ou même, sont venus en Irlande savent déjà de quoi je parle : les autres ne peuvent pas l'imaginer, parce que c'est tout simplement pas imaginable pour un(e) français(e) civilisé.

[lecteur nouvellement arrivé, oui, ce blog est un blog ethnocentriste et borné où on dit que l'Irlande, c'est nul, et la France, c'est mieux. Enfin pas tout le temps, mais des fois].

Donc, les poufs irlandaises, ce sont des femmes, vingtenaires (pourquoi ce mot n'existe-t-il pas ?), trentenaires, quadragenaires ou même quinquagenères, qui ont grandi et mûri avec l'idée que, quand on sort, on - euh - se fait belle. On se met sur son trente-et-un. On s'habille, quoi.

Ou plutôt, on se déshabille.

Une française, bien entendu sophistiquée et grâcieuse (car toutes les françaises sans exception sont sophistiquées et grâcieuses, on le sait bien), se maquillera les yeux de manière un peu plus prononcée que d'habitude, fera glisser sur ses lèvres un gloss légèrement pailleté, ou pas, un rouge un peu plus riche que d'habitude, ou un rouge tout court si elle n'en porte pas habituellement.

Elle sortira sont top à froufrous ou son chemisier au fil doré, son chandail épaules nues, ou une petite robe noire qu'elle portera avec un plaid sur les épaules.

L'Irlandaise, elle, sort la robe ultra- moulante à fleurs papier-peint ou son top archi-décolleté peau de léopard. La jupe sera obligatoirement ras le ponpon. Les jambes pleines de célullite et la taille/le dos pleins de bourrelets, bien entendu.


Puis elle mettra ces talons aiguilles trop gros ou trop vifs achetés 10 euros chez Penneys, et le tour est joué - pour ce qui est de l'habillement en tout cas.

Reste le visage. Une coiffure à la ah non c'est pas vrai j'ai oublié son nom tout ça pour ça elle est morte pour rien la chanteuse junkie de soul ou de house moi j'ai jamais su comment elle s'appelait déjà là l'anglaise à l'accent working class à couper au couteau complètement idiote mariée au junkie en prison ça y est Amy Winehouse.  Donc, une coiffure à la Amy Winehouse ou simplement un bon brushing pour mettre bien en valeur son carré dégradé à frange géante rouge lie de vin, et surtout, surtout, beaucoup, beaucoup trop de maquillage. De préférence, un fond de teint 3 ou 4 tons trop foncé. Du rouge à lèvres très, très rouge pour bien mettre en valeur la bouche. Du vert ou du bleu sur les yeux, histoire qu'on voie bien le regard.

Allez, hop ! On sort ! Comme il fait 30 degrés dans les pubs, pas de manteau ni de plaid, ni rien, même s'il fait (et il fait) 8 degrés dehors, et zou ! On va s'attrouper devant le pub en grelottant, le temps que tou(te)s les autres quadragenaires en peau de léopard /décolleté jaune paquerette se ramène. On grelotte bien comme il faut (ça fait bouger la cellulite) mais on ne montre surtout pas qu'on a froid, sinon tout le monde se poserait LA question qui fâche - mais pourquoi elle est habillée comme ça alors qu'il fait 8 degrés dehors ???


Moi ce que je me demande, c'est pourquoi leurs mecs les laissent continuer de s'habiller comme ça. J'imagine que leur maman faisait pareil et qu'ils ont grandi avec l'idée que : ta nana, quand elle sort, elle s'habille en pouf, ça fait rien, ses copines aussi, ça leur fait plaisir. Et faut surtout rien dire ou elle te fait la gueule pendant 1 semaine, donc faut les laisser faire, pas trop la regarder, pas trop se dire que c'est ta nana, boire sa bière, regarder le match, et laisser les nanas entre elles. Demain elles auront revêtu leur survêtement rose et bleu alors ça ira mieux.

07 mai 2012

Good night, Mummy

"Good night, Mummy! 

Sleep tight!

A domain!" (en français dans le texte, notez-bien)

 Ca, c'est la fin. Mais avant ça, il faut dire bonne nuit à tout les habitants du mur. Et donc :

- au dog

- à l'autre dog

- à la littew giwl [soit dit en passant, t'as pas intérêt à dire que c'est une lady, ou tu te fais corriger pronto)

- au tree (qui est en fait un boat dont la coque l'a abandonné)

- aux fishies

- au ginger[bread]man

- aux chiffres 1 à 10

- au penguin

- au sun

à Mathilde, si t'as de la chance.

