24 novembre 2009
Halleluja
Donc, avant que je ne ferme par inadvertance l'onglet Hautetfort de mon navigateur Firefox, je vous parlais de musique.
Je vous disais que je trouvais étonnant que l'on considère souvent qu'un dessinateur de bande dessinée de qualité ne faisait que rarement un bon scénariste, alors qu'on dénigrait au contraire un chanteur qui ne signait pas ses propres compositions.
En tout cas, on ne peut pas dire qu'un bon compositeur est forcément un bon chanteur. Ou plutôt : ça n'est pas parce qu'on pond un chef d'oeuvre que l'on sait l'interpréter.
Attention, je ne prétends pas que Leonard Cohen soit un piètre chanteur : Suzanne et Marianne m'émeuveront toujours, et je verrai toujours Jeanne d'Arc sur son cheval entourée de son armée quand j'écoute Joan of Arc. Donc, sans avoir une voix extraordinaire, ce monsieur sait tout à fait interpréter certaines de ses oeuvres.
Non, je dis juste que sur Halleluja, il s'est un peu planté. Bon, OK, je n'ai pas trouvé la version originale ; la plus vieille que j'aie réussi à trouver c'est celle-ci : perso je ne trouve pas qu'il ait l'air super emballé... Pour couronner le tout il chante faux (sisi, écoutez "the minor fall the major lift" - c'est faux ! juste un tout petit peut faux mais pas tout à fait juste. Et perso, ça me gêne. Bref.)
J'ai découvert cette chanson ce matin. Enfin, pas découvert dans le sens où je l'entendais pour la première fois, mais plutôt dans le sens où je l'écoutais pour la première fois. Et, comme je n'avais que ça à faire, j'ai un peu fouillé sur youtube et j'en ai trouvé moulte autres versions.
On dit d'un livre que les 5 premières pages sont les plus importantes, d'une dissertation que l'introduction en est la pièce maîtresse - et bien la première montée de gamme de cette chanson est la clé de voûte de la suite.
Or, désolée, mais quand j'entends la platitude de la version de Cohen himself, je pleure.
Quant à Cheryl Crow, on se demande à quoi elle pense en chantant, parce qu'à part son apparente course contre la montre, elle ne semble pas être concentrée sur grand chose. En tout cas pas sur le sens des mots qu'elle chante.
Jon Bon Jovi s'en sort plutôt bien au début, mais je trouve qu'il en fait un peu trop au fur et à mesure qu'il avance dans le texte.
La version que je préfère par dessus toutes (en tout cas, celles que j'ai écoutées ce matin, car il y en a des dizaines), c'est celle, hélas non enregistrée, si j'en crois les commentaires sur youtube (faut-il croire les commentaires sur youtube ?), de Damien Rice (dont les compositions traînent parfois en longueur, mais dont les interprétations sont exquises) : ici, on a tout : la simplicité imposée par la version d'origine - pas de larmoyance, la fermeté fragile de la montée initiale, et l'émotion tenace mais discrète.
(oui, on peut dire qu'à un moment il en fait un peu beaucoup dans l'effet voix cassée et il dérape aussi un chouilla sur une note, mais j'ai l'impresson qu'il était ému... non ?)
Bon, OK, je ne ferais pas une bonne critique musicale, mais écoutez quand même la version de ce cher Damien, et dites-moi ce que vous en pensez.
Moi je pleure chaque fois que je l'entends...
(et ouais, ouais, la fin, il la bousille un peu aussi, mais rhô, tout le monde ne peut pas être parfait, hein ! Moi j'aime Damien, nan mais !)
(ou alors si ça vous fait pas cet effet-là, ça doit être les hormones)...
Allez, et on se refait un petit coup de The Blower's Daughter, je suis en mode Rice today... Et puis 9 crimes, aussi, hein, ne l'oublions pas. Allez, avec et sans Lisa.
13:38 Publié dans Divaguations d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15 octobre 2009
Où la Grenouille-Rosbif a un éclair de lucidité
En fait, c'est vachement mieux de laisser sa maison toujours un peu en bordel.
