13 décembre 2009

Le sapin, enfin.

CIMG5106.JPG

"Ah mais c'est pas une guirlande multicolore ? dit la Grenouille, en m'aidant à accrocher les jolies petites lumières dorées sur l'épicéa fraîchement installé.

Le sapin est gros. Le sapin sent bon. Le sapin a fini par bien vouloir tenir droit.

Ce sera le premier sapin de Noël du Pouitch - pas le premier qu'il voit, ni le premier qu'il touche, mais le premier dont il a pleinement conscience, le premier qu'il aide à décorer avec plaisir.

- Oh, oh dear! dit le Pouitch, lorsqu'il voit la guirlande lumineuse, I wanted those lights to be all different colours!"

Mes hommes me pompent. Mes hommes auraient dû s'en occuper eux-mêmes, des décorations, s'ils sont pas contents. Nanmé. La guirlande est incolore, et c'est très bien comme ça.

La déco, elle, est un peu trop rouge. Pouitch place une boule à côté d'une autre ; je me demande si je vais devoir revenir subrepticement pendant la nuit pour arranger un semblant d'équilibre parmi des décorations mal réparties ; mais cette semaine nous travaillons le concept d'improvement, et le Pouitch est partant pour apporter quelques améliorations.

Nous répartissons les boules rouges sur toutes les branches de l'arbre. C'est encore trop rouge.

Mais la Grenouille-Rosbif a soudain une idée de génie : le ruban doré !

 

Désormais, le joli épicéa vert est plein de rouge et d'or.

 

Quoiqu'il arrive dans la semaine qui vient, c'est le tout dernier weekend que nous passons tous les trois. Etrange réalisation...

 

21 septembre 2009

Poisson

Il y a quinze jours, la Grenouille a mis un bout de saumon à réchauffer aux micro-ondes.

Le saumon a giclé partout.

La Grenouille a promptement nettoyé ledit micro-ondes.

 

Il pue toujours.

 

Une solution, quelqu'un ?

 

 

14 septembre 2009

L'efficacité irlandaise

En général, quand les gens vous parlent de l’efficacité irlandaise, c’est pour faire de l’humour.

Si l’administration française est citée par d’aucuns comme étant un élément fondamental de la vie en enfer, c’est parce que l’Irlande est un petit pays perdu dans l'océan et que le monde ne le connaît point.

Ca avait pourtant bien commencé, à ce niveau-là, notre aventure irlandaise.

Nous avons eu une ligne de téléphone très rapidement – c’était loin des semaines d’attente sur lesquelles on nous avait mis en garde. L’Internet aussi avait bien fonctionné.

En comparant la chose à notre aventure britannique, c’était plutôt réussi.

Ben là, c’est une autre histoire.

Entre les papiers qui mettent une semaine à être acheminés par la poste d’un point de Dublin à un autre ; le service d’allocation maternité qui envoie aujourd’hui leur demande de rapport à la France – comprenez, ils n’ont reçu mon à moi formulaire que début septembre – (accessoirement, là, on est mi septembre… ‘fin moi, ce que j’en dis, hein…), la connexion Internet qui met trois semaines à être installée au lieu d’une ; les gars du gaz qui nous ouvrent deux accès à deux adresses différentes sous un seul numéro client puis nous disent que c’est pas possible, et n’arrivent toujours pas, après trois coups de fil, à comprendre que nous avons quitté Dublin pour emménager à Cork ; et puis les crèches qu’on rien compris au nouveau système de garde gratuite et qui nous en sortent des vertes et des pas mûres (bon, accessoirement, on les comprend : c’est pas simple, ce truc)…

Bref, avec tout ça – et j’en passe et des meilleures – ben on peut dire, au moins, qu’on parfait notre intégration à la société irlandaise.

Ce sera au moins ça de gagné.

N’empêche : je ne maudirai plus jamais la France pour ça.

09 septembre 2009

Le déménagement

Vous voulez peut-être savoir comment s’est passé notre déménagement.

Pas mal, pas mal, pas mal.

