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31 août 2009

Sniff sniff sniff

Et voilà, finie la belle vie : les parents sont partis. A moi de faire mes lessives. A moi de faire ma vaisselle. A moi la cuisine. Mais à moi aussi – youpi ! – les cérémonies du coucher ! Non pasque bon, ça a beau être barbant et tout et tout, le pyjama, la brosse à dents, tout ça, n’empêche que y a rien de tel que le câlin dans le lit tous les deux sous la couette, mon bras sur le ventre chaud d’un Pouitch ensommeillé et mes lèvres contre sa joue soyeuse.  

 

Mais bon, quand même : sniff, sniff.

 

 

‘Fin bon ; ça veut dire aussi que ceci est mon DERNIER LUNDI DE TOUTE MA VIE DANS CE BOULOT DE M***E !!!!!

 

C’est pas coolissime, ça ?

Hehe, comme on dit sur msn.

 

Bon, sinon, le Pouitch a fait son sac pour Cork. Il a mis tous ses jouets dans un sac en plastique (enfin, tout ce qui rentrait) et l’a accroché au troisième tiroir de la cuisine en expliquant qu’il préparait ses affaires pour aller dans la nouvelle maison.

 

J’ai dû lui faire remarquer qu’on partait pas tout de suite tout de suite.

 

Et il m’a ressorti son leitmotiv du moment : « I’m happy ».

 

Et comme d’hab, quand le Pouitch est happy, la maman aussi.

19 août 2009

L'inspecteur

« Vas-y, dit la Grenouille-Rosbif à son Papounet chéri, ouvre, toi, si tu veux bien ; moi, en peignoir, je ne suis pas présentable.

 

Le Papounet ouvre la porte, parle un instant au monsieur sur le trottoir, et revient.

 

- C’est l’inspecteur des redevances télé, dit-il. C’est pour toi.

 

 

La Grenouille-Rosbif interrompt la construction de son tunnel en Lego™ et se lève péniblement.

 

- Bonjour monsieur, dit-elle, c’est pour la télé, c’est ça ?

 

- Tout à fait, madame.

 

- Alors j’vous le dis tout de suite, on a certes un téléviseur, mais en fait c’est pas du tout une télé, on s’en sert pas, elle marche pas du tout ici. On l’a gardée just pour la Wii. Elle n’est même pas branchée.

 

- D’accord, dit l’inspecteur. Alors vous, vous êtes madame Byrne ?

 

- Ah non, dit la G-R, cette dame n’habite plus ici depuis longtemps, moi je m’appelle Grenouille.  Non, avec un U. Oui, voilà, G-R-E-N-O-U-I-L-L-E.

 

L’inspecteur a noté le nom, la G-R est contente d’elle, c’est une bonne citoyenne. Elle se montre coopérative et honnête, le monsieur ne lui cherchera pas de noises.

 

- Vous savez que le paiement de la redevance TV est obligatoire dès qu’on a un téléviseur, dit le monsieur ; même si elle ne marche pas ? Beaucoup de gens l’utilisent uniquement pour des vidéos ou des jeux, mais il faut quand même s’acquitter de la redevance.

 

La Grenouille-Rosbif se pince. Elle est en effet en peignoir, mais elle n’a pas encore mangé, ne s’est pas encore lavé les dents, n’est pas encore couchée. Elle ne dort pas. Elle ne rêve pas. Le monsieur est bien là qui est en train de lui dire que pour ne pas avoir jeté cette fichue télé qui ne marche plus depuis qu’on a passé la manche en septembre 2007 (une histoire de PAL-SECAM sûrement) va lui coûter 160 euros.

 

- Ce que je peux faire, dit le bonhomme, c’est vous laisser quatre semaines pour la régler.

 

La Grenouille-Rosbif, du haut de son intelligence suprême, a une idée lumineuse.

 

- Ah mais en fait, on s’en va, dit-elle. On quitte la maison dans 3 semaines. Mais on s’en occupera dans notre nouveau logement !

                                                                                   

- Ah, vous partez où ?

 

- Sur Cork.

 

Comme il est gentil, le monsieur va certainement lui dire que bon, dans ce cas, allez, on oublie, mais qu’à Cork il ne faudra pas oublier, promis juré, hein ? Et puis les Grenouilles se débarrasseront de l’appareil inutile et bingo ! 160 euros d’économisés.