Faut pas en louper une.

Et faut pas se tromper de nom.

Enfin, au bout du compte, c'est quand même plus simple que le coucher du Pouitch au même age : [notes recopiées dans le cahier intitulé "The Life of Tristan Alfred Albert Grenouille", car je n'ai jamais été convaincue de l'intérêt d'une note là-dessus, chose que j'ai failli regretter amèrement... heureusement qu'il y a encore les cahiers !]

"Mummy, I'm not going to call you back, and I'm going to close my eyes very tight, like this [démonstration], and Mummy, when you go downstairs you have to talk to Daddy "Daddy!" *chuchoté*, and he has to talk to you "Maman !" *chuchoté*, and you mustn't wake me up when it's time to go to creche cos if you do I'm going to be very cross".

Cette litanie se répétait soir après soir, avec, au fil des mois, quelques variantes ajoutées puis abandonnées (je jurerais que "I'm not going to wake up in the night" y a figuré), mais sinon, au mot près, le même discours, recommencé cent fois s'il le fallait pour en assurer l'intégralité.

Ah, souvenirs, souvenirs. Toujours tout noter. Le temps, sinon, passe bien trop vite.

06 mai 2012

Grand jour, grand semaine grand mois !

Hier fut un grand jour pour la maisonée des Grenouilles, car nous passâmes de ceci : 

CIMG0427.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

à cela :   

CIMG0440.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis ce fut une grande semaine, qui marquait la fin officielle et totale des "baby cuddles" (d'où le lit, en récompense). Youpi ! Nous avons commencé par un sevrage partiel en profitant de la présence des grands-parents, puis avons éradiqué le câlin matinal (celui qui permettait de retarder le réveil de 5h52 à 6h07...). Celui-ci est parti sans même prendre congé, la Pouitchenette ne semble même pas s'en être rendu compte. Youpi ! Toutes ces craintes pour rien. C'est à croire que la Pouitchenette avait fini par comprendre que ça allait arriver un jour, et, mise devant le fait accompli (la décision prise, quoi), a oublié de résister.

Je suis donc libre !!!!

Enfin pas tout à fait - j'peux toujours pas me pinter la tronche parce que ça fait tout plein de pleins de points Weight Watchers (et j'essaie tant bien que mal de me tenir à ce fichu régime qui m'a quand même permis de perdre quelques kilos déjà).

En ce qui concerne les Baby Cuddles, le mot a pris un nouveau sens. Je vous laisse le trouver par déduction :

"Mummy, please hug baby cuddles !" 

"Papa, est-ce que toi baby cuddles?" [et soulève ton t-shirt pour me le prouver, s'il te plaît]

"Mummy, Mathilde have baby cuddles?"

"Mummy, where's my baby cuddles?"

"Mummy, Tristan not have baby cuddles!"

 

 

Un grand mois aussi, car le Pouitch s'est fait opérer. Des diabolos dans les deux oreilles, et oust les végétations. Les mots "pardon? Pardon ?? ParDON????? " ne s'entendent désormais guère plus dans notre maison, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Le Poulet a donc fait sa deuxième nuit à l'hôpital, la Grenouille a passé sa première nuit de papa à l'hôpital, et la Pouitchenette en a profité pour faire une petite poussée de fièvre.

Enfin, tout est bien qui finit bien. 

La Pouitchenette dort dans un grand lit (et ce matin, elle a même daigné nous gratifier d'une grasse matinée), le Poulet n'est plus sourd, et la Grenouille-Rosbif n'a plus à apprehénder le trajet en train du mois de juillet (point de tétée publique à prévoir).

La Grenouille, elle, découvre les dessous des présidentielles en endossant le double rôle d'assesseur et de scrutateur, et se remplit la panse aux frais de l'ambassade. Sans doute vous en dira-t-il plus bientôt ! 

(car, vous l'aurez sans doute remarqué, la Grenouille est en train de me piquer mon blog... ça fait un peu de renouveau !)

Bon, allez, c'est ze heure du washing-up, puis promenade dans le parc, sûrement sans doute.

 

Bizouilles, fidèles suivants !

05 mai 2012

Voyage éclair dans le comté de Clare

Mieux vaut un mois plus tard que jamais...

 

Description d'un petit week-end décidé à l'arrache. Pour les photos, c'est par ici.