Pour les invités potentiels, je veux dire.
Nan pasque, bon, la fille comme toi, bordélique, désorganisée, et qui, franchement, s'en fout un peu, au fond, qui rentre dans une maison comme la sienne, ben elle est contente. Elle se dit : "ouais, enfin une âme soeur, quelqu'un chez qui chaque chose n'est pas à sa place et qui ne passe pas chaque minute de son temps libre à remettre les choses en ordre !"
Et puis la fille vachement ordonnée, qui déteste les choses qui traînent et les miettes, et qui prend beaucoup de fierté à avoir une maison toujours nickel, ben elle, elle est d'autant plus fière quand elle sort de chez toi, parce que ça lui montre à quel point elle s'en sort mieux que toi.
Donc, au final, tout le monde est content. Taux de popularité de ta baraque : 100%
Alors que si t'as une maison nickel, ben la fille ordonnée elle kiffe ton intérieur, mais la fille bordélique elle en ressort toute complexée. Taux de popularité de ton intérieur : 50%.
Elle en jette, ma théorie, non ?
14 octobre 2009
Dilemme de maman, 2
Vous essayez de dresser votre fiston afin qu’il ne coure jamais dans les couloirs de la crèche. C’est essentiellement valable pour le midi, quand les bébés dorment et qu’il ne faut pas les réveiller, mais pour faire simple, et pour vous assurez que la règle sera toujours respectée, vous dites qu’on ne doit pas courir dans les couloirs, point final. Ca s’applique aussi au matin.
Sur ces entrefaits, un matin à 9h, arrive un copain de votre fils qui court, court, court, vers la salle.
(votre Pouitch, qui marche sagement, se retourne d’ailleurs vers lui et lui dit : « no running ! ». Vous rougissez un peu.)
Dilemme de maman, 1
Vous êtes à l’aire de jeux.
Votre fils commence à monter au toboggan.
Vous lui dites que non, enfin, on descend le toboggan, mais on monte par les marches.
Et qu’il le sait fort bien.
Sur ces entrefaits arrive un autre gamin qui monte allègrement par le toboggan.
09 octobre 2009
Obsession
Je ne cesse de penser à cette pauvre Susan qui est en train de se faire piquer son Mike par cette pétasse d'Eddie après que celui-ci se soit réveillé du coma, s'étant fait renverser par le nouveau mari de Bree ex-Van de Kamp qui manifestement lui en veut depuis le temps où peut-être ils ont fait de la prison ensemble (enfin, on pense qu'ils ont fait de la prison ensemble mais on ne le sait pas encore).
La nuit dernière, j'ai rêvé qu'elle naviguait seule dans une barque trop petite pour elle aux côtés d'un grand bâteau comportant tous les autres personnages. Dans une grotte souterraine.
C'est grave, docteur ?
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29 septembre 2009
Nan mais quand même...
Nan mais quand même...
Vous avez remarqué comment :
- les gens dans les séries, quand ils rentrent chez eux, ne quittent jamais leurs chaussures pour mettre leurs pantoufles ?
- les Desperate Housewives ne glandent JAMAIS sur Internet, à croire qu’elles savent même pas ce que c’est ?
17:26 Publié dans Divaguations d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16 septembre 2009
McCann
Non, pas Madeleine. Aonghus.
Bon, puisqu'il ne fait pas sa propre promotion et qu'il ne répond pas quand on le contacte pour lui donner du boulot (pas moi, mais je constate ça selon sa pseudo page web), je m'octroie le droit de poster sa musique sur le Net. Tous droits réservés à lui, bien sûr.
12:50 Publié dans Divaguations d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11 septembre 2009
De l'utilités des choses, ou là où sont les vraies valeurs
Le truc, avec les déménagements, c’est qu’on est obligé de faire du tri.
Pis quelque fois ça remet les choses en perspective.
