02 juin 2008
Alphabet
A comme Avion, Airplane, Airport.
B comme Bunny
C comme CarE comme Emilie
F comme Mamie Fanchon
G comme Grandpa ou GouagouaJ comme Oncle Jim ou Tonton Johan
L comme MamiLette
M comme Marion
P comme Patricia
R comme Raphaël ou Daddy
S comme Sophie ou Mummy
T comme TristanY comme Papy Yves
Le Pouitch connaît presque la moitié de l’alphabet.
Ses parents sont fiers de lui !!
22:11 Publié dans La vie anglaise du petit Sieur Tristan | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10 mars 2008
Gugusse
C’est Gugusse, avec son violon
Qui fait danser les filles,
Qui fait danser les filles
C’est Gugusse avec son violon
Qui fait danser les filles et les garçons...
AU PREMIER Gugusse (1'48''), l’enfant battait des mains.
Au second, il riait et agitait les bras.Au troisième il riait et battait des mains de nouveau.
Au quatrième il battait des pieds et hochait la tête.
Au cinquième, il posait la tête sur l'épaule de son père. On fermait les rideaux.
Au sixième, ses paupières tombaient, tombaient, tombaient.
Au septième, il ronflait ; on montait les escaliers.
Au huitième, on se posait sur le lit, délicatement. Son petit corps se détendait complètement.
Au neuvième, il gémissait, et se retournait dans son lit.
Au dixième, il hurlait. Sortez-moi de ce lit ! Il n'est pas QUESTION que je dorme !
Et Sophie et Raphaël pleuraient.
14:57 Publié dans La vie anglaise du petit Sieur Tristan | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08 mars 2008
Gros mots
« Son vocabulaire se développe drôlement bien en ce moment » me dit la fille de la crèche.
Je souris. Il est vrai que depuis quelque temps, le Pouitch répète à peu près tout ce qu’on lui dit (avec plus ou moins de ressemblance) et nous fait parfois beaucoup rire.
Cependant, autant ses compétences linguistiques se développent, autant son intérêt pour la gastronomie recule. C’est ainsi qu’à l’heure du repas, plutôt que de se délecter des petits plats cuisinés amoureusement par sa mère, le Pouitch s’amuse avec ses couverts, son assiette, les verres, le pain, bref, tout ce qu’il trouve à se mettre sous la main.
En général, cela finit en catastrophe.
Comme par exemple l’autre jour.
Paf ! Quelque chose vient de tomber. Tristan regarde par terre, désolé. Se penchant autant qu’il le peut vers le sol, tendant l’index vers le malheureux objet abandonné, il profère une exclamation digne d'un charretier :« Fuck ! Fuck, fuck !!! »
Nous nous regardons, bouche bée. Effarés. Amusés. Choqués.
Où... ?! Qui ? Comment... ?
Je baisse les yeux. L’objet tombé m’apparaît tout à coup.
Une fourchette.
Je ressens soudain un énorme soulagement. Car comment dit-on fourchette, en anglais?
Fork.
L’âge des gros mots se fera encore attendre un peu.18:28 Publié dans La vie anglaise du petit Sieur Tristan | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08 février 2008
999
Les petites mains se saisissent de l’objet tant aimé.
Elles appuient sur les touches, une par une, se réjouissant des petits bip ! qui s’en dégagent à chaque pression. L’objet est appuyé contre la joue. « Allô ? Dada ? Guagua ? Maio ? Bye bye ! Allô ? » Les touches à nouveau. Les bips. La joue. Les touches.
« Police j’écoute ? »
Oh. My. God.
23:00 Publié dans La vie anglaise du petit Sieur Tristan | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22 novembre 2007
Pomme
Le petit Tristan mange une pomme !!!!!
Victoire !!
(c'est mieux que les petits filous !!)