 

- Eh bien, dit le monsieur, dans ce cas, vous l’achetez avant de partir et vous la gardez pour Cork. Pas de problème !

 

Ah. La Grenouille-Rosbif n’avait pas prévu ça. La Grenouille-Rosbif aurait mieux fait de se taire et de ne pas corriger l’orthographe de son nom et de ne pas dire qu’elle partait - en précisant où, de surcroît. Le monsieur serait revenu dans 4 semaines et aurait trouvé une maison vide. Le monsieur aurait été bien enquiquiné.

 

En même temps, c’est clairement dit sur leurs affiches de campagne : si tu paies pas ta redevance, t’es mort.

 

On ne joue pas avec la loi.

 

La Grenouille-Rosbif va l’allonger, son blé, en se maudissant d’avoir été, encore une fois, la reine des connes.

 

 

Le téléphone

J’aime bien me fier à mon instinct ; il est de bon conseil.

 

Le truc c’est que je ne m’y fie pas souvent.

 

Comme par exemple, samedi.

 

 

Samedi, c’était le jour qu’on avait choisi pour acheter un téléphone pour la Grenouille. Ouais pasque, la Grenouille demeurant seule dans notre petite bicoque grand palace à Cork (abusé-je du barré ? Noon ! Si ?) et n’ayant pas encore de connexion Internet, elle a tout de moins besoin de pouvoir parler à sa petite famille lorsque vient le soir. Et de préférence, sans cet affreux portable qui, en plus de lui envoyer de méchantes ondes zombies dans le cerveau, coûte bonbon à appeler.

 

Donc.

 

Sommes allés au magasin d’électroménager.

 

Votre Grenouille-Rosbif dévouée n’ayant laissé d’autre choix au Grenouille que d’investir dans un téléphone à haut-parleur (ce magnifique outil de communication familiale que nous convoitons depuis longtemps), la petite famille Grenouille parcourut le vaste minuscule rayon de téléphonie à la recherche d’un appareil à fonction mains libres digne de confiance.

 

Ayant repéré une engin susceptible de leur plaire, les Grenouilles se saisirent de la deuxième boîte sur l’étagère (jamais la première, on ne sait jamais) et se rendirent toute guillerettes à la caisse. Voilà un achat vite réglé, et maintenant, direction la maison pour manger les tortellinis frais achetés chez Tesco !

 

« Ah, dit le vendeur.

 

- Ah ? demandent les Grenouilles.

 

- Oui, c’est un téléphone British Telecom.

 

- Oui… disent les Grenouilles… et… ?

 

- Il vous faut un adaptateur pour le brancher sur une ligne irlandaise.

 

- Ah, oui, c’est vrai, disent les Grenouilles, qui ont déjà eu ça lors de l’achat de leur précédent téléphone.

 

- Nous n’en avons malheureusement plus en stock, dit le vendeur.

 

- Ah, disent les Grenouilles.

 

- Allez voir à côté, dit le vendeur, peut-être qu’ils en auraient.

 

 

Les Grenouilles, dont les ventres s'excitent à la pensée des bons tortellinis au jambon de parme et aux épinards, se rendent au magasin voisin, une chaîne informatique.

 

- Un adaptateur ? dit la caissière. Hm. On a peut-être ça, mais on est en train de refaire tous les rayons, là, alors si on a ce serait encore dans la réserve.

 

Pas disponible, quoi. Ce que confirme un vendeur.

 

- Allez voir à côté, dit le vendeur.

 

- On en vient, rétorquent les Grenouilles.

 

- Alors allez voir à côté de l’autre côté, dit le vendeur.

 

 

Les Grenouilles affamées se rendent chez Atlantic, un magasin de bricolage.

Dans les rayons, les adaptateurs et autres accessoires sont légion, au point qu’on ne sait pas lequel prendre. Il y a aussi tout un tas de téléphones, dont les emballages indiquent « ROI model ».

Ah. Ca veut dire qu’on n’a pas besoin d’acheter l’adaptateur en plus. Intéressant.

 

- Regarde celui-ci, dit la Grenouile-Rosbif, il fait la même chose que l’autre, et il fait dix euros de moins !

 

- Ah bon ? dit la Grenouille. Eh bien, prenons-le, on ramènera l’autre.

 

Ce qu’on fit.