Si on excepte les quatre coups de fils fois deux (quatre à Dublin, quatre à Cork) passés au chef pour savoir où se trouvaient ses messieurs, arrivés avec respectivement deux et une heure de retard ; l’arrivée à Cork à 23h30 samedi soir, quelques 5 heures plus tard que l’heure estimée à l’origine ; les trois réveils nocturnes la nuit suivante dont deux pour la Grenouille infiniment dévouée et self-sacrificing (rhô, ouais, ça va, hein, les puristes, là ; j’ai pas de joli mot pour ça en français, « auto-sacrifiant » ça le fait pas trop, ça fait un peu harakiri si vous voulez mon avis – et pis ça existe pas, d’abord. Alors je mets de l’anglais dans mes phrases si ça me chante, pigé ? Zavez qu’à vous acheter le Robert et Collins, nan mé.) ; le vieux cadre immonde qui a cassé juste au moment où, touche finale, la Grenouille le remettait à son emplacement d’origine juste au-dessus de la cheminée ; le téléphone portable qui s’est pris le vieux cadre immonde dans la tronche et qui a rendu l’âme, écrabouillassé sous le poids dudit cadre, achevé dans la seconde ; le cadre de l’éléphant d’Inde cassé à la sortie du camion à Cork, et l’égratignure sur le meuble à chaussures.

Bref, si on excepte tout ça, on peut dire que le déménagement s’est bien passé.

Ces messieurs étaient gentils, le Pouitch a fait le portier pendant deux heures, la bouffe au pub était bonne, on n’a pas eu besoin de voir les proprios pour rendre les clés (pas d’état des lieux ici, c’est cool raoul, on a juste laissé les clés à l’intérieur – le proprio a les siennes, aucune idée s’il a le droit ou pas et à vrai dire, j’m’en fous) et la maison a l’arrivée était toujours aussi spacieuse et charmante.

Maintenant elle est un peu moins spacieuse, les cartons sont légion et ne désemplissent pas, il a plu des trombes pendant deux jours mais nous ne perdons pas espoir : aujourd’hui la température a atteint les 20 degrés !!!!!!!!!!!!!!!

La Grenouille n’est pas, contrairement à ce que nous laissaient penser hier sa toux, son rhume et le thermomètre, atteint de Grippe A, et j’ai réussi à faire et à étendre une autre lessive depuis hier.

Youpi youp la boum !

(Aïe, le Poiutch pleure. Maman re-rentre en scène. C’est con, j’étais peinarde…)

08 septembre 2009

Les draps

Les gens trouvent toutes sortes de façons de se tisser des liens sociaux avec leurs voisins. D’aucuns frappent à la porte avec un gâteau ; d’autres invitent tout le quartier à boire un verre ou enjoignent les Dupont et les Duvert à participer à leur crémaillère. Rien que de très banal et de peu créatif.

Votre Grenouille-Rosbif, elle, a trouvé un moyen tout nouveau et particulièrement original pour faire la connaissance de la moitié de la rue en une matinée. Mais voyez plutôt par vous-mêmes :

Hier, journée superbe et chaude, (au moins deux heures durant), la Grenouille-Rosbif récupéra les draps de tous les lits et fit une machine.

A midi, elle étendit son linge ; il plut, elle le laissa, puisque de toute façon il n’avait pas commencé à sécher et que de toute façon la météo aurait changé du tout au tout plusieurs heures plus tard. Le soir, de fait, la pluie partit et le vent se leva – des conditions rêvées pour faire sécher le coton rebelle.

 

 

Le lendemain matin, il pleuvait à grosses gouttes, le vent s’époumonait, et, regardant par la fenêtre de la cuisine, la Grenouille-Rosbif se fit la réflexion que sa Grenouille adorée avait manifestement eu la bonne idée de rentrer les draps avant de se coucher, voyant la pluie revenir.

Sauf que la Grenouille-Rosbif ne trouva pas les draps sur le séchoir intérieur.

Sauf que les draps, en fait, avaient disparu.

 

A dix heures, du matin, armée de son Pouitch amadoueur, votre D-R dévouée frappait à la quatrième porte de la rue pour demander, une fois de plus, si par hasard des draps distraits ne s’étaient échoués dans le jardin de la gentille et nouvelle connaissance.

 

(…)

 

Ouais, c’est comme ça que ça aurait dû passer.

 

Ca, c’est le billet que j’aurais dû écrire et que je préparais déjà dans ma tête en prenant mon petit déjeuner.

Sauf qu’après avoir frappé à une porte, je me suis aperçue que mes cinq draps étaient partis chez le voisin d’à côté – celui dont on a déjà fait connaissance. Réduit à néant, mon plan béton d’intégration éclair.

Pff. Suis une loseuse sociale.

Bref.


 

Et sinon.


Sinon, bilan de mon premier jour de vie de SAHM seule et solitaire :

- 5 engueulades avec le Pouitch : sur la fin du bain, sur la façon de tenir la toute nouvelle serpillière dans le supermarché, sur je ne sais plus quoi et que sais-je encore. Bref, le Pouitch rebelle a ressorti son armature à toute épreuve (ou presque) mes aussi ses larmes.

