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06 février 2011

L'asthme

En voilà un que je ne pensais pas rencontrer un jour.

L'asthme.

Ben en voilà un qui a décidé, comme ça, tout d'un coup, de venir nous serrer la main les bronches, ou plutôt de venir resserrer les bronches du Pouitch-Poulet aussi fort qu'un garot autour d'une plaie.

 

L'asthme a dit, quel coquin - même que je sais même pas l'écire - a décidé de venir emmerder notre fils jusqu'à la gauche chaque fois qu'il aurait un petit rhume.

 

C'est ainsi qu'il a deux semaines, comme on le sait, notre petit Poulet s'est retrouvé menacé d'Admission (sans que le vilain mot ne soit prononcé devant ses jeunes oreilles).

 

C'est ainsi que ce matin, à 5h30, notre petit poulet a dû être emmené chez le médecin de nuit et a dû passer des dizaines de minutes avec un masque sur le visage, relié à une drôle de machine bruyante.

(En anglais ça s'appelle un nebuliser. Je suppose qu'en français c'est un nébulisateur mais je suis trop fatiguée pour vérfifier).

C'est ainsi que ce soir, le Pouitch est désormais à l'hôpital avec son papa, attendant de savoir si oui on non c'est là qu'il va passer la nuit. Comme les deux premiers nébulisateurs qu'on lui a mis n'ont pas fait effet, il est reparti pour un coup d'une demi-heure. 

Le Pouitch adore le nébulisateur.

Le Pouitch doit s'éclater.

(Not.)

 

 

Quant à la Pouitchenette, elle se bat contre sa conjonctivite récidiviste qui ne veut pas partir, donc on est passés au plan B. Et là, à 18h, 3h trop tard pour la sieste, elle dort, crevée de l'après-midi qu'on lui a fait passer à l'hôpital. 

La Grenouille et la Grenouille-Rosbif auraient désormais tous deux envie de démissioner de leur rôle de parent. On serait bien l'oncle et la tente qui vivent pour ainsi dire sur place mais n'ont pas à gérer les soucis.

C'est possible, ça ?

 

19 janvier 2011

Les progrès des Pouitchoux II

 

 Le Poulet colorie désormais sans (trop) déborder.

Côté dessins, on est passé en quelques mois de ça:

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à ça :

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puis à ça :

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à ça:

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pour aboutir à ça:

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(vous excuserez les reproductions faites de ma main, hein mon scanner ne marche pas.)

 

Le Pouitch-Poulet chante de plus en plus et toujours juste, et fait la fierté de sa maman.

Le Pouitch-Poulet fait toujours autant de câlins à sa soeur, et commence à savoir la soulever.  Ce qui n'est pas complètement inutile quand la Pouitchenette est montée sur la première marche de l'escalier et empêche sa mère d'ouvrire la barrière de sécurité pour finir sa descente de l'escalier.

Le Pouitch-Poulet commence à savoir lire. Sans les épeler, il sait lire les mots "ham", "rat" et - ah ben j'ai oublié, tiens.

Le Pouitch fait des chemins de fer de plus en plus compliqués et des gares/fêtes foraines/prisons en légo de plus en plus compliquées, qu'il faut prendre en photo après réalisation et avant la destruction de l'oeuvre. L'appareil photo déborde donc de portraits d'inventions, mais vu que la Grenouille a laissé le chargeur en France, je vais avoir du mal à vous les montrer.

 

La Pouitchette, elle, fait tous comme les grands. Enfin, presque.

Elle se hisse debout avec la plus grande facilité et passe sa vie accrochée aux pantalons de sa mère.

Elle monte les escaliers, surtout quand ses parents ont oublié de fermer la barrière de sécurité, histoire de leur montrer qu'elle peut arriver à la 8è marche sans encombre.

Elle fait coucou de la main pour dire "bonne nuit" dès qu'elle pense qu'il est l'heure de se coucher, et essaie de remettre ses barettes quand elles tombent, de se brosser les cheveux et d'enlever ses vêtements ou son bavoir quand elle en a marre de les porter.

Quand elle a fini de manger, elle descend de table. C'est à dire : elle soulève la tablette de sa chaise haute et se laisse glisser.

Quand le microondes fait "ding!" la Pouitchette tend l'index et vous somme de vous rendre instantanément à la machine à repas afin d'y cueillir le sien. Même si c'est pas le sien, d'ailleurs.

Quand la Pouitchenette a envie de téter, et que sa mère est assise par terre, elle se hisse debout, sa petite tête en face du visage de sa maman, s'accroche aux épaules de celle-ci, puis passe obstinément l'un de ses pieds sur la cuisse de sa mère, pour lui signifier que là, maman, il faut l'allonger en position d'allaitement.

Dès que la musique démarre, la Pouitchette tape des mains, danse le twist et tourne ses poings en l'air.

Si son frère fait des bruits malpolis avec sa bouche, la Pouitchnette en fait autant, et éclate de rire.

La Pouitchenette aime les Cherios, les pâtes et les raisins, mais pas les purées. Et gare à toi si tu lui donnes une compote.

 

Le Pouitchoux sont adorablements parfaits et monstrueusement chiants.

Et on les mangerait.

03 novembre 2010

Le thé

Thé.jpgDepuis jeudi dernier, on n'avait plus de thé au bureau.

Le placard, qui d'ordinaire contenait trois ou quatre boîtes de 240 sachets chacune, était vide.

Le grand bocal en verre dans lequel on met les sachets de thé après les avoir sortis de leur "emballage fraîcheur" en aluminium plastifié, était vide.

Plus de thé.

Nulle part.

Vendredi, pas davantage.

Lundi, toujours rien.

Mardi, placard vide.

Mercredi, j'en pouvais plus, j'ai ramené un paquet de chez moi et j'ai rempli le grand bocal en verre.

10 minutes plus tard, quelqu'un m'a dit que le thé arrrivait avec la prochaine livraison de courses, dans l'après-midi. Sauvée !

 

J'ai fini par me rendre compte, au cours des derniers jours, pourquoi personne ne s'est rendu compte de la disparition de la boisson à la couleur noire et au goût amer.

Dans n'importe quelle autre boîte en Irlande, 90% des employés se seraient insurgés contre l'absence de thé au bout de 3 heures de pénurie. Ouais mais voilà : votre Grenouille-Rosbif dévouée ne travaille pas dans n'importe quelle boîte en Irlande ; elle travaille dans une boîte multiculturelle. Français, Allemands, Suédois, Hollandais, Espagnols, Italien et Brésiliens, (et j'en passe sûrement) s'y côtoient et s'y mêlent. Même les Irlandais (ou anglais, comme votre dévouée) qui s'y trouvent sont aussi allemands ou belges ou français ; il n'y que deux Irlandais pure souche.

Donc, quand lundi, j'ai commencé à me plaindre à mes collègues non anglo-saxons de l'absence de thé, je n'ai rencontré qu'indifférence (buveurs de café) ou opposition. 

 

Und zwar :

Scénario A)

- Salut, ça va?

- Non, y a plus de thé, ça fait trois jours, j'en peux plus !

- Ah? Ben prends du café ! Moi je bois pas de thé !

 

Scénario B)

- Bonjour, ça va ?

- Non, je vais mourir, y a plus de thé !

- Ben si, y a du thé !

- Ah bon ????!!! Où ça ????

- Ben là, dans le placard !

- Nan mais c'est du déthéiné, c'est moi qui l'ai amené mais j'en ai marre !

- Nan mais y a de la camomille !

 

Nous y voilà.

 

Thé : n.m. Boisson se présentant sous forme de feuilles hachées menues, souvent en sachet, à infuser dans de l'eau bouillante.

Exemples : Thé à la menthe. Thé rooibos. Thé vert. Thé aux feuilles de framboisier.

 

Vous savez ce que ça me rappelle ?

Quand j'avais 15 ans et que j'étais allée dormir chez une copine. Sa mère, très attentionnée, me sachant anglaise et grande buveuse de thé, m'annonce, avant qu'on se couche, qu'elle avait pensé à moi et qu'elle m'avait acheté du thé pour le petit déjeuner.

"Comme c'est gentil !" me dis-je, naïve. 

Je me réveille le lendemain et me lèche les babines à la pensée du thé que je vais pouvoir siroter à la place du chocolat chaud écoeurant que je m'inflige habituellement chez les copines.

"J'en ai acheté de deux sortes", dit la mère, en ouvrant son placard. Mon sourire commence doucement à s'affaisser, j'appréhende un ; j'ai peur que le délicieux breuvage du matin ne se transforme en immonde calvaire. Je n'ai pas tort.

- Thé à la pêche, ou à la mûre? demande-t-elle, rayonnante.

J'opte pour le thé à la mûre. La maman s'étonne que je n'y ajoute pas de lait ; elle qui pensait que les anglais ne buvaient jamais leur thé sans lait !

- Alors, il est bon ?

- Très bon, lui dis-je, en faisant mon possible pour contenir la grimace sur l'intérieur de mes joues.

 

J'ai encore en mémoire le goût âcre du fruit torturé par la théine.

 

Alors, les gens, j'ai un truc à vous dire. And I'm only gonna say this once, comme ils disent tout le temps dans les séries (ça donne un côté plus dramatique à la chose) :

 

Thé = thé NOIR. 

Ca me fait mal aux phalanges d'écrire ces deux mots ensemble tellement c'est un PLEONASME. 

 

Le thé vert, le thé à la menthe, la camomille, l'écorce d'orange au gingembre et au cumin, ce sont des INFUSIONS.

Le thé noir, ça peut être du Darjeeling, du Ceylan, du Earl Grey, du Lady Grey, même, si vous voulez. Ca peut être du Lipton Breakfast ou du PG Tips si vous voulez, j'm'en fous, tant que c'est NOIR.

 

Et me foutez pas des mûres ou des cerises avec, ou je vous fais boire du café à l'anglaise.

Rira bien qui rira le dernier.

13 juillet 2010

La maison

"Hum, chaispas... dit la Grenouille-Rosbif, c'est bizarre, quand même, que le proprio change la plaque vitrocéramique toute neuve, comme ça, après que je l'ai cassée.

(dialogue digne d'une série TV afin que le spectateur comprenne bien la situation, même si l'interlocuteur dans la vie réelle n'a pas besoin de toutes les informations concernant ladite plaque)

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Tu vois pas qu'il prévoie de vendre ?

- Bah, pourquoi tu crois ça ?

- Chaispas, mon petit doigt... Il refait la cuisine à neuf alors qu'il avait dit que peut-être il n'en ferait qu'une prolongation... Il change sans sourciller la plaque... Il veut que tout soit nickel pour l'acheteur potentiel..."

 

[...]

 

Proprio : Alors, vous voulez baisser le loyer ? Vous voulez un bail flexible ? OK. Mais faut que je vous dise. Je me suis fait licencier. Alors je vais peut-être devoir vendre.

 

 

 

 

 

 

A suivre... (ou pas...)

19 avril 2010

Le plombier...

... est l'être le plus fiable de la Terre. Ahem.

Le plombier devait venir jeudi matin.

Et puis, jeudi après-midi.

Et puis il a eu une urgence alors il n'a pas pu venir vendredi matin mais promis juré craché sur la tête de sa mère il allait venir l'après-midi.

A 21, toujours pas de plombier.

Le weekend, il ne se déplace pas pour des choses aussi menues qu'un boulot qu'il a commencé et pas terminé dans une cuisine nouvellement installée, genre un système de chauffage à rebrancher, après tout, s'il fait un temps à barbecue le samedi après-midi les gens peuvent bien se démerder pour avoir chaud le matin à 7h. Et s'il ne fait que 17 dans leur maison ben tant pis pour eux. En Irlande comme en Irlande.

Bref.

 

A 14h52, j'écrivais un sms au proprio, lui demandant des nouvelles du plombier.

Réponse, reçue à 14h55 : "il est en route, il est à environ 10 minutes de chez vous".

 

Il est 15h33. Toujours pas de plombier.

Alors soit il n'a pas de GPS et il ne sait pas lire une carte, soit il a un GPS qui déconne, soit il a eu une urgence plus urgente que la nôtre. Tellement urgente qu'il a dû faire demi-tour à 5 minutes de chez nous pour se rendre sur les lieux du drame. En nous laissant en plan encore une fois.

 

Y en a marre des ouvriers.

18 avril 2010

Recette pour une après-midi parfaite

Regarder le ciel et voir qu'il est bleu et sans nuages.

Appeler un ami.

acheter un barbecue chez Tesco.

Et du charbon. Et une pince.

Et de la bidoche.

Demander à l'ami s'il sait faire les barbecues.

S'asseoir au soleil.

Bouffer la viande.

Bouffer le reste de carottes rapées de midi, pour faire bonne figure.

Déguster le crumble préparé quelques heures plus tôt dans la toute nouvelle cuisine.

Faire de la musique.

Etre heureux.

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10 janvier 2010

C'est la mouise

Plein de choses à dire pendant la nuit, plus le temps de les dire pendant la journée.

En résumé :

- on ne dort pas - enfin, surtout la Grenouille-Rosbif, mais la Grenouille n'est pas en reste.

- nos canalisations ont gelé et nous n'avons plus d'eau. Apparemment il n'y a rien à faire sinon attendre le dégel. C'est pas prévu pour demain. On est dans la merde.

- Il neige. Comme dirait la Grenouille, la neige, ça isole. C'est pas avec ça que ça va se réchauffer. On est vraiment dans la merde.

23 décembre 2009

Tout ça pour dire, donc...

...que

Mathilde Pouitchenette Grenouille

est née le 20 décembre 2009 à 13h30

à l'hôpital universitaire de Cork.

 

C'est une grande coquine, qui, après avoir fait comme on le lui demandait (déclencher sa venue au monde le samedi 19 décembre, en fichant un méga coup de poing géant dans la poche des eaux de sa mère à 23h56 précises à la date demandée), fit ensuite volte-face pour décider que non, finalement, les contractions, c'était pas marrant, alors non.

et puis si.

Et puis non.

Le travail, qui devait donc, en théorie, durer moitié moins longtemps que la naissance de son frère, fut long et ardu, mais pour finir, en quatre poussées d'enfer, la petite vit le jour.

 

Puis, tétant, devint bleue, rameutant la moitié de l'équipe médicale à ses côtés, au-dessus d'elle.

Puis redevint rose.

Puis retourna dans sa chambre.

Retéta.

Redevint bleue.

Passa les 48 heures suivantes en néonat, où on lui fit des radios et des perfusions et où on déclara enfin que c'était une petite fille en bonne santé et qu'elle pouvait sortir.

 

Le Pouitch a rencontré ce jour sa petite soeur, qui est, dit-il, toute petite.

La petite soeur découvre qu'un grand frère, ça fait beaucoup de bisous quand on essaie de dormir, et beaucoup de bruit aussi. Et qu'il ne faut point en être perturbé.

La Grenouille-Rosbif se rappelle qu'un nourrisson, ça dort le jour, et ça tète la nuit. Et qu'il faut se débrouiller pour suivre.

La Grenouille se rend compte qu'une journée ne compte que 24 heures et qu'entre les visites à la maternité, les trajets à la crèche, les coups de fil à la famille et aux amis, les emails et les courses de dernière minute, la vie n'est pas simple.

Les parents de la Grenouille-Rosbif sont là et se délectent de leur petite-fille.

Et la vie est plutôt belle.

Le goûter

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13 décembre 2009

Le sapin, enfin.

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"Ah mais c'est pas une guirlande multicolore ? dit la Grenouille, en m'aidant à accrocher les jolies petites lumières dorées sur l'épicéa fraîchement installé.

Le sapin est gros. Le sapin sent bon. Le sapin a fini par bien vouloir tenir droit.

Ce sera le premier sapin de Noël du Pouitch - pas le premier qu'il voit, ni le premier qu'il touche, mais le premier dont il a pleinement conscience, le premier qu'il aide à décorer avec plaisir.

- Oh, oh dear! dit le Pouitch, lorsqu'il voit la guirlande lumineuse, I wanted those lights to be all different colours!"

Mes hommes me pompent. Mes hommes auraient dû s'en occuper eux-mêmes, des décorations, s'ils sont pas contents. Nanmé. La guirlande est incolore, et c'est très bien comme ça.

La déco, elle, est un peu trop rouge. Pouitch place une boule à côté d'une autre ; je me demande si je vais devoir revenir subrepticement pendant la nuit pour arranger un semblant d'équilibre parmi des décorations mal réparties ; mais cette semaine nous travaillons le concept d'improvement, et le Pouitch est partant pour apporter quelques améliorations.

Nous répartissons les boules rouges sur toutes les branches de l'arbre. C'est encore trop rouge.

Mais la Grenouille-Rosbif a soudain une idée de génie : le ruban doré !

 

Désormais, le joli épicéa vert est plein de rouge et d'or.

 

Quoiqu'il arrive dans la semaine qui vient, c'est le tout dernier weekend que nous passons tous les trois. Etrange réalisation...