 

La boîte du nouveau téléphone semble avoir été un peu ouverte car le couvercle est un peu déchiré et l’attache de sécurité ne sert donc plus à rien. Quelqu’un a dû jeter un œil à l’intérieur. Peut-être qu’un vendeur a ouvert la boîte pour montrer le modèle a un autre client. Suffira de le mentionner à la caisse.

 

- Bonjour, dit la fille à l’accueil, qui fait aussi caissière.

 

- Bonjour, dit la Grenouille-Rosbif.

 

- On dirait que la boîte a été ouverte, dit la Grenouille-Rosbif, je suppose que c’est tout bon ?

 

La fille jette un œil rapide à la boîte et décrète qu'à son avis, tout va bien.

 

- Je ne pense pas qu’elle ait été ouverte, dit la fille. Si vous voulez, on peut marquer sur le reçu qu’elle l’a été.

 

- D’accord, dit la Grenouille-Rosbif.

 

La fille prend la carte bancaire de votre dévouée et fournit le reçu, sans rien écrire dessus.

 

- On peut écrire sur le reçu que l’emballage est abîmé ? rappelle la Grenouille-Rosbif. Elle se dit qu’elle ferait aussi bien d’ouvrir la boîte là, à la caisse, afin d’être sûre que tout y est vraiment, mais elle repousse cette idée par flemme et attend le retour du reçu.

 

La fille écrit « boîte ouverte » sur le ticket de caisse, et les Grenouilles aux ventres gargouillants retournent au premier magasin se faire rembourser leur premier achat.

 

- On a trouvé moins cher, disent-elles, une lueur maline dans les yeux. Il fait pareil que l’autre !

 

 

Le vendeur analyse les caractéristiques techniques de l’appareil tout en procédant au remboursement du premier engin, et observe qu’en effet, fondamentalement, c’est la même chose. En moins cher.

 

 

 

De retour à la maison, l’eau des pâtes bouillant frénétiquement, les Grenouilles ouvrent leur achat.

 

Ah.

 

Mouais.

 

Super.

 

 

Il manque l’ensemble des fils.

 

11 août 2009

Esplicassions

J’ai beau lire et relire avec délectation et fierté parcourir en diagonal mes récents billets, je m’aperçois que je n’ai pas vachement bien détaillé notre projet de vie immédiat et futur et que certains d’entre vous pourriez vous y perdre un peu.

 

Je récapépète donc pour ceux qui nageraient un peu dans le brouillard.

 

Vous l’aurez donc compris – ou pas - la Grenouille s’est fait licencier.

 

En fait, techniquement, la Grenouille a démissionné, mais Belle-Maman dit qu’il ne faut pas dire ça, et elle n'a pas tort (coucou Belle-Maman !) parce qu’après que sa superbe et magnifique entreprise de la Grenouille eut annoncé le vidage des 2/3 de sa masse salariale, la Grenouille a pris ses clics et s’est clacs et s’est barré sur la toile où il a presque aussitôt trouvé un nouveau travail - sur Cork comme vous le savez, si vous avez un peu suivi. Cork étant, je précise pour votre gouverne, dans le sud de l’Irlande, à 3h de route ou de train de Dublin (ne me demandez pas le kilométrage, je suis flemmarde et ne le sais pas. Un jour je me renseignerai. Peut-être).

 

Hélas, le plan de licenciement n’ayant pas encore à ce moment-là été précisément arrêté, la Grenouille dut démissionner dans les règles afin de satisfaire le désir de son nouvel employeur, qui consistait notamment à le faire démarrer dans ses nouvelles fonctions le 10 août et point plus tard.

 

C’est pourquoi le weekend dernier nous nous en fûmes à Cork, où nous logeâmes trois jours à l’hôtel et où le Pouitch ne tomba pas de son lit, grâce à sa mère qui fut là pour le remettre droit plusieurs fois par nuit. (La mère, oui, parce que le père, lui, la nuit, contre vents et marées, il dort). Nous cherchâmes un logement familial que la Grenouille puisse faire sien en attendant que le reste de la famille ne l'investisse. Logement que nous trouvâmes - inch’allah (ouais, c’est pas encore signé, donc.)

 

Puis nous revînmes, Pouitch-Poulet et moi-même, sur Dublin, où votre Grenouille-Rosbif dévouée doit gagner sa croûte encore 4 semaines avant de pouvoir partir en congé mat' (quelque peu précoce, je vous l’accorde) et toucher le maigre pécule que l'Etat veut bien lui accorder (bon allez, on va pas pleurer, c'est pas si mal, et pis surtout c'est mieux que rien). (Mais c'est pas si bien que ce que j'aurais eu si cette fichue crise m'avait pas empêchée d'être embauchée en CDI en bonne et due forme, est-il utile de le rappeler ?) (Non, et puis on s'en fout, c'est totalement hors de propos ici.) (Mais moi j'aime bien parler de sous. J'aime bien les sous.)(Quand j'en ai.)

 

Cette semaine, votre Grenouille-Rosbif dévouée est donc de corvée crèche le matin et le soir – mais cela ne lui déplaît pas, tout compte fait – et est préposée au couchage tous les soirs avant de faire la vaisselle. Elle tente de coucher le Pouitch de bonne heure mais ça ne marche pas (voir post précédent). En gros, « it’s just Mummy and Tristan ».

 

A on-ne-sait précisément combien de kilomètres de là – si en fait, je sais, 251 si on en croit les panneaux routiers – la Grenouille est au turbin dans un joli bâtiment tout neuf aux parois de verre et goûte aux joies mais aussi aux tourments du célibat temporaire. N’ayant pas de vélo pour franchir les 6.4 km qui séparent notre superbe future demeure de son lieu de travail, il restera toute cette semaine à l’hôtel et sautera dès vendredi soir dans le train (celui-là même que nous montrâmes dimanche au Pouitch-Poulet) pour venir dormir aux côtés de sa femme chérie et baiser les bonnes et grasses joues de son enfant.

 

Dimanche, après un weekend d'amour et de bonheur familial, la Grenouille prendra son vélo et le train et retournera à Corcaigh.

 

Et rebelotte.

 

Sauf que lundi, les parents de la Grenouille-Rosbif viendront gentiment relever celle-ci de ses fonctions de crèchage matinal et feront la cuisine vaisselle le ménage la lessive le repassage les courses et tutti quanti pendant que la Grenouille-Rosbif fera des nuits de 14 heures et se la coulera douce (coucou les parents !).

 

Puis une dernière semaine de solitude pour la G-R...

 

... puis déménagement.

 

 

Voili voilà ce qui explique les récents mots du Pouitch relatifs à l’absence de son Papa chéri.

 

 

Et les nausées de la Grenouille-Rosbif qui reviennent en force.

 

 

 

Z’avez des questions ?

 

04 août 2009

Que la chance soit avec nous...

Et merde.

 

Oui, bon, c’est un gros mot, je sais. C’est sorti tout seul.

 

Crotte de bique.

 

Je suis obsédée. Obsédée par une baraque. Une baraque à Cork. Une belle baraque à Cork, une baraque qui a une baignoire sans rideau de pexiglas, une baraque qui était habitée jusqu’à il y a 15 jours par ses propriétaires (donc en bon état…), une baraque avec du terrain sur 3 côtés ! Une baraque où le proprio serait peut-être d’accord pour enlever des meubles (enfin, dit l’agent immobililer… à vérifier tout de même), une baraque avec une belle cuisine lumineuse et plein de place...

 

Bref une baraque super nickel et que je zieute depuis un mois et que par miracle elle est toujours dispo et que je la veux !!!

 

Mais que y a déjà quelqu’un dessus.

 

Qu’a fait une offre.

 

Qu’était minable.

 

Que le proprio va sûrement refuser. S’il est pas con. Et si l’agent immobilier lui dit que nous on peut payer plus. Même si on n’a pas encore vu la baraque. Pasqu’on la veut, cette baroque.

 

Mais le proprio il a pas encore dit non à l’autre personne.

 

Et l’autre personne n’a pas encore dit « ah ben tant pis parce que je ne peux pas mettre plus ». Même que la personne elle va peut-être dire « bon ben OK, je vais me ruiner mais c’est bon, je paie ».

 

Même que cette autre putain de connasse de personne a la priorité.

 

Même que sinon personne d’autre ne pourra visiter la maison de mes rêves avant nous parce que l’agence est fermée pour la semaine.

 

Et que nous, inch'allah, on la voit samedi.

 

Même que nous c’est vendredi qu’on fait les autres visites (ouais enfin, si on trouve d’autres visites à faire, pour l’instant c’est mal barré…) et que du coup autre chose pourrait nous passer devant vendredi si on ne saute pas dessus tuot de suite mais moi je ne veux pas prendre autre chose avant d’avoir vu la maison de mes rêves !!!