19:25 Publié dans La vie anglaise du petit Sieur Tristan | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19 novembre 2007
Ordinateur
- C’est toi qui as allumé l’ordinateur, ou il est resté comme ça toute la nuit ? Je profite de mes trois minutes de paix quotidiennes pour savourer le beurre fondu sur ma tranche de pain grillé encore chaude.
-Non, je ne l’ai pas allumé. Et puis, tu l’avais éteint, hier soir, j’en suis sûre. Je fronce les sourcils. Je regarde Raphaël. Il me regarde. Le mystère n’est pas difficile à résoudre. Le coupable s’affaire dans la salle de séjour.Ravi de sa victoire sur les choses de cette terre, le Pouitch s’élance déjà en direction de sa tour à CDs préférée. « Oh ! » s’exclame-t-il, puis, remportant son combat contre le boîtier en plastique, revient dans notre direction, brandissant un CD.
« Ça ! » dit-il, et il s’accroupit devant l’unité centrale désormais en marche.Une pression de son petit index sur le bouton rond, et le premier plateau de lecture s’avance vers son visage concentré. Retirer le CD qui s’y trouve en plaçant l’index dans le trou central. Placer le premier CD à terre. Passer le second de la main gauche à la main droite. Poser attentivement le deuxième CD sur le plateau, s’accroupir encore un peu pour trouver le bouton qui désormais a disparu sous l’ombre du lecteur. Appuyer de nouveau sur ce bouton. Le CD disparaît dans les entrailles de la machine.
Déjà debout, le Pouitch court vers la porte d’entré, où, parmi les objets éparpillés, gît le boîtier vide. Il remet le premier CD dans la boîte, ferme la boîte, la remet sur l’étagère. Tente de la remettre. Oups. Oh, tabou ! Tombée. Recommence. Le boîtier refuse obstinément d’être reposé. L’enfant s’énerve. Bruits de plastique. Chute de CDs.Il s’avance en courant vers la table où, amusés, nous le regardons faire. « Qu’est-ce qu’il y a, mon Poutich, tu as besoin d’aide ? » demande son père.
- Na ! Mama !
La petite main ne me laisse guère le choix. Abandonnant avec regret mon thé fumant, mon beurre fondu et ma confiture maison, je soupire et me lève, tirée par les petits doigts qui déjà s’impatientent, et cours vers mon destin.
J’ai eu trois minutes et demie de paix ; j’ai mangé une tartine.C’est déjà pas mal.
09:00 Publié dans La vie anglaise du petit Sieur Tristan | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CD, enfant, ordinateur
16 novembre 2007
Vocables
Dictionnaire de langage pouitchéen.
Mama. Maman Dadda. Papa. Pôpo. Ça. Da (donne) La balle. Thé. Là-bas. Saya (Ça y est). Non. Ca (car, voiture). Buggy (poussette). Doggy (chien chien). Caca. Byebye. Dodo. C’est ka ? (c’est quoi ?). Maya (manger). Taboo (tombé). Maka (biscuit). Boi (boisson) Ba (bain). Ca (chat, cat). Ia ! (miaou, chat) Ca, ca ! (couin couin, canard), tutu (train). Coucou (Tristan). Ca (encore). Rega ! (regarde). Iloù ? (il est où ?). Baba (violon). Brrrr (bruit de voiture). Doi (trois, compter, et biberon du matin ( ?????)) Dadé (gâté, câlin). Nomo (no more, j’en veux plus).
Que de palabres ! Ouf !
09:25 Publié dans La vie anglaise du petit Sieur Tristan | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30 octobre 2007
Oh, no!
Un matin, Raphaël fut ravi de faire remarquer à Sophie avec quel nouvel objet son enfant s'amusait.
Loin du temps où une tétine lui suffisait, l'enfant s'appropriait maint objet pour le retourner, le caresser, le lancer, le frapper, le lécher, bref, faisait de tout ce qu'il trouvait un jouet. Le plus souvent, bien entendu, il s'agissait là d'éléments purement prévus pour un usage instrumental et non ludique, souvent même était-ce un objet indispensable à l'administration de la vie quotidienne dont il ne fallait absolument pas se défaire, mais qu'il eût fallu, au contraire, à tout prix préserver de ces petites mains inquisitrices.