- plusieurs cartons déballés. Beaucoup de papier d’emballage dans la poubelle à recycler, celle toute belle et toute neuve qu’on nous a livrée hier, avec la poubelle normale et la poubelle à verre. Eh, vous croyez quoi, on paie pas 300 euros à l’année de frais de poubelle pour rien, hein. Nan mé.

- beaucoup moins de place dans la cuisine, en général – moins de place dans les placards mais aussi sur les tables et sur le sol.

- à 16h30, vaisselle pas faite, courses pas rangées, lessive du matin pas étendue. Facebook mis à jour quatre fois.

- un Pouitch qui, à midi, a mangé chaque petite miette de ses « anneaux de spaghetti et saucisses saute tomate » Heinz en boîte tout en se léchant les babines en en proférant que « this is nice, I like this » ; un exploit qu’il ne réalise jamais, bien entendu, devant les petits plats de sa maman.

 

Vive la vie de SAHM.

31 août 2009

Sniff sniff sniff

Et voilà, finie la belle vie : les parents sont partis. A moi de faire mes lessives. A moi de faire ma vaisselle. A moi la cuisine. Mais à moi aussi – youpi ! – les cérémonies du coucher ! Non pasque bon, ça a beau être barbant et tout et tout, le pyjama, la brosse à dents, tout ça, n’empêche que y a rien de tel que le câlin dans le lit tous les deux sous la couette, mon bras sur le ventre chaud d’un Pouitch ensommeillé et mes lèvres contre sa joue soyeuse.  

 

Mais bon, quand même : sniff, sniff.

 

 

‘Fin bon ; ça veut dire aussi que ceci est mon DERNIER LUNDI DE TOUTE MA VIE DANS CE BOULOT DE M***E !!!!!

 

C’est pas coolissime, ça ?

Hehe, comme on dit sur msn.

 

Bon, sinon, le Pouitch a fait son sac pour Cork. Il a mis tous ses jouets dans un sac en plastique (enfin, tout ce qui rentrait) et l’a accroché au troisième tiroir de la cuisine en expliquant qu’il préparait ses affaires pour aller dans la nouvelle maison.

 

J’ai dû lui faire remarquer qu’on partait pas tout de suite tout de suite.

 

Et il m’a ressorti son leitmotiv du moment : « I’m happy ».

 

Et comme d’hab, quand le Pouitch est happy, la maman aussi.

26 août 2009

Les grands projets

Dans 7 jours ouvrables – oui, oui, sept jours, soit une semaine et demie de temps reel – youpi !!! J’en aurai fini de ce boulot idiot et serai libre comme une montgolfière l’air, une véritable SAHM comme qu’on dit ici, c'est-à-dire une Stay At Home Mum qui comme sa fonction l’indique, « reste à la maison ».

 

Ici c’est quand même vachement courant.

 

Enfin je crois.

 

En tout cas c’est courant sur magicmum.ie.

 

M’enfin ça c’est normal pasque c’est les femmes qui ont un peu le temps de glander dans la journée.

 

A la différence des femmes qui travaillent à plein temps.

 

A quelques exceptions près.

 

‘fin bref.

 

 

Donc, pour mon avenir de SAHM épanouie et heureuse, je fais plein de projets, que je vous expose ici aujourd’hui.

 

 

Premièrement :

 

J’ai 30 ans. Je vais avoir 2 enfants. Or, à 30 ans, il est impensable de ne pas savoir tenir une maison.

 

Donc…

 

Pour commencer je vais apprendre à tenir une maison PROPRE.

 

Propre, et bien sûr rangée.

 

Rangée, ça veut dire que quand tu sors un truc pour l’utiliser et que t’as fini, tu ne le remets pas à côté de toi sur le canapé en te disant que tu vas le ranger plus tard, quand tu te lèveras. Non, non, tu te lèves TOUT DE SUITE et tu le remets TOUT DE SUITE à sa place. Compris ?

 

C’est comme ça qu’on fait, non ?

 

‘fin j’demande, remarque, parce que moi j’ai jamais su. Si j’ai fini d’utiliser un truc, je le pose, voilà tout. Je ne me complique pas la vie. Franchement, je trouve ça enquiquinant au possible de devoir se bouger toutes les deux secondes pour ranger les trucs à la minute.

 

Ouais mais je sais bien : après le Pouitch m’appelle et je me lève - sans le truc - et je me rends compte que j’ai pas rentré le linge et voilà ce qui arrive. Le truc reste à sa place. Ou plutôt, pas à sa place. Sur le canap', quoi.

 

Je vais donc apprendre à ranger les trucs AVANT de rentrer le linge.

 

Sisi.

 

 

Secondement :

  

Je vais utiliser les 4kg de farine que je semble avoir dans mon placard (et qui ne sont pas périmés ! Mais tout va bien, la farine non plus ça ne se périme pas ! Enfin un peu quand même, au bout d'un moment. Bref.) Et les haricots rouges. Et la gélatine si j’arrive à la retirer de la poubelle.

 

 

(Vous croyez ?)

 

 

 

En bref : je vais reprendre la cuisine ! Youpi ! On va enfin manger de vrais plats et pas de pâtes au pesto en alternance avec des baked beans-saucisse ! A nous les endives au jambon, le tian de courgettes épinards et la quiche aux poireaux ! A nous les lasagnes ! Yeah ! 

 

Troisièmement : je vais faire le repassage au fur et à mesure qu’il s’accumule.

 

Quatrièmement (sais pas si vous avez remarqué comment on va du plus au moins crédible, là…) : je vais chiner de vieux meubles pourris et les retaper parce qu’il nous manque plein de trucs dans la nouvelle maison.

 

Cinquièmement : je vais fréquenter les toddler groups (groupes de rencontres maman-enfant, très courants dans les pays anglophones) et coffee mornings régulièrement afin de rencontrer d’autres dames pas uniquement françaises et travailler mon intégration parfaite à la société Eirienne.

 

Sixièmement : suis un peu en panne... Ca reviendra. Peut-être.

 

Ah, oui ! (Hem hem). Je vais ressortir ma Singer et me mettre à la couture.

 

 

(Ouais allez, on y croit, sur ce, il est temps de vous quitter parce que vraiment ça devient du grand n’importe quoi, là…)

19 août 2009

Le téléphone

J’aime bien me fier à mon instinct ; il est de bon conseil.

 

Le truc c’est que je ne m’y fie pas souvent.

 

Comme par exemple, samedi.

 

 

Samedi, c’était le jour qu’on avait choisi pour acheter un téléphone pour la Grenouille. Ouais pasque, la Grenouille demeurant seule dans notre petite bicoque grand palace à Cork (abusé-je du barré ? Noon ! Si ?) et n’ayant pas encore de connexion Internet, elle a tout de moins besoin de pouvoir parler à sa petite famille lorsque vient le soir. Et de préférence, sans cet affreux portable qui, en plus de lui envoyer de méchantes ondes zombies dans le cerveau, coûte bonbon à appeler.

 

Donc.

 

Sommes allés au magasin d’électroménager.

 

Votre Grenouille-Rosbif dévouée n’ayant laissé d’autre choix au Grenouille que d’investir dans un téléphone à haut-parleur (ce magnifique outil de communication familiale que nous convoitons depuis longtemps), la petite famille Grenouille parcourut le vaste minuscule rayon de téléphonie à la recherche d’un appareil à fonction mains libres digne de confiance.

 

Ayant repéré une engin susceptible de leur plaire, les Grenouilles se saisirent de la deuxième boîte sur l’étagère (jamais la première, on ne sait jamais) et se rendirent toute guillerettes à la caisse. Voilà un achat vite réglé, et maintenant, direction la maison pour manger les tortellinis frais achetés chez Tesco !

 

« Ah, dit le vendeur.

 

- Ah ? demandent les Grenouilles.

 

- Oui, c’est un téléphone British Telecom.

 

- Oui… disent les Grenouilles… et… ?

 

- Il vous faut un adaptateur pour le brancher sur une ligne irlandaise.

 

- Ah, oui, c’est vrai, disent les Grenouilles, qui ont déjà eu ça lors de l’achat de leur précédent téléphone.

 

- Nous n’en avons malheureusement plus en stock, dit le vendeur.

 

- Ah, disent les Grenouilles.

 

- Allez voir à côté, dit le vendeur, peut-être qu’ils en auraient.

 

 

Les Grenouilles, dont les ventres s'excitent à la pensée des bons tortellinis au jambon de parme et aux épinards, se rendent au magasin voisin, une chaîne informatique.

 

- Un adaptateur ? dit la caissière. Hm. On a peut-être ça, mais on est en train de refaire tous les rayons, là, alors si on a ce serait encore dans la réserve.

 

Pas disponible, quoi. Ce que confirme un vendeur.

 

- Allez voir à côté, dit le vendeur.

 

- On en vient, rétorquent les Grenouilles.

 

- Alors allez voir à côté de l’autre côté, dit le vendeur.

 

 

Les Grenouilles affamées se rendent chez Atlantic, un magasin de bricolage.

Dans les rayons, les adaptateurs et autres accessoires sont légion, au point qu’on ne sait pas lequel prendre. Il y a aussi tout un tas de téléphones, dont les emballages indiquent « ROI model ».

Ah. Ca veut dire qu’on n’a pas besoin d’acheter l’adaptateur en plus. Intéressant.

 

- Regarde celui-ci, dit la Grenouile-Rosbif, il fait la même chose que l’autre, et il fait dix euros de moins !

 

- Ah bon ? dit la Grenouille. Eh bien, prenons-le, on ramènera l’autre.

 

Ce qu’on fit.

 

La boîte du nouveau téléphone semble avoir été un peu ouverte car le couvercle est un peu déchiré et l’attache de sécurité ne sert donc plus à rien. Quelqu’un a dû jeter un œil à l’intérieur. Peut-être qu’un vendeur a ouvert la boîte pour montrer le modèle a un autre client. Suffira de le mentionner à la caisse.

 

- Bonjour, dit la fille à l’accueil, qui fait aussi caissière.

 

- Bonjour, dit la Grenouille-Rosbif.

 

- On dirait que la boîte a été ouverte, dit la Grenouille-Rosbif, je suppose que c’est tout bon ?

 

La fille jette un œil rapide à la boîte et décrète qu'à son avis, tout va bien.

 

- Je ne pense pas qu’elle ait été ouverte, dit la fille. Si vous voulez, on peut marquer sur le reçu qu’elle l’a été.

 

- D’accord, dit la Grenouille-Rosbif.

 

La fille prend la carte bancaire de votre dévouée et fournit le reçu, sans rien écrire dessus.

 

- On peut écrire sur le reçu que l’emballage est abîmé ? rappelle la Grenouille-Rosbif. Elle se dit qu’elle ferait aussi bien d’ouvrir la boîte là, à la caisse, afin d’être sûre que tout y est vraiment, mais elle repousse cette idée par flemme et attend le retour du reçu.

 

La fille écrit « boîte ouverte » sur le ticket de caisse, et les Grenouilles aux ventres gargouillants retournent au premier magasin se faire rembourser leur premier achat.

 

- On a trouvé moins cher, disent-elles, une lueur maline dans les yeux. Il fait pareil que l’autre !

 

 

Le vendeur analyse les caractéristiques techniques de l’appareil tout en procédant au remboursement du premier engin, et observe qu’en effet, fondamentalement, c’est la même chose. En moins cher.

 

 

 

De retour à la maison, l’eau des pâtes bouillant frénétiquement, les Grenouilles ouvrent leur achat.

 

Ah.

 

Mouais.

 

Super.

 

 

Il manque l’ensemble des fils.

 

14 août 2009

Lettre ouverte aux agents immobiliers, numéro 2

Cher petit agent immobilier,

 

Quand tu donnes une clé à un client, il est de bon ton de vérifier qu’il s’agit de la bonne clé.

 

Si tu ne donnes pas la bonne clé à ton client, il risque de devoir se taper un aller-retour en taxi pour rien, se retrouvant à 8h du soir devant la maison qu’il vient de te louer sans pouvoir en ouvrir la porte, en dépit de ses efforts combinés à ceux chauffeur de taxi.

 

Il risque de rentrer énervé à son hôtel et de t’appeler à 20h, et si par chance l’un de tes collègues est encore là il risque de devoir quitter ses pantoufles pour venir apporter à ton client la bonne clé.

 

Ton client devra reprendre un taxi pour se rendre à la maison, payer le tarif de nuit, et t’enjoindre de rembourser les frais de ce second taxi.

 

Donc au final, te planter de clé n’est vraiment pas très malin, c’est pas dans l’intérêt de ton client ni dans le tien. Du tout, du tout.

 

Voilà voilà, petit agent immobilier.

 

Essaie de prendre des cours d’intelligence, vraiment, vraiment, ça pourrait te rendre service.

 

Bien cordialement,

 

La Grenouille-Rosbif

 

(de la part de la Grenouille qui s’est tapé deux fois le trajet hier soir sans avoir mangé)

12 août 2009

Home sweet home

Ca y est !

Nous sommes les heureux propriétaires locataires de cette maison à Cork :

 

House1.jpg
Par contre, euh... le 4x4, 'l'est pas à nous, je précise...

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