Genre quand t’as 10 cartons plein de bouquins, et deux énormes bibliothèques Ikea qui débordent et quand tu t’es trimballé ces bibliothèques et leur contenu trois fois, ben tu commences à analyser ledit contenu et à te gratter la tête, en te disant « mais pourquoi, bon Dieu ? »
Si votre Grenouille-Rosbif dévouée voulait faire un jeu de mot nulle, elle écrirait « mais pourquoi Bourdieu », ce qui résumerait assez bien la chose.
Ouais pasque quand dans tes rayons, t’as :
L’analyse des conversations (Véronique Traverso)
L’utopie de la communication (Philippe Breton)
Didactique du vocabulaire français (J. Picoche)
Alice au pays du langage (M. Yaguello)
Le droit international (Que sais-je ?)
Grammaire du verbe français (D. Leeman-Bouix)
Deutsche Geschichte in Shlaglichtern
L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme
eh bien tu te demandes si vraiment, vraiment il était nécessaire que tu déménages tout ça de France en Angleterre puis d’Anleterre à Dublin puis de Dublin à Cork, vu que le seul dans lequel tu risques de remettre le nez dedans c’est celui avec le nom d’Alice dedans vu que le nom il est fun et que la couverture est colorée.
Et tu te dis que tu es tombée bien bas.
Mais surtout, tu te demandes pour quelle raison tu as pensé un jour que tous ces jolis ouvrages méritaient vraiment le déplacement international et pourquoi, d’une façon générale, tu te trimballes 6000 romans que tu ne reliras jamais.
Bon, OK, tu en as relu deux en trois ans. Est-ce que le jeu en valait la chandelle ?
La réponse est complexe.
D’abord, tu ne te l’es jamais vraiment avoué, mais il faut dire ce qui est, avoir des bouquins plein les rayons, ça fait achement bien. Ca fait style, vous êtes des gens super lettrés et cultivés et tout et tout et ça en jette quand les gens viennent vous voir.
Ce qui arrive trois fois par an.
Mais bon, en y réfléchissant, c’est pas ça qui a fait la justification principale de ton chargement d’âne. C’est surtout qu’à l’époque, tout ça faisait partie de ton identité, en tout cas tu le croyais.
La didactique du vocabulaire français, et l’analyse des conversations, ça faisait partie de ce que tu étais, de la personne que tu t’étais construite, et tu avais besoin de t’en rappeler tous les jours en repassant tes draps, au risque de te perdre dans les méandres de la vie matérielle.
Ce qui s’est passé de toute façon.
Résultat, 10 ans après la lecture de l’Ethique du protestantisme et l’esprit du capitalisme, tu te dis que tu préférerais mourir que de te taper ces 225 pages de réflexion ardue d’une utilité somme toute relative.
Et t’aimerais bien mettre tout ça dans un carton et le renvoyer par la poste chez Papa maman – pasqu’eux, ils ont un grenier où tu peux caser plein de cartons intitulés « choses que je ne veux plus mais dont je ne veux pas me débarrasser », et que tu peux tout empiler sans trop avoir de scrupules.
Sauf que 300 bouquins à renvoyer par la poste, ça fait cher.
Alors tu vas garder tes bibliothèques surchargées et au prochain déménagement tu mettras tout dans des cartons, et Dieu sait comment tout ça finira…
15:23 Publié dans Divaguations d'une Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25 août 2009
La Grenouille-Rosbif communique - ou essaie...
Quelque fois je crois que je m’essprime pas clairement.
Je viens d’avoir une conversation surnaturelle avec le gars de la poste, qui doit livrer, on l’espère, le modem pour la nouvelle maison, afin que la Grenouille puisse passer ses longues soirées de célibataire à s’éclater avec sa guilde si celle-ci ne l’a pas déà viré à rechercher assidûment des informations pour la traduction que nous aurions du rendre il y a un mois (et dont je vous parlerai peut-être bientôt. Ou pas.)
Ca ressemblait un peu à ça :
Moi : Bonjour, je voudrais savoir où nous en sommes concernant la livraison d’un colis que vous deviez re-livrer à une nouvelle adresse de livraison.