Comme il faut bien préparer son voyage, malgré tout, tout débute par une course dans les rues de Cork pour trouver un guide de la géographie et de l'histoire irlandaises, l'efficace Lonely Planet. On ne gonfle pas les pneus et on ne fait pas les niveaux, on est encore (un peu) jeune !

Début du voyage : à cent à l'heure vers Limerick en traversant entre autres la ville d'un vague cheddar local pas bon (le Charleville). Quelques vieilles pierres sur le bord de la route pour agrémenter le tout : monastère du XIIIe et tours abandonnées. Après quelques heures d'un trajet sans histoire, arrivée dans une agglomération réputée criminogène et associée, on ne sait trop comment, à de petits poèmes plus ou moins obscènes.

Une ville, somme toute, qui gagne à être connue : après avoir roulé dans de grandes artères venteuses longeant un port fluvial à moitié abandonné, le centre ville est à portée de parking. Un petit pique-nique au People's Park s'impose, ne serait-ce que pour faire un pied de nez à la pluie qui menace. C'est très fleuri et l'on y trouve belle aire de jeux, jouxtée par un minuscule musée d'art contemporain fort sympatoche : on peut même photographier les enfants en train d'interagir avec les œuvres ! À voir les gens dans les rues un samedi après-midi, on lui trouve aussi un air plus cosmopolite que Cork.

Retour ensuite sur quelques bouts d'autoroutes/voies rapides, direction nord-ouest, vers le comté de Clare et ses célèbres falaises de Moher, arrêt obligé de tout touriste qui se respecte. Au passage, un petit coucou aux surfeurs de Lehinch, aussi nombreux que des mouettes derrière un chalutier remontant ses filets, malgré le gros temps (ou à cause de lui ?). De belles vagues viennent s'écraser sur le bord de mer protégé par une digue titanesque, obligeant même les plus intrépides à sauter de leur planche en pleine action pour ne pas aller se fracasser sur les rochers.

Retour dans l'habitacle, et l'on poursuit quelques kilomètres jusqu'au fameux relief de carte postale, mais - petit reste de rebellion ? - on ne s'arrête pas sur l'immense parking des visiteurs, oh non. Un peu plus loin il était une petite route au bord de laquelle il faisait bon se garer pour approcher des falaises par le Nord et profiter d'un beau panorama. Était, car le touriste non payant n'étant pas forcément le bienvenu, des talus de terre ont été ajoutés sur les bas-côtés pour décourager le marcheur du dimanche. La promenade n'en est que plus amusante, et le soleil s'est décidé à percer les nuages. À moins que les nuages se soient décidés à aller enquiquiner d'autres péquins en Irlande. Enfin le résultat est là : une heure au moins de temps radieux, et les falaises s'offrent à nous dans toute leur majesté. C'est l'occasion de jouer à saute-barrières à moutons, au parcours du combattant en rampant sous les barbelés, en franchissant les murets et en essayant de ne pas se tordre la cheville en descendant dans l'herbe grasse.

Soirée pépère, dans un pub comme de juste, le restaurant d'à côté vaguement coté étant archi-plein et pas vraiment ravi de voir arriver des gars pas rasés (enfin juste moi) une famille qui n'était pas sur son trente-et-un. Après le coucher des mômes, petite pinte au pub musical de Lisdoonvama, où touristes et autochtones se pressent dans une ambiance chaleureuse pour écouter les 5 violonistes qui, ce soir-là, frottent leurs crins-crins sur des airs traditionnels endiablés, quoiqu'un peu répétitifs. Pour partir, nous devons faire connaissance avec la moitié du pub, notre voiture étant coincée derrière un énorme 4X4.

Le lendemain, le temps ressemblait à ça. Et les paysages à ça. C'est la journée du live "Cohen at the Burren". Une trilogie parfaite, pour cette exploration façon sortie histoire-géo de collège. Nous ne ferons pas de topo sur les reliefs karstiques, les forts de l'âge de bronze ou les mégalithes qui parsèment les Burren, au sud de la baie de Galway. Disons simplement que l'ambiance était d'une beauté parfaite, grise et minérale. Somme toute, le live at the Burren était fort réussi, agrémenté d'une chasse aux œufs de Pâques à deux pas des cailloux millénaires : ce jour-là, j'ai eu l'impression que nous apportions notre petite pierre au mille-feuilles de l'histoire !

