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13 février 2013

Le gâteau

Bon, faut quand même que j'vous montre mon gâteau. 

IMG_3674.JPG

Sans déconner, ça passe, non ? Je suis plutôt contente de moi. Mis à part que j'ai un peu manqué de place pour le prénom. Et que la corde de droite a cassé. 

Et en plus, il était bon. Je progresse.

La fête s'est bien passée, tout le monde s'est amusé ou presque (les non-sportifs peut-être un peu moins... c'est la vie).

La Maman est contente. 

Le Pouitch a 7 ans. 

Et les fêtes d'anniversaire, c'est fini pour cette année. Ouf !

07 février 2013

Anniversaires anniversaires

C'est le mois des anniversaires. Enfin plutôt, de l'anniversaire. Le mois où nous fêtons sans relâche l'anniversaire de notre poulet.

 

Samedi dernier, c'était fête avec les amis français. J'ai fait un gâteau camion de poubelles. Enfin, essayé de faire.

Ce samedi, c'est fête avec les copains d'école à l'escalade. Je vais tenter un gâteau mur d'escalade. Priez pour moi. 

 

(en attendant, je potasse...)

13 janvier 2013

Qu'est-ce que j'voulais vous dire...

... que je me suis nous ai commandé ça :

et ça :

parce que je bavais dessus depuis 4 jours et que j'en peux plus de notre maison toujours, toujours en bordel géant, non pas du tout du tout parce que je suis naturellement bordéliquissime, aux dépens de la Grenouille qui a lâché ses habitudes d'ordre au bout de 6 mois de vie commune, devant la grande inutilité de celles-ci, non point du tout à cause de ça, mais parce qu'on n'a tout simplement pas d'emplacement pour la moitié de nos affaires. Non sans déc', je rigole pas. On a plein de trucs qui vont nulle part. Et donc je dis : "Stop !" Et je me commande des meubles.

 

Ben dis-donc, il est vachement intéressant mon blog 2.0 où je vous parle pas du tout de moi mais uniquement des questionnements philosophico-ethnologiques de l'expatriée franco-anglaise en terre verte.

Nan mais n'empêche, la thématique des achats mobiliers touche bel et bien à la problématique expatriée. Comment? Eh ben pasque. Quant on est exaptrié mais pas à jamais, comme nous, mais qu'on pense bel et bien rentrer chez soi un jour, on hésite à faire des achats de ce style. On hésite parce qu'on se dit : "A quoi bon ? On va pas se fairch' à le déménager !" Alors on procrastine. On cherche des solutions temporaires. Et puis au bout d'un moment on se dit que bon, là, ça fait pas. Alors on achète de tout petits meubles qu'on laissera là. Ceux-ci occupent un pan de mur et ne contiennent rien du tout. Donc 2 ans plus tard, toujours expatriés, pas encore partis, on se dit que merde alors, on aurait dû prendre plus grand, mais franchement, un de ces jours on va rentrer, alors est-ce que ça vaut la peine ? Et puis on se rend compte que oui, merde, ça vaut la peine, et pis on verra bien le jour où on déménagera. On revendra tout ça sur Gumtree quand on partira. Ou pas.

 

[Si c'est comme la nacelle de la poussette et les couches lavables, plutôt pas, en fait, vu qu'elles sont toujours en ligne nulle part et que le dépôt-vente n'existe pas ici.]

 

Alors, on balance notre argent par les fenêtres et on achète des meubles qu'on gardera peut-être 2 ans.

Vaut mieux ça qu'une déprime pour bordel insurmontable, non ?

21 octobre 2012

Accessoirement...

...Je rêve toujours de mon appareil photo. Littéralement. Enfin, le choix est presque fait, manque plus que les sous. Et l'anniversaire. (Ca approche, ça approche !!)

14 septembre 2012

Bon alors le poste d'avant n'était pas DU TOUT fini alors je le poursuis

Sais même pas pourquoi je l'ai envoyé, celui-là.

 

En fait, ce que je voulais dire, c'était qu'au départ, j'avais zyeuté le Canon 550D, mais qu'en magasin quand je l'ai essayé, il mettait très longtemps à faire la mise au point, et je sens déjà que ça, ça me gaverait.

Donc le mec m'a conseillé le Sony A37:

sony-a37-slt.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

qui, grâce à un système magique de miroir translucide, fait la mise au point quasi instantanément. Donc pour prendre tes gosses en photo, c'est top.

 

Mais bon je sais si j'aurai ma lumière Canon. J'ai bien essayé regardé des échantillons d'image sur le net, et elles semblent super. Donc j'opterais plutôt pour celui-là. Sauf qu'il coûte 579 euros et que bon, gloups. (Bon, l'autre fait le même prix, en fait, il est plus cher).

 

Du coup, je me dis : ai-je besoin d'un reflex ? Est-ce que je ne peux pas me contenter d'un hybride ou d'un "superzoom", qui, je crois, s'appelle aussi un bridge. 

Pasque avec le Sony, l'objectif de base est un 18-55 mm, et je ne sais pas si c'est un zoom suffisant pour votre dévouée dont l'index est accro au zoom.

Si vous avez des conseils à ce niveau-là, je suis preneuse aussi !!

(merci à ceux qui m'ont déjà répondu dans les commentaires !)

02 février 2011

Et ben si...

... j'ai osé.

 

Avant :

CIMG8301.JPGAprès :CIMG8305.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Bah, finalement... c'est pas si mal !!!