Or, ce jour-là, un large sourire se dessinait sur le visage du Sieur Raphaël. "Regardez, ma chère, dit-il, voyez où notre enfant porte désormais son intérêt !
Dame Sophie tourna le regard vers l'objet d'une telle satisfaction. Et perdit son sourire.
"Hélas, se dit-elle, je suis perdue ! Il fallait bien pourtant que cela arrivât..."
Si vous voulez savoir quelle était la nature de cet objet de désarroi, voyez le grimoire de portraits d'objets en bas à droite de cette page... et devinez!
08:35 Publié dans La vie anglaise du petit Sieur Tristan | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27 octobre 2007
Le petit Tyran
A peine arrivé, le petit homme courait à la cuisine et ouvrait le placard magique. De là, il tirait quelque conserve que Dame Sophie s’était procurée au grand-marché, pour les coups durs, l’apportait sur la table à manger, et feignait (ou plutôt, essayait tant bien que mal) de se hisser en son haut fauteuil. Sophie s’exclamait avec horreur : « mais mon enfant, il n’est point encore l’heure de vous sustenter ! Regarder la grande horloge ! les deux aiguilles doivent au moins être l’une sur l’autre, marquant la moitié de la septième heure pour que nous puissions dîner ! Venez plutôt dans votre bain ! »
Et elle le guidait le plus doucement possible vers la grande baignoire qui se remplissait d’eau.
Mais l’enfant se débattait, et brusquement, se retournait vers le haut fauteuil et la table où il avait posé la conserve. « Ca ! » criait-il.
« Mais mon enfant », disait la mère, « il est bien trop tôt, voyez donc par vous-même ! Regardez donc ce grand bain chaud qui vous attend ! Et puis, votre mère vous a mijoté un bien meilleur plat hier au soir ! Nous n’allons point encore manger cette vugaire pâtée ! Vous préférerez sans aucun doute le mets maternel... non ? Enfin, nous verrons cela plus tard. » Et elle tirait sur la manche de son habit pour le lui retirer. « Ca ! » s’exclamait le petit garçon, et il brandissait de nouveau l’index vers le repas abandonné, désespéré, larmes à peines retenues.
« Ma foi, s’il a tant bon appétit se dit Dame Sophie, qu’il mange ! Il n’a rien mangé à midi. » Et la conserve fut ouverte, même pas réchauffée, et mangée sur le pouce, en entier, en une fraction de seconde.C’est donc ainsi que le petit Sieur Tristan prit l’habitude de faire exactement ce qui lui plaisait, ne laissant aucun choix à Dame Sophie et au Seigneur Raphaël quant aux décisions à prendre.
Le petit Sieur était devenu un petit roi tyrannique.
Post scriptum : Rassurez-vous, cher lecteur, le petit dictateur ne vit pas tous ses vœux exaucés. Quelquefois la voix profonde et caverneuse du Seigneur Raphaël ou les réprobations fermes ( ?????) de Dame Sophie venaient s’opposer aux désirs tyranniques du petit garçon... Et celui-là n’avait autre choix que d’obtempérer... ou de pleurer.08:40 Publié dans La vie anglaise du petit Sieur Tristan | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25 octobre 2007
Le dodo
Ah, mais Dame Sophie se posait plein de questions. Où était passé le temps où il suffisait, justement, de poser l'enfant dans son lit, de lui dire "dormez autant qu'il vous sied, mon enfant, je vous reverrai tout à l'heure", afin que l'enfant, content d'être là et de jouer avec ses amies les peluches, s'endormît, sourire aux lèvres ? Pourquoi ce temps était révolu ? Que fallait-il faire ?