Le mec : Eh bien, si on a reçu l’adresse il a dû être livré.
Moi : Ah bon, il aura certainement été livré, là, si c’est aujourd’hui ? Ca ne peut pas être et après-midi?
Le mec : si vous ne l’avez pas reçu, on n’a pas du recevoir la nouvelle adresse.
Moi : non mais je ne sais pas, mon mari a posté le carton jeudi, peut-être qu’il est prévu que vous livriez aujourd’hui. Vous pourriez me le confirmer ?
Le mec : si y avait personne à l’adresse de livraison on aura laissé un carton.
…
Déjà l’autre jour j’ai eu la même avec une fille du Social welfare, l’organisme qui doit me payer mes indemnités de conge mat’.
Il leur fallait 15 000 infos sur mes emplois en France, infos que pour la plupart je leur avais déjà données. Et puis ils voulaient des renseignements qui ne me concernaient pas.
Bref, j’ai appelé pour savoir ce qu’ils voulaient savoir exactement.
Moi : je voudrais savoir quelles informations il vous manque au juste.
La fille : ben si je vous ai envoyé les feuilles c’est qu’il devait me manquer des informations.
Peut-être votre numéro de sécu ? Le nom de vos derniers employeurs, votre adresse ?
Moi : je vous ai tout mis en détail.
Elle : Ben malheureusement j’ai pas votre dossier sous les yeux, mais il devait me manquer quelque chose.
Moi : Oui mais vous pouvez pas me dire quoi ?
Elle : non je ne sais pas, remplissez au mieux.
Moi : oui mais alors justement, vous demandez par exemple l’adresse de la CPAM locale, mais moi je ne passais pas par la CPAM, j’étais indépendante et mes remboursements me venaient de la RAM. Est-ce qu’il vous faut quand même l’adresse de la CPAM ?
Elle : ben on demande cette info pour la transmettre aux organismes partenaires.
Moi : oui mais moi je n’avais rien à voir avec la CPAM.
Elle : ben en principe on demande le nom de la CPAM mais si vous n’aviez rien à voir avec la CPAM…
Moi :…
Elle :…
Moi :… du coup vous ne voulez pas l’adresse, juste celle de la RAM ?
Elle : ben en principe on demande le nom de la CPAM mais si vous n’aviez rien à voir avec la CPAM…
Moi : oui et puis vous voulez mes fiches de paie, mais lesquelles ? TOUTES ? La dernière ? Et puis comme j’étais indépendante aussi, c’est pas représentatif de mon revenu ; il vous faut quoi ?
Elle : ben on demande ça parce qu’on transmet les infos à l’organisme partenaire…
Conclusion : les dialogues de sourd, c’est ma spécialité. Je crois que je vais m’inscrire à un cours du soir de Communication limpide, pasque manifestement, c’est pas ça.
A moins que ce ne soit pas moi, le problème ?
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21 août 2009
Le rêve
C’est gai : j’ai rêvé que j’avais un cancer du sein.
Et que c’était plus grave que ce qu’on pensait au début.
Bref, que je risquais de mourir.
J’ai rêvé ça à cause de l’histoire de Honey (ouais, c'est en anglais...), qu’on a diagnostiquée comme étant en phase terminale alors qu’elle était enceinte de 24 semaines. Moi j’approche de plus en plus des 24 semaines.
Alors au milieu de la nuit, je me suis tâté les seins, histoire de voir s’il n’y avait pas de boule.
Le truc c’est que mes seins ils sont pleins de boules. Enfin, de machins. De nodules, p-e qu’ils appellent ça, j’en sais rien.
Enfin à chaque fois qu’un médecin français m’a tâté la poitrine il a dit : « quelques machins [insert relevant word here], hum hum… (et moi de m’inquiéter)… mais c’est tout bon, c’est parfait ».
Mais en Irlande ils te tâtent pas les seins, c’est à toi de le faire.
Et moi je sais pas faire.
Va falloir que j’apprenne.
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