On déjeune dans une ferme à touristes oubliable, qui doit son existence aux ruines du fort situé à deux pas de l'étable. L'exposition monomédia consacrée au monument est digne d'un jeu vidéo de l'âge d'or de la 3D, dans les années 1970... Les Celtes méritent mieux que ça, alors on redescend plein sud, enfilant tours, églises et monastères médiévaux, et l'on s'arrête devant ce qui se fait de mieux dans l'art roman - enfin de ce côté-ci de la mer d'Irlande -: une petite église, au milieu d'un pâturage détrempé et non loin d'un donjon assez bien restauré, mais hélas fermé. Le temps manquait, mais un petit banquet au feu de bois, avec quelques chansons de circonstance aurait été le bienvenu !

Enfin, notre destrier mécanique nous ramène vers la capitale du Munster, sous la sempiternelle pluie.

26 avril 2012

Tiercé gagnant : ours en peluche, musique ethnique et alliance galactique

Deuxième journée de convalescence pour le Pouitch après son opération des végétations. Nous sommes à la maison, et comme je le lui avais promis, nous regardons la trilogie originale de Star Wars. Il me la réclamait à cors et à cris, après avoir consulté d'autres cyberpapas sur un forum, je me suis décidé à le laisser regarder ce space opera ultraviolent !

(D'ailleurs sur cet espace de discussion, on trouvait quelques aigris pour expliquer qu'il était inqualifiable :

- qu'un père s'en remette à Internet pour l'éducation de ses enfants,

- que des enfants regardent la télé au lieu de jouer dans la boue et sous la pluie...

Mais ceci est une autre histoire.)

Feux d'artifice, confetti, danses et tam-tam... Il y avait comme un air de fête lorsque nous avons terminé ce 3e épisode (enfin le 6e chronologiquement, mais le 3e dans l'ordre de la réalisation des films, bref, vous m'avez compris ou pas, mais c'est la faute à Voltaire aux prequelles aux prélogies...).


 

Un air de fête, donc, voyez plutôt, mais j'ai trouvé qu'on finissait sur une note de légèreté frisant le ridicule ! Bien sûr, qui suis-je pour critiquer le grand, que dis-je, l'IMMENSE Georges Lucas et tout et tout... Personne, c'est entendu, mais tout de même, qu'on se le dise :

- les feux d'artifice, c'est kitschissime, et en l'an 10 000 avant J.-C. (enfin y'a très longtemps, quoi), ça devait pas être bien plus tendance.

- voir des nounours patauds danser et surtout sauter de joie au milieu des arbres, ça fait sourire.

- qu'ils le fassent au son des flûtes indiennes façon un indien dans la ville, ça fait presque rire.

- quand on voit des gusses en combinaison orange fluo, euh pardon, d'héroïques pilotes de chasseurs de l'alliance, un peu paumés, se joindre à la fête des nounours et se déhancher gaiement comme dans une boîte de nuit rétro, ça fait drôle.

- quand le généralissime Lando Calrissian se met à taper dans les mains comme votre oncle rigolo pour une animation du DJ de votre mariage entre la poire et le fromage, ça devient franchement réjouissant !

Le père Lucas, je le trouve excellent conteur, mais ses séquences émotion ne sont pas à la hauteur de tout le reste. Je me souviens encore avec des frissons d'horreur du baiser final entre Anakin Skywalker et Padmé, dans l'épisode 2...

Enfin, tout ça c'est pas bien grave, ça plaît au Poulet et même à la Pouitchenette !

21 avril 2012

Continuum espace-temps et fission nucléaire

Retour vers 1985. Depuis plusieurs années, faute de pouvoir remonter dans le temps, je regarde les (nombreux) films à côté desquels je suis passé, enfant ou adolescent. Les trois volets de l'excellente saga Retour vers le futur étaient de ceux-là.

doc lunettes soudure.jpg

J'aimerais revenir sur quelques scènes du premier film, qui m'ont beaucoup amusé, moi le spectateur de 2012. Outre sa perpétuelle envie de gober des mouches et son apraxie oculomotrice, deux choses m’ont frappé, chez le Doc, lors de sa tonitruante entrée en scène : sa combinaison blanche pas tout à fait vierge, et ses gants de jardinage en caoutchouc pas tout à fait bios. Non pas parce que ces accessoires vestimentaires sont une addition fort improbable à la chemise à carreaux, aux lunettes de soudure et aux baskets de notre ami ; jusque là, rien que de très normal pour cet éternel ahuri...

 
 

combinaison doc.jpg

doc main sur coeur, gants jardinageCe sont quelques petits détails fort signifiants qui ont attiré mon attention. Pour rendre le personnage plus cool auprès de tous les apprentis-sorciers ados aspirants scientifiques de 1985, les costumières avaient glissé quelques petits symboles irradiants d'innocente innocuité dans l'accoutrement de M. Brown... Voyez plutôt !

Ce bon vieux docteur Frankenstein scientifique d'avant-garde persiste et signe, et nous jure, la main sur le cœur que non, il n'y a pas de problème, on peut y aller, le plutonium c'est hyper safe.

Eternel sceptique, vous n'êtes toujours pas convaincu ? D'acodoc, il en remet une couche : le plutonium, c'est un peu comme la bière ou le petit rosé, l'été : on le met dans une glacière et on peut aller pique-niquer sur l'idyllique parking du centre commercial voisin. Et si vous avez les mains pleines, pas de panique : il suffit d'utiliser les pieds pour ouvrir la petite boîte !

glacière à plutonium

 

Tout ça, c'était en 1985, alors que l'atome avait su rester cool, fort de toutes les promesses que le nucléaire civil semblait tenir depuis son avènement. Et il savait faire rêver, le bougre, comme ce bon doc ! 

Et puis, un an plus tard, il y a eu ça :

C'est facile et méchant de faire de l'analyse historique a posteriori, mais c'est tellement marrant !

Pour être justes, signalons que pour le deuxième opus, les scénaristes ont fait amende honorable, puisque la machine à remonter dans le temps fonctionne au carburant 100 % bio, peaux de bananes et vieilles canettes. Conversion au recyclage notable !

Enfin, pour terminer sur une note apolitique (mais l'est-elle vraiment ?), non, ce billet n'a pas pour but de vous inciter à donner votre suffrage à la mégère revêche aux lunettes encore plus cool que celles du Doc les plus hideuses de l'histoire politique mondiale. J'ai simplement été scotché de voir ces petits détails, fleurant bon une époque où le plutonium était encore de bon aloi !

Il y aurait beaucoup à dire encore sur les choix vestimentaires de l'an 2015, ou sur les terroristes lybiens plotoniumivores, mais ce n'est pas notre propos !

Ce petit joyau cinématographique est atemporel, certes, mais pas hors du temps...

outatime, hors du temps, out of time

Really?

13 avril 2012

Pouf pouf pouf

Je n'arrive pas à me décider à fermer ce blog. Et pourtant ça n'a pas grand sens de le laisser ouvert - je n'écris plus rien. 

La principale raison qui explique ceci n'est pas, comme j'ai pu le penser il y a quelques mois, que mes compétences de bloggueuse ont fondu avec la naissance de mon deuxième enfant, mais plutôt, semble-t-il, que tout cela n'a plus grand chose de nouveau. Car réfléchissons. De quoi était consitué mon blog jadis ?  D'observations culturelles sur les oeufs, l'eau et les feux rouges, le survêtement ou encore la vie de bureau. Or, tout cela, maintenant, a le goût de l'ancien. Les choses ne me surprennent plus, je les prends comme elles viennent, et je ne me dis plus "tiens ! Ca ferait un bon billet pour mon blog, ça !".

 

Enfin, la plupart du temps.

 

Car l'autre jour, à la pharmacie, c'est exactement ça que je me suis dit.

Voyez-vous, à la pharmacie, on présente son ordonnance, puis on attend qu'on vous serve. Les ordonnances doivent être servies par les pharmaciens eux-mêmes. Donc, même si tu veux juste un inhalateur tout bête qui n'a pas à être mesuré, pesé et compté, tu files ton ordonnance, et tu attends.

Et tu attends.

Et tu attends.

Et tu attends. 

Et enfin, on te fait payer, donc tu te dis, "ah,ça y est, c'est à moi !"

Mais non. Tu paies, et puis tu attends. Et tu attends. Et on te dit rien.

Le pharmacien prend ses sacs en papier et fait des machins avec [on suppose qu'il les remplit avec les médicaments des 15 000 mémés du quartier qui passent commande à 8h du matin pour 5h du soir), et il ne te regarde pas.

Et toi, tu as envie, mais envie, de dire : "Euh... c'est pas pour être malpolie, mais, hm, on attend quoi, là ? Vous voulez pas juste me le donner, l'inhalateur, non ? Ca prendra 10 secondes ?"

Mais tu le dis pas, pasque bon, ce serait pas poli. 

Alors t'attends. Et t'attends, et t'attends.

Et puis, enfin, au bout de 10, 15, 20 minutes d'attente (quoi, j'exagère ? A peine, rho.), on t'appelle par ton nom, et on te file le petit sac en papier avec l'étiquette personnalisée collée dessus. Dedans, t'as l'inhalateur, dans sa petite boîte, avec ton étiquette personnalisée dessus.

Tu le prends, et enfin, enfin, tu peux enfin rentrer chez toi.

 

Bon et puis l'autre truc, je voulais vous en parler y a longtemps, mais j'en ai pas parlé, puis j'ai dit que je voulais en parler et ce faisant ben j'en ai parlé (sais pas si vous me suivez - si c'est pas le cas, désolée), c'est les mecs qui te disent de passer quand toi t'attends pour tourner à un carrefour, et puis qui t'attendent pas. Ben l'autre jour, j'ai failli y passer avec leurs conneries, alors faut que je vous explique ça en détail.

L'autre jour, j'attends donc pour tourner à droite, mais y a plein de mecs qui roulent dans l'autre sens, et comme moi je roule à gauche, faut que j'attende que la file s'interrompe pour pouvoir y aller. Logique. Donc, j'attends. J'ai les mains sur le volant, mais je suis en point neutre et j'attends, les pieds relevés de leurs pédales. Logique, y a des tonnes de voitures en face. 

Au bout d'un moment, j'aurais la place, sauf que y a un vélo qui tourne aussi. Me méfiant dudit deux-roues, je laisse passer mon tour. Sauf que la voiture derrière le vélo décide d'être gentil, et me fait un appel de phares. Ce qui veut dire : vas-y, je te laisse passer. 

Ah.

Bon, alors, vite, vite, pied gauche sur l'embrayage, pied droit sur l'accélérateur, passer la première... 

Le mec ne s'arrêtant pas, moi qui prends trois plombes (tout es relatif, trois millisecondes, disons plutôt), j'ai une seconde d'hésitation. Puis je me dis "ben si, il a dit qu'il me laissait passer, donc j'y vais.

Sauf que non. 

Le mec, lui, pensait que j'étais là, à faire patiner mon accélérateur et mon embrayage pendant que les 50 000 bagnoles d'en face passaient comme des brutes, sur le qui-vive au cas où l'un d'entre eux, comme sa majesté me feraient l'appel de phares honorifique, et que zou ! instantanément, je décollerais de mon lieu d'attente, sans faire le moindre petit trou temporel dans son cheminement fluide d'automobiliste Irlandais. 

Ben non.

Donc, le mec, vu que je mettais plus que 2 millisecondes à décoller, il a comme qui dirait changé d'avis, et moi, j'ai failli lui rentrer dedans, au milieu du carrefour où soi-disant il me laissait passer.

Heureusement, tout fut bien qui finit bien, et je pus tout de même poursuivre mon chemin d'automobiliste française, maudissant la conduite eiranne et me promettant de l'écrire enfin, ce fameux post.

Voilà qui est fait.

Le Pouitch fait parler sa soeur

"Mattie, Mattie", dit le Pouitch, "say "helicopter"!"

Pouitchenette : "Ellikopta"

Pouitch : Mattie, Mattie, say "ladybird"!

Pouitchenette : "Leddibed!"

Pouitch : Mattie, Mattie what's 4 plus 4?

Pouitchenette : Four!

Pouitch ! No, Mattie, what's 4+4?

Pouichenette : Four plus four!

Pouitch : No, no, Mattie, what's 4 + 4? OK, so Mattie, what's THREE plus THREE?

Pouitchenette : Fwee! Plus Fwee!

Pouitch: aaaaah, Mattie, what are you saying? Are you drunk or what?

Pouitchenette : I'm dwunk! I'm dwunk!!

 

Le Pouitch parle franlandais

Donc, les Irlandais mettent des -ch- partout, à la place des "t".

 

Donc, le Pouitch met des -ch- partout, même quand il parle à sa mère, avec son accent "anglais".

"Mummy", qu'il dit, "help me kill this monster, I can't do ish!"

 

Donc, le Pouitch met des -ch- partout partout, même... en français.

"Papa, je peux manger des friches? Oui je sais, j'en ai déjà eues à midi, mais c'était des petiches !"

 

Avoir un Pouitch bilingue, c'est sympachique.