 

(faut juste pas regarder la conjonctivite récidiviste qui fait des vilaines siennes toutes vertes aux coins de l'oeil...)

Ouf ! ... mais c'est pas fini...

ou : Indécision

ou : Où la Grenouille-Rosbif (ré)apprend (???) à suivre ses instincts et à NE PAS écouter les AUTRES.

Donc.

Dans la nuit de vendredi à samedi, mes oreilles me font mal, puis puis un peu plus mal, puis encore un peu plus mal, puis vraiment très, très, mal et votre Grenouille-Rosbif, tout en se disant que ouf ! à 5h30 la nuit est bientôt finie, se promet d'aller chez le médecin.

Puis mes oreilles font krrrr ksssss kchchchchc pop ! et elles ne font plus mal. Et je décide de pas aller chez le médecin après tout.

Je passe mon samedi matin dans une sorte de brouillard auditif puis l'après-midi je me dis que je vais quand même aller chez le médecin.

Samedi soir j'appelle le médecin de garde, son infirmière me rappelle (oui, ça marche comme ça ici), et me dit que d'après les symptômes que j'ai, ça doit être un caillot de cire et pas une otite. Je décide de ne pas aller chez le médecin.

Mardi je suis presque complètement sourde de l'oreille gauche et en plus j'ai un sens de l'espace assez étrange, l'impression d'être entourée d'un épais mur de briques transparentes, je décide d'aller chez le médecin. Les Pouitchoux m'accompagnent. Antibiotiques, on ne sait jamais.

Mardi soir, à l'heure du coucher, le Pouitch dit : Maman, j'ai mal aux oreilles. Puis : maman, mes oreilles me font mal, et : j'ai mal aux oreilles, Maman. Tout ça en V.O. mais chuis sympa ce soir, je vous la fais en V.F. Je décide de l'emmener chez le médecin.

Quand il n'a pas mal aux oreilles, le Pouitch joue, chante, et se montre très joyeux, et les Grenouilles se rappellent que le Pouitch a le don de souffrir comme par hasard des mêmes maux que sa maman quand celle-ci doit aller chez le médecin et est toujours très impatient d'y aller à son tour. Je décide de ne pas l'emmener chez le médecin.

La nuit de mardi à mercredi, le Pouitch a de la fièvre et a encore mal à l'oreille. Les Grenouilles se rendent comptent qu'elles ont oublié de se dire que si le Pouitch souffrait comme par hasard des mêmes maux que sa mère, c'était peut-être justement parce qu'il souffrait effectivement des mêmes maux que sa mère. Nous décidons que le Pouitch n'ira pas à l'école mais ira chez le médecin le lendemain.

Le lendemain matin, le Pouitch a bien dormi, ne semble plus avoir de fièvre et ne se plaint pas de son oreille. Vu que rater la boulot, c'est chiant, surtout quand c'est la troisième fois en un mois, on décide que le Pouitch ira bien à l'école et n'ira chez le médecin que le soir.

Un quart d'heure plus tard il s'avère que le Pouitch a de la fièvre et nous décidons qu'il n'ira pas à l'école mais ira chez le médecin et que la Grenouille restera travailler tant bien que mal à domicile.

Entretemps la conjonctivite de la Pouitchenette est revenue et on a recommencé les gouttes antibiotiques arrêtées il y a deux jours, sur approbation du médecin. Je décide de l'amener à la crèche en espérant qu'ils accepteront de lui redonner les mêmes gouttes sans ordonnance, et je décide de l'amener chez le médecin le soir pour décider combien de temps les lui donner cette fois.

La dame de la crèche me dit qu'aller chez le médecin n'est pas nécessaire, qu'elle n'a pas besoin d'ordonnance et qu'il me suffit d'appeler le médecin. Je décide de ne pas la ramener voir le médecin mais juste de téléphoner.

Le soir les yeux de la Pouitchenette vont plutôt moins bien et le pharmacien me confirme que si les gouttes ne sont pas restées au frigo elles sont probablement foutues et qu'il ne peut pas m'en vendre d'autres vu que lui et tous les pharmaciens de la terre sont en rupture de stock, il vaut peut-être mieu que j'en demande d'un autre type au médecin. Je décide de retourner voir le médecin.

Le médecin n'arrive pas et je n'ai pas de rendez-vous et il y a une autre dame et ça fait 10 minutes que le cabinet est officiellement fermé et la Pouitchette pleure et je pense qu'elle a de la fièvre donc je décide de rentrer à la maison puis d'aller chez le médecin de garde pour lui demander un autre antibiotique vu que le premier est fichu.

A la maison il s'avère que la Pouitchenette n'a pas de fièvre mais je l'emmène quand même chez le médecin qui me propose de garder quand même les anciennes gouttes vu qu'à son avis elles sont pas fichues.

Puis il me donne une ordonnance pour de nouvelles gouttes vu que je ne sais plus où j'ai mis les anciennes gouttes de départ qui doivent bien être abîmées depuis le temps qu'elles sont pas au frigo et vu que les pharmaciens de la terre entière sont en rupture de stock pour les anciennes gouttes. Je décide que la Pouitchenette prendra les nouvelles gouttes.

Je retourne in extremis voir le médecin avant de quitter le cabinet pour lui demander si lui, perso, il changerait de gouttes, et il me dit que les anciennes gouttes marchent très certