04 septembre 2009

Le bouquet

… ou

 

La non-cerise sur le gâteau.

 

 

 

Décidemment, ils finiront eu beauté, ceux-là.

 

 

Que j’vous explique.

 

 

Mercredi, je fais un gâteau.

 

 

Je fais un gâteau parce que 1) je suis sympa, 2) si j’attends mon dernier jour pour le faire, ben y aura plus personne pour le manger, vu que la Brune Autrichienne est déjà partie en vacances et que ni la Collègue qui était enceinte ni Une autre dont j’ai jamais parlé ne travaillent ce vendredi 4 septembre.

 

Mardi soir, donc, je me bats contre le four et ladite pâtisserie, la remets trois trois fois à cuire, et finis par en retirer un couteau sec, sur le coup des 21 heures.

 

 

Mercredi, je mets un mail aux collègues, c'est à dire :

 

- à Celle qui était enceinte

- à la J’m’en-foutiste

- à Celui qu’est gentil mais pas très fin

- à Celle dont j’ai jamais parlé puis à une autre dont j’ai jamais parlé non plus,

- aussi à une Gentille française,

- à la Grande perche dont on se souvient sans doute pas, qui ne bosse pas directement avec moi et qui est un peu plus haut placé que moi mais qui n’est pas mon chef non plus ; qui en principe est sympa mais soit timide soit m’aime pas…

 

et puis bien sûr, tout de même, j’ai envoyé mon courrier

- au Grand chef

- et au Chef bizarre.

 

 

Dans mon mail, je dis :

 

Eh, les gars, eh les filles, y a du gâteau !!! Je l’ai fait today pour que tout le monde il en profite et bicose mon emploi du temps ultra speed de mère célibataire ne me laisse point le loisir d’aller boire un pot avec vous [comme si ça risquait d’arriver, même si j’avais eu le temps…] – magnez-vous donc de venir en becqueter un bout !

 

Bien sûr j’ai pas dit ça comme ça… j’me lâche pas à ce point au boulot, même lors de ma dernière semaine. M’enfin bref. Le sens général y est.

 

 

Donc, les collègues normaux rappliquent - normal - et mangent mon gâteau et louent mon gâteau et me remercient et tout et tout et je suis contente.

 

Et le Chef bizarre, sans me remercier, me fait quand même une remarque comme quoi « chapeau d’avoir réussi à faire un gâteau toute seule comme une grande malgré mon statut de mère célibataire ! », mais n’en mange pas. ‘fin bon. Ne nous offusquons pas. J'ai l'habitude, le Chef bizarre, il est disons... bizarre. Au moins il a fait un effort. J'apprécie.

 

 

(Là je sens qu'à ce stade du billet - si vous êtes encore là, pasque oué, chébien, il est looong mon post, encore, ben que voulez vous, on se refait pas, hein, ma p'tite dame... - je sens donc qu'à ce stade du billet vous vous demandez si le gâteau lui-même n'y est pas pour quelque chose. Alors non non, je vous rassure, l’était pas cramé ni ratatiné, mon gâteau, dedans y avait des copeaux de chocolat et il était moelleux et pas sec. Alors médites pas siouplaît).

 

 

Le Grand chef, quant à lui, devinez quoi ?...

 

 

…ne répond Rien.

 

Même pas merci, même pas merde; rien.

 

Bon. J'me formalise pas ; là aussi, j'ai l'habitude.

 

 

La Grand perche, elle, répond par un silence muet de carpe sourde. Là je suis un peu plus bluffée, quand même.

 

Je me suis quand même trouvée seule à seule dans la cuisine hier avec ladite asperge, le temps de sortir mon sachet de thé de ma tasse (et non, je ne sais pas pourquoi je m’évertue à boire du thé, je ne le finis jamais), et comme de juste…

 

Aucun commentaire !!

 

Rien !!!

 

Même pas « alors, le dernier jour approche ? »

 

Ou alors « au fait, merci pour le gâteau hier, mais j’avais absolument pas faim ».

 

Non non, rien. Rien de rien de rien de rien de rien.

 

Genre t’existe pas.

 

 

Alors j’voudrais pas dire, mais moi je trouve ça unique. Je comprends que quand tu reçois un mail d'un gars qu'a écrit à toute la boîte, c'est à dire à 300 personnes, un gars que t'as peut-être croisé une fois dans l'ascenseur un jour de chance, et que le mec te dit "je me suis trop éclaté avec toi au cours de ces quatre dernières années, merci pour tout et viens boire un coup avec moi vendredi après le taf", ben là, évidemment, le mec tu vas pas lui répondre. Enfin, tu pourrais, mais "merci mais t'es qui ???" ce serait pas super sympa de la mort pour le pauvre mec qui apparemment est déprimé parce qu'il quitte son poste (mais comment ils font, les gens ???)

 

Nan mais là. Là, mon mail, je l'ai pas envoyé à 300 personnes. Je l'ai envoyé à - attendez, je compte, vous pouvez compter avec moi si vous voulez - NEUF personnes. Triées sur le volet, donc.

 

La politesse exige qu'on réponde à un mail comme celui-là, non ?

 

Nan et puis, ce mec, j’ai quand même passé 6 mois assise à côté de lui. Je lui ai demandé des conseils sur les fournisseurs d’accès Internet et il m'a parlé (par politesse, pour répondre à mes questions - donc il a un peu des notions de politesse quand même) du soleil des Bermudes où il venait de passer deux ans à se dorer la pillule cuire devant des fichiers Excel. Et puis régulièrement à chaque fin de trimestre  je viens le voir et je l'assome à coup de questions sur le numéro de compte de divers clients ou le taux de rétrocessions à appliquer ou le pourquoi du comment du keskidi de tel ou tel encours. Et il me répond toujours poliment et patiemment.

 

Ca crée des liens, ce genre de choses, non ?

 

Ben apparemment pas.

 

Ou alors il est timide de chez timide dès qu'on sort des choses du boulot, au point que c’est maladif.

 

Bon. Peut-être.

 

Pour moi c’est de la franche malpolitesse mais bon, s’il est timide de chez timide de chez timide, c’est pas à moi de juger, si ça le ronge de l’intérieur et qu’il a passé les deux heures suivant la scène à la cuisine à se dire « punaise pourquoi j’ai rien dit pourquoi j’ai rien dit pourquoi j’ai rien dit » bon ben, le pauvre gars, je vais pas lui en vouloir, hein, ça lui mettrait encore plus la pression.

 

Ouais, sauf que j’ai pas l’impression que le mec, il soit d’une timidité maladive.

 

Ou alors il est juste comme ça avec les femmes.

 

Ou alors il me déteste cordialement.

 

Ou alors il m’aime comme un fou… C’est possible, ça, vous croyez ?

 

 

Bref.

 

 

C’est au point que lui et le Grand chef, j’ai pas envie de leur dire au revoir quand je partirai ce soir. Mais comme dit la Grenouille, rapport aux références futures, c’est mieux de ne pas partir en froid. On ne sait jamais.

 

 

Mais quand même :

 

 

GRUMPFKOWAZERQKQPURIOUIORDISRIOCUAERIOEURI@@@******!!!!!!!!!!!!!

 

 

 

Merde à la fin.

 

28 août 2009

Ben pas moi, et na !

Y a un gars qui part aujourd’hui, dans la rangée de bureaux à côté des nôtres.

Il a amené des gâteaux.

Pour tout l’étage.

Il les a mis dans la cuisine.

 

Ben moi, vendredi, quand je partirai, je ferai un seul gâteau pour l’équipe et les gens avec qui j’ai travaillé et basta.

 

 

Faut pas déconner non plus.

27 août 2009

La Grande peur de l'Audit

 

 

Argh.

 

Quelque fois ça m’énerve.

 

Quelque fois c’est ridicule.

 

Paraît que c’est la faute au grand méchant loup, le prédateur craint par tous, le juge absolu du bien et du mal, j’ai nommé…

 

 

…l'AUDIT.

 

 

Alors pour ceux qui ne sauraient pas ce que c’est qu’un audit, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas habitués au monde de l’entreprise (j’ai nommé les profs :-D), un audit c’est quand un gars en costard – voir deux, de préférence ; c’est plus intimidant – se ramène en te serrant la main, un gros dossier sous le bras, et te pose plein de questions. Il regarde l’achat du 13 mars 2006 et demande si tu as gardé le reçu. Et il coche une case. Et si tu l’as tamponné (il coche une autre case.) Et si tu as une base de données où sont consignées les achats (il prend des notes). Et si c’est normal que le reçu ait été photocopié et si non, pourquoi t’as pas gardé l’original (encore prise de notes). Et si tu as une base de données où tu consignes le fait que tel ou tel reçu a dû être photocopié parce que l’original n’est plus disponible et pourquoi (grattage de tête, changement de page dans le dossier, cochage de cases, prise de notes).

 

A la sortie de l’audit, le gentil monsieur en costume t’attribue une note et te dit ce qu’il faut améliorer. Il te dit si c’est suffisant ou pas. Et si contrevisite il doit y avoir. Un peu comme un contrôle technique automobile, quoi.

 

 

Nan, mais j’dis pas, c’est bien, les audits : ça évite que le PDG se casse avec la moitié de la tirelire et les ¾ du stock.

 

Sisisi, je reconnais.

 

Mais bon.

 

Des fois, c’est juste un chouilla exagéré.

 

Par exemple :

 

Dans la belle et grande entreprise où je ne travaillerai bientôt plus (youpi !), il existe un truc qu’on appelle des comptes pour mineur.

Dans l’intitulé du compte on a donc : « Papa Dupont et Maman Dupont pour Bébé Dupont ».

 

Alors l’intitulé du compte, vous croyez peut-être que c’est anodin, mais il n’en est rien. Ce sont les fondations d’un compte. Si on change l’intitulé, le compte s’écroule.

 

Donc moi, hier, j’ai une dame qui m’appelle, qui me dit que, pour des raisons de séparation maritale et de suivi du courrier trop compliquées à expliquer, le courrier n’arrive pas au bon endroit et qu’il faudrait si on le veut bien changer l’ordre dans lequel monsieur et madame sont inscrits dans l’intitulé.

 

Héhé.

 

Ca vous paraît simple, à vous, hein ?

 

Ouais mais c’est sans compter les auditeurs.

 

Parce que tout ce qu’on fait, on le fait pour l’Ennemi en costard.

 

Donc. Si on fait un copier-coller, le compte va subitement changer. Et le monsieur en noir il va dire « pourquoi ? Comment ? Selon quelle procédure ? Avec quelles justifications adminstratives ? »

 

C’est ainsi que, pour prendre madame et la placer devant monsieur, il faut :

- une lettre signée des deux parents, envoyée par la poste, s’il vous plaît, car il faut la version originale de la signature ;

- la photocopie des cartes d’identité des deux parents ;

- un extrait de naissance de Junior.

 

Avec tout ça, on ouvrira un nouveau compte et on transférera toutes les parts de Junior sur ce nouveau compte, avec un nouvel intitulé, car on ne change pas l’emplacement des briques dans la fondation de la maison une fois que celle-ci a été érigée. N’est-ce pas ?

 

Alors moi j’voudrais pas dire mais je trouve ça un peu compliqué.

 

'Fin bon, moi, ce que j’en dis, hein…

 

De toute façon, dans 6 jours ouvrables, j’me casse.

 

Nan mais.

 

 

21 août 2009

Conversation avec le Grand chef

Mon Dieu ! Le Grand chef m’a demandé comment j’allais !!

C’est un miracle !!!

 

Oui enfin bon, je ne suis pas dupe, le Grand chef m’a parlé uniquement parce que ça faisait 45 secondes qu’on était tous les deux dans la cuisine avec personne d’autre, touillant notre thé et notre café respectifs en silence.

 

Donc il m’a dit :

 

- How are you doing, Sophie ? et il a jeté un coup d’œil rapide à mon ventre.

 

Ouah !!!

 

Faut dire que le Grand chef, je me demandais quand même s’il avait bien enregistré que j’étais enceinte ; depuis que je lui avais annoncé ça entre deux larmes, le jour où j’étais rentrée toute tremblante et hormonale me reposer chez moué, et qu’il m’avait dit « ah oui ? » avec un sourire ému, (celui de l’homme qui aime les bébés – car le Grand chef adore les bébés, y a qu’à voir la lueur dans ses yeux quand une collègue ramène son nouveau-né) et qu’il m’avait dit sur un ton paternel et bienveillant : « mais bien sûr, prends soin de toi ! »  eh bien depuis ce jour, il ne m’avait plus rien dit sur le sujet.

 

Pas un mot.

 

J’avais donc été absente deux jours, et quand j’étais revenue, je m’étais un peu attendue à ce que, passant à côté de moi pour envoyer un fax, par exemple, le Grand chef me demande : « alors, ça va mieux ? Mais dis-moi, c’est pour quand, alors, et heureux événement ? »

 

Eh ben non. Rien.

 

Bon.

 

Faut pas s’exciter non plus, le Grand chef c’est le Grand chef, c’est pas mon pote, me dis-je.

 

 

Mais je vais quand même vous faire une confidence, et vous le répétez pas, hein ? Le Grand chef, il a beau être un peu bizarre lui aussi, il a une qualité qui l’a sûrement aidé à arriver Grand chef – c’est moche à dire mais ça m’étonnerait pas, c’est que le Grand chef c’est un beau mec. Beau et charmant. Grand, blond grisonnant, le regard pétillant ; toujours bien rasé, épaules carrées… La chemise lui va à merveille, et le col V sans manches j’vous en parle même pas…

 

Bref.

 

Or, un Grand chef beau et charmant, il a beau être un peu lunatique, zarbi et faux-cul, ben en fait, on lui pardonne beaucoup de choses.

 

C’est nul.

Mais c’est un fait.

 

Enfin chez moi en tout cas.

 

 

J’avais donc encore un peu l’espoir qu’il réagisse quand, ayant annoncé au Chef bizarre que finalement je partais sur Cork en septembre, je mis un mail au Grand chef pour lui annoncer la même chose (pasque vu la communication entre les deux, là, fallait pas compter qu’il ait l’info de sitôt).

 

Et donc ?

 

Keine Reaktion.

 

Rien. Nada. Que dalle.

 

Bon.

 

Moi j’dis ça, j’m’en fous, hein.

 

 

Mais bon, quand même.

 

 

Du coup, quand ce matin, le Grand chef m’a dit « How are you doing, Sophie ? » et a regardé mon ventre, je me suis dit : « mon Dieu, il me parle ! » et lui ai répondu, tout simplement, « fine ! ».

 

(Quelle conversation transcendante me direz-vous ! N’est-il pas, vous répondrai-je ?)

 

Le Grand chef, fidèle à lui-même, ne répondit pas, mais je n’allais pas me laisser impressionner, bien décidée que j’étais à obtenir enfin de sa part une reconnaissance de l’importance de mon état révolutionnaire. Je rajoutai donc, en référence au fait qu’il avait zieuté on bidon :

 

- Getting bigger ! »

 

Ce à quoi le Grand chef répondit par un léger sourire qui me sembla signifier « oui, bon, ça va, hein, pas la peine de t’étaler non plus, hein, t’as bien vu que je cherchais juste à briser le silence, on va pas non plus papoter toute la matinée, hein, allez, moi j’ai fait mon devoir, ça s’arrête là, ciao » - et sortit de la cuisine.

 

 

Bon.

 

 

Le Grand chef, il a beau être mimi et beau et allemand, ben faut dire ce qui est, c’est un gros con.

 

 

Nan mais.

 

 

 

18 août 2009

Le dilemne de la glandeuse professionnelle

Le problème, quand t’as pas de boulot, c’est qu’au bout d’un moment, t’en veux plus.

 

Surtout quand tu sais que dans 3 semaines tu te KASSOS et que c’en est FINI POUR TOUJOURS de ce boulot de mouise.

 

Evidemment, c’est lors de ces trois dernières semaines que tu te trouves submergée de travail. Tu vois une raison à ça, petit lecteur assidu ?


Moi pas.

 

M’enfin toujours est-il que voilà :

 

- la boîte des mails français (celle que voient aussi le Grand chef et le Chef bizarre) se remplit régulièrement, et moi je ne la regarde plus ;

 

- les papiers s’amassent sur mon bureau mais je ne leur accorde pas plus d'attention qu'au cours du Nasdaq ;

 

- les bouteilles en plastique vides s’amoncellent à gauche de mon écran mais je ne les jette pas (la faute à la cuisine qu’est trop loin – au moins 15m – pour ma pauvre symphyse pubienne) ;

 

- et moi je ne suis plus du tout mais plus du tout mais plus du tout motivée.

 

Et bien sûr, chaque fois que le Chef bizarre passe (et elle a raison, la Grenouille : il a donc rien à fiche, le Chef bizarre ? Il passe au moins 10 fois par heure. Ca me saoule, moi !) j’ai sur mon écran une jolie fenêtre décorée d’une palette de couleurs à droite et d’un échantillon d’émoticônes sur la gauche et je tape frénétiquement une réponse à la fille qui me dit que oui, faire pipi dans le jardin c’est vraiment dégoûtant ou que non, elle ne sait vraiment vraiment pas ce qu’elle a fait après son quatrième verre hier soir et que c’est un drame.

 

Et pendant ce temps le Chef bizarre voit les mails qui s’accumulent dans la boîte commune.

 

Ca craint pour ma pomme.

 

Je vais m’y remettre, illico presto.

 

(‘fin j’vais juste aller voir d’abord s’il ne se passe rien d’excitant sur Facebook…)

30 juin 2009

J'aime mon chef

Comme vous le savez, j’adoooore être impliquée dans l’évolution des « dossiers » (ouah, je kiffe ce mot, on dirait que je fais plein de trucs passionnants quand je travaille sur des « dossiers ») sur lesquels je bosse.

 

Donc.

 

Quand on me harcèle pour obtenir une réponse à une question sur laquelle je ne suis pas du tout en mesure de trancher, et que je vais demander au Grand chef, lequel m’indique la réponse à fournir et me dit “et demande leur de nous dire ceci, ceci et cela, il serait important de le savoir…” eh bien je m’exécute.

 

J’aurais préféré qu’il donne lui-même la réponse, surtout que le mail de départ lui était aussi adressé, mais vu que c’est moi qu’on a harcelé, eh bien c’est moi qui me charge de la réponse. Soit. Comme ça, je progresse ! Je ne vais pas me plaindre de ce que l’on me confie des tâches…

 

Mais.

 

Quand j’obtiens la réponse à ma question sur « ceci, ceci et cela » et que la réponse, en substance est : « demande au Grand chef, il a déjà obtenu toutes ces informations », ben je ne comprends plus trop.

 

Alors je dis « ben non mais c’est le grand chef qui m’a demandé de vous demander ».

 

 

Oui mais il paraît qu’On s’est parlé entre temps. Et que derrière mon dos, la question a été résolue.

 

 

Pour ça, j’adore le Grand chef.

17 juin 2009

Mesquines médisances

Nan mais bon je vais pas médire hein.

C’est pas gentil de se moquer des gens derrière leur dos.

Surtout quand c’est des gens sympas à qui tu ne souhaites aucun mal. Genre des collègues sympa qui te filent leur Schwarzbrot et leurs pommes et tout et tout.

 

Nan mais là quand même. Je ne résiste pas.

 

La Collègue j’m’en-foutiste vient de nous mettre un mail, à moi et au Collègue gentil mais pas super fin, pour nous dire : “Dites, vous sauriez pas comment on fait pour prendre le tram pour Trifouillis-les-Oies?

 

Le Collègue gentil mais pas très fin répond :

 

« C’est où Trifouillis-les-Oies ? »

 

Moi, comme je suis très maline et très futée, j’ai une idée pour résoudre ce problème de taille : je regarde sur www.luas.ie, le site du tram !!!

Je cherche « plan » (ça va, on a deux lignes, c’est pas la mort), je repère le fameux Trifouillis-les-Oies (y a même un arrêt de ce nom, dites-donc) et je leur envoie le lien.

 

Youpi !

 

La Collègue j’m’en-foutiste a sa réponse en 5 secondes, et elle est ravie. Elle répond un truc du genre « Ah, cette Sophie alors ! »

 

Le Collègue gentil mais pas super fin me répond : « Ouah, Sophie, t’es trop forte ! ».

 

Bon, c’est toujours agréable de savoir qu’on vous prend pour un génie. M’enfin des fois je me demande quand même dans quel monde je vis…

 

 

 

(pis des fois aussi j'me dis qu'une chtite augmentation de salaire ce serait pas mal)

 

 

 

???

 

 

 

12 juin 2009

Bienvenue au service informatique

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai du mal avec le service informatique.

 

Et j’ai un peu l’impression qu’à chaque fois que j’ai affaire à eux, je me retrouve fichée sous l’intitulé « ch*euse ». Ainsi que « incompétente qui comprend rien ». J’aime pas qu’on me prenne pour une incompétente qui comprend rien. Chuis pas incompétente. J'comprends pas rien. J'comprends plein de choses - mais faut m'expliquer correctement.

 

Bref, le problème c’est qu’à chaque fois que y a un truc, je dois leur réécrire 36 fois, à ces abrutis d'informaticiens. Et ils ne font jamais ce qu’il faut.

 

La première fois que j’ai eu envie de traverser l’étage pour leur coller mon poing dans la gueule dire qu’ils n’étaient pas très gentils et pas très compétents, c’était il y a près d’un an : après une énième mise à jour effectuée pendant le weekend, la totalité de mes favoris Internet avaient disparu (bon, c’est pas trop trop grave), mais surtout, avec eux, mon dossier « Mes documents ».

 

Ce qui était vachement plus ennuyeux.

 

Ouais pasque, mon dossier « Mes documents », contrairement à ce qu'on pourrait penser, il ne contient pas uniquement mes photos du Pouitch et mes notes de blog ; je m’en sers aussi pour le travail. (Le quoi ?) (Sisi !)

 

Notamment, quand je fais des relevés de compte pour mes gros bourges d'investisseurs de clients, je les fais via un logiciel qui me permet uniquement de les enregistrer sous « Mes documents » - mais par le biais d’un autre serveur ou je ne sais quoi, me demandez pas, j’y pige que dalle. Or, suite à cette mise à jour, si j’arrivais sans problème à sauvegarder mes jolis petits relevés de compte, je ne les retrouvais pas ensuite et ne pouvais donc ni les imprimer ni les envoyer aux clients !

 

Bref, j’ai harcelé ces bons messieurs pendant trois semaines ; ils s’en foutaient de mon dossier Mes Documents, et j’ai fini par résoudre le problème moi-même de façon totalement artisanale avant d'en retrouver le contenu, je ne sais plus où, complètement par hasard. Merci le service informatique.

 

Et puis là, aujourd’hui, j’ai besoin de l’accès à un nouveau dossier, rapport à mes nouvelles attributions (ouais, vous excitez pas, hein). 

 

Donc j’écris un mail au service informatique leur demandant de bien vouloir me débloquer cet accès.

Donc ils me disent « faut remplir un formulaire ».

Donc je remplis mon formulaire en indiquant bien clairement le chemin d’accès et je le fais signer par le Chef bizarre et le Grand chef.

Et j’attends.

Le gars me confirme que c’est bon mais le chemin d’accès qu’il me donne est bizarre.

Je regarde dans mon « Poste de travail ».

Je ne trouve rien.

Je réécris au gars.

Il me dit « ouais faut que tu le lies manuellement à un disque » (drive, dans ce contexte ???). Il m'envoie des captures d’écran pour que je voie comment faire, en me montrant mon nouveau dossier dans un menu déroulant.

J’essaie. J’ai pas mon dossier dans le menu déroulant. Je lui réécris.

Il me dit « ah non mais faut copier-coller le chemin d’accès pour le faire apparaître ».

Le nom du dossier n’est pas copie-collable car c’est un lien hypertexte dans son mail.

Je le tape donc à la main, en recopiant soigneusement les backslashs et les tirets et Cie. Ca marche !

J’ouvre mon dossier. J’ouvre mon sous-dossier. J’ouvre mon sous-sous dossier. Ca correspond pas.

Je vais voir le collègue qui me forme à mes nouvelles attributions.

Chez lui c’est pas pareil !!!

Je réécris au gars de l’IT avec une capture d’écran de mon collègue. Je lui dis « ça doit ressembler à ceci (CE du collègue) et ça ressemble à ça (CE de chez moi). « Est-ce que ça peut être dû au fait que le chemin d’accès du dossier auquel tu m’as donné l’accès n’est pas le même que celui que j’avais demandé ? »

Il me répond « J’ai fait ce qui était marqué sur le formulaire et le chemin d’accès n’y était pas au complet. »

C’est même pas vrai. Je vais te le faire bouffer, ton forumulaire à la noix. Je me revois en train de l’écrire. Tu sais pas lire. (C’est peut-être pour ça que t’as fait informatique).

« Mais je l’ai corrigé, poursuit-il, ça doit être bon cette fois. »

 

Et c’est bon !

Ouf !!!

 

En attendant, le gars de l’informatique, comme d’hab, me prend pour 1) Une hystérique ; 2) Une emm*rdeuse ; 3) Une incapable.

 

Et ça me saoule grave.

03 juin 2009

Le grand ménage

Là, je range.

 

 

[En fait, non, vous avez raison, je ne range pas, je blogue – mais chut !]

 

 

Nan pasque ce matin, à 10h55, je reçois sur Outlook une invitation du Chef bizarre me conviant à une réunion à… 11h !

 

Et le Grand chef m’annonce, ainsi qu’à l’autre collègue qu’il a recrutée pour l’occasion, qu’il a une Nouvelle tâche à nous attribuer, si nous voulons bien la prendre.

 

Ouais !

 

Bon, je ne vais pas vous dire que ce sera passionnant, mais une nouvelle Aufgabe est une nouvelle Aufgabe, et être choisie pour endosser de nouvelles Responsabilités c’est toujours agréable. Surtout quand vous avez annoncé la veille que dès décembre vous ne serez plus là pour cause d’accouchement imminent.

 

(Au secours ! Je vais devoir accoucher ? De nouveau ? Ah… J’avais pas trop réalisé, en fait…)

 

Comme quoi on ne vous en veut quand même pas trop trop trop.

 

Alors j’ai dit vivivi merci Chef bizarre, et je suis revenue à mon bureau.

 

Et je me suis rappelé toutes les choses en attente depuis des semaines que je n’ai toujours pas pris la peine de faire (vous connaissez le phénomène « j’ai tellement rien à faire que j’en oublie de faire les choses que j’ai à faire » ?) et qui se présentent notamment sous forme de piles de papiers au quatre coins (et au centre, et sur les bords) de mon bureau.

 

Et j'ai eu mauvaise conscience parce quand même, ça fait pas très sérieux, tout ça...

 

Et je me suis mise à ranger.

Youpi !

 

(Par contre, aussi, je vais m’endormir, là… quelqu’un a un truc contre la somnolence au bureau ? Outre aller au toilettes pour handicapés et se laisser retomber contre la barre en fer sur laquelle on peut dormir ?)

 

Bon allez, j’y retourne…

28 mai 2009

Hin han, je suis une ânesse

Ce que j’adore par dessus tout, c’est dire des conneries aux gens.

 

« Bonjour, dit la dame, je voudrais savoir si je peux faire ceci1, ceci2, et cela.

- Oui bien sûr, lui réponds-je, pour faire ceci1, il suffit de remplir tel et tel formulaire, sur lequel vous mentionnez que vous voulez aussi faire ceci2 ; pour cela, vous contactez votre banque, on communiqué entre nous et ça roule tout seul. »

 

Puis je demande à la Brune Autrichienne, quand même, histoire d’être sûre de ce que je dis.

 

« Dis-moi, brune Autrichienne, faire ceci2 en faisant ceci1, c’est possible, non ?

- Euh… me dit la B.A. ben oui, je crois.

- Oui oui, dis-je à la dame, c’est tout à fait possible, bien sûr.

- Très bien, dit la dame, merci beaucoup, au revoir ! »

 

Puis après avoir raccroché je vais voir le Collègue gentil mais pas très fin (mais qui connaît par cœur son affaire), et je lui dis :

 

« Dis-donc, j’ai un doute, là : j’ai une dame qui voudrait faire ceci1, ceci2 et cela. Elle peut ?

- Ah non, me dit le Collègue gentil mais pas très fin, elle peut pas. Faut faire ça, puis ça, puis ça, puis ça. C’est un peu plus compliqué. »

 

Et comme de juste, j’ai pas le numéro de la pauvre dame à qui je viens de dire la plus grosse connerie du siècle.

Grmpf.

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