 

 

Alors mes amis, ceux qui n’ont pas déjà vu mon injonction sur Facebook, priez pour nous, priez pour que, à la différence du super job qui m’est passé sous le nez à notre arrivée à Dublin, à la différence du super job que la Grenouille n’a pas osé attendre à Cambridge, PRIEZ POUR QUE LA CHANCE SOIT AVEC NOUS ET QUE LE DESTIN NOUS DONNE CETTE MAISON SUPERBE ET MERVEILLEUSE ET QUE JE L’AIME !!!

 

 

Amen.

 

Et si je l’ai pas je m’effondre et je déprime pendant un mois.

 

Rien ne sera mieux que cette maison. Surtout si pour finir je n’ai jamais l’occasion de la visiter, parce que je pourrai fantasmer dessus de tout mon saoul, et que rien ne changera l'image de plus en plus idyllique qui s'en dessinera dans mon petit cerveau.

 

Bref.

 

Vous priez un coup, siouplaît ?

baraque.jpg

14 juillet 2009

Que la lumière soit !

Petite ôde matinale (?) à chanter à tue-tête sur l’air de Il était une bergère.

 

  

N.B. : Ne pas commencer trop haut car deux changements de tonalité suivent.

 

 

« Il était une famille, et ron, et ron, petit patapon !

Il était une famille qui aimait voyager, -ger -ger, qui aimait voyager.

 

« D’abord en Angleterre, et ron, et ron, petit patapon !

D’abord en Angleterre, ils traînèrent leurs souliers, -liers, -liers, ils traînèrent leurs souliers.

 

« Il n’y pleuvait que guère, et ron, et ron, petit patapon !

Il n’y pleuvait que guère, ce qui leur plut assez, -sez -sez, ce qui leur plut assez.

 

« Mais une méchante sorcière, et ron, et ron, petit patapon !

Mais une méchante sorcière leur joie vint bousiller, -ller, -ller, leur joie vint bousiller.

 

« Le job de la Grenouille, et ron et ron petit patapon !

Le job de la Grenouille, c'était une grosse arnaque, -naque, -naque, c'était une grosse arnaque.

 

« Une bonne fée vint leur dire, et ron, et ron, petit patapon !

Une bonne fée vint leur dire « A Dublin faut aller, -ler, -ler ! A Dublin faut aller ! ».

 

« A Dublin ils s’enfuirent, et ron, et ron, petit patapon !

A Dublin ils s’enfuirent, adieu crèche et boulots, -lot, -lot, adieu crèche et boulots !

 

« La Grenouille fut heureuse, et ron, et ron petit patapon !

La Grenouille fut heureuse, elle eut un bon travail, -vail, -vail, elle eut un bon travail.

 

« Cette ville n’est pas très belle dirent-ils, et ron, petit patapon,

Cette ville n’est pas très belle, mais nous y resterons, bon Dieu, mais nous y resterooons ! 

 

 

Petit point d'orgue sur le "-rons" final marquant la fin du premier mouvement. Changement de tonalité, introduction de l’élément perturbateur.

 

 

« Mais...... (point d'orgue)...

 

« Le job se fit la malle, et ron, et ron, petit patapon !

Le job se fit la malle, adieu super boulot, -lot, -lot ! Adieu, super boulot !

 

« Seul et abandonné-é, et ron, et ron, petit patapon !

Seul et abandonné-é, un autre il dut chercher, -cher, -cher, un autre il dut chercher.

 

« La chance lui sourit, euh, et ron, et ron, petit patapon !

La chance lui sourit, euh, à Cork il en trouva, -va, -va, à Cork il en trouva !

 

« Mais Cork, n’est pas Dublin, non ! Et ron, et ron, petit patapon !

Mais Cork, n’est pas Dublin, non, il faut déménager, -ger, -ger, il faut déménager !

 

 

Nouveau changement de tonalité.

 

 

« La Grenouille-Rosbif, euh, et ron, et ron, petit patapon !

La Grenouille-Rosbif, emport’ra son gros bidon, -don, -don, emportera son gros bidon.

 

« Et bye bye à la crèche, et ron, et ron, petit patapon !

Et bye bye à la crèche, Maman s’ra à la maison, -son, -son, Maman sera à la maison.

 

« Donc après leurs vacances, et ron, et ron, petit patapon !

Donc après leurs vacances, à Cork ils s’en iront, ront ront, à Cork… ils… s’en… i… rooooooooooooooooont ! »

 

(Gros point d’orgue sur le –ront final).

 

Applaudissements divers et variés. Salutations.

 

Rideau.

 

 

 

 

 

 

09 juillet 2009

Ireland online????

Ah ouais, j’ai oublié de vous reparler de notre Cunning Plan à la Baldrick.

 

Alors en fait, euh, y a rien à dire, pasqu’on s’est dégonflés.

 

Ouais pasque voilà, on avait prévu – une idée de la Grenouille, rendons à César ce qui lui appartient – de laisser venir les gars d’UPC, ceux, donc, qui devaient nous faire notre toute nouvelle installation Internet, et pis de leur dire, quand ils sonneraient à la porte :

 

Une pizza ? Comment ça une pizza ? Ah non, on n’a pas commandé de Pizza, nous ! Euh, non, désolés, Jeff, c’est pas chez nous, hein. Nous on en a déjà une, connexion Internet, hein, merci beaucoup.

 

Et pis le pov’ gars serait reparti bredouille.

 

Et pis ce serait bien fait pour leur tronche.

 

Ouais sauf qu’on – enfin je dis « on », mais c’est la Grenouille, en fait, hein, rendons à César ce qui est à César – a eu pitié du pauvre gars obligé de travailler un samedi dont la femme enceinte jusqu'au cou et les trois gosses l’attendent à la maison, et qui vient de se taper la moitié de la ville avec son échelle pour venir nous mettre 10 mégas.

 

Donc, on a appelé. Enfin, j’ai appelé pendant que la Grenouille et le Pouitch faisaient les courses au supermarché. (Vous saurez vraiment tout, hein !)

 

Et pis au lieu de lui tenir la jambe pendant des heures à la fille à tout lui expliquer en long en large et en travers comme j’aurais dû le faire, au lieu de lui dire « est-ce que vous pouvez me confirmer que quelqu’un doit venir cet après-midi ? Quel nom lisez-vous sur mon compte ? Est-ce que vous voyez marqué « Josephine » quelque part ? Non ? Alors comment se fait-il que je reçoive des emails à ce nom ? »… eh ben au lieu de lui dire tout ça, j’ai fait un résumé-condensé en trios minutes chrono (non et pis, les numéros 1890 c’est payant aussi, hein, faudrait pas atiger) et pis j’ai dit « ben on annule tout ».

 

- D’accord, me dit la fille. Y avait-il autre chose ?

 

Alors j’ai bredouillé « ben non », mais j’ai quand même rajouté « non mais enfin si, vous pouvez quand même communiquer cette ineptie à vos supérieurs, parce que vraiment… »

 

- D’accord, me dit la fille. Merci de votre appel.

 

Et pis on a raccroché.

 

Voilà.

 

C’était la fin de la passionnante aventure Ireland Online - not

 

 

03 juillet 2009

Cogitations...

...réflexions, prise de têtions, choix cornéliens...

Back soon.

01 juillet 2009

Ireland online???

Alors.

 

On a reçu une réponse. (Ouais alors je voulais mettre des liens vers les autres notes sur ce même sujet mais y a un bug chez Hautetfort, il veut pas m’afficher mes notes une par une et donc je ne peux pas mettre de lien… Vous aviez qu’à suivre. Puis si vous êtes nouveau – coucou! – vous avez qu’à tout lire. Voilà.)

  

Voici donc la fameuse réponse :

  

Chère Josephine,

 

Bienvenue chez UPC !

Conformément à votre demande, nous viendrons installer votre service ADSL 10Mb + téléphonie illimitée le samedi 4 juillet entre 14h et 17h.

 

N’hésitez pas à nous contacter entre temps si vous souhaitez le moindre renseignement au 0800XXXXXXXX ou par mail, xxx@xxxx.ie

 

  

Vous êtes é-ner-vés      On n’est pas énervés !

 

30 juin 2009

Ireland online??

Ah oui, et puis :

 

Etant donné que personne n’est venu samedi pour nous installer notre jolie connexion Internet toute neuve, la Grenouille a mis un mail.

 

 

Bonjour,

 

A-t-il écrit, est-ce que quelqu’un a essayé de venir installer notre Internet ?

 

(Nan pasque peut-être ils sont venus l’après-midi, tu comprends, donc on les laisse répondre).

 

 

On n’a pas encore eu de réponse.