Au début, Sophie décida de suivre les désirs de son fils. Il ne veut plus dormir ? Eh bien, soit, il ne dormira pas. Il veut être grand, il s'en lassera, il verra qu’il est fatigué et qu'il faut dormir.
Oui, mais l’enfant ne tenait pas. Une heure plus tard, il faisait bêtise sur bêtise, et il était clair qu’il eût fallu qu’il dorme plutôt que de lancer partout ses cubes à empiler.
Un jour, Raphaël entreprit de l’endormir en chansons, et l’enfant partit au pays des songes. Alors Sophie l’imita, et réussit à l’endormir, la plupart du temps. L’enfant rêvait alors paisiblement deux ou trois heures et se réveillait reposé.Mais cela ne plaisait pas à Dame Sophie, qui avait entendu maint savant, mainte commère, et lu maint parchemin. Tous disaient la même chose, car c'était là l'idée dans l'air du temps : votre enfant doit savoir s’endormir seul. Le secret est dans le rituel. Un rituel, et votre enfant s’endormira.
Eh, certes ! se disait Dame Sophie, mais nous avions un rituel. Il le connaît fort bien ! Tellement bien, justement, que c’est ce rituel qui le fait pleurer ! Voici qu’il se met à quatre pattes à peine le rituel entamé ! Voilà qu’il se lève et, les yeux pleins de larmes, poussant des cris perçants, qu’il se lève ! « Ma mère, je ne veux point dormir seul, endormez-moi dans vos bras chauds, j’y suis tellement mieux ! Non, je ne veux pas, il n’en est pas question ! »
Sophie essaya la solution du Laisser pleurer. Une première fois, l’enfant hurlant, elle abandonna son dessein. Une seconde fois, il pleura douze tours de montre, puis s’endormit pour s’éveiller une heure plus tard, en chaudes larmes, traumatisé, pensa Sophie, par l’expérience précédente.
Ce qui troublait Dame Sophie, c’était qu’après deux ans, elle n’avait toujours pas la moindre idée comment gérer le problème. C’était aussi que, quelque soit l’attitude qu’elle adoptait, elle-lui semblait peu compétente. Lorsque des personnes lui disaient : « oh, moi je ne laisse pas pleurer », Sophie se disait « voilà une mère compréhensive et douce qui accompagne ses petits dans leurs émotions, sans entrer en conflit avec eux », et « elle a raison, (car elle ressentait en ces propos une accusation) je suis une mère dure et cruelle ; ça paie peut-être dans un premier temps, mais il n’aura pas confiance en lui, il se sentira incompris. Je vais changer ma façon de faire ». Mais lorsqu’on lui disait « ah non, il ne faut point abuser ; jouez leur jeu, et ils vous embobinent. Moi, lorsque j’ai décidé de laisser pleurer, je ne reviens pas sur mes pas. Surtout pas ! Ils comprennent d’ailleurs très vite. Et ils s’endorment tout seuls », alors Sophie se disait qu’elle était décidément une mère guimauve, trop tendre, et elle admirait la confiance, la détermination et le savoir-faire de ces autres parents. Elle se dit alors que la prochaine fois que son fils ferait des siennes, elle serait ferme et inflexible, et qu’elle laisserait un peu de temps les larmes couler, jusqu’à ce que son fils s’endormît.
Et pourtant, pendant cette année entière où l’enfant s’était endormi sans heurts, après-midi et soir, tant de fois elle s’était dit que ces longues soirées et ces nuits entrecoupées par les endormissements en douceur avaient payé. Tant de fois, elle s’était dit « oui, la douceur, c’est ce que me dicte mon intuition, et ce qui est juste. Il m’en remercie maintenant, je referai pareil la prochaine fois ».
Mais pourquoi Dame Sophie était-elle si désespérément perdue dans le monde maternel, alors que les autres semblaient toutes savoir exactement où elles allaient, même après quelques semaines ? Voilà la question qui taraudait Dame Sophie, et qui sans doute la tarauderait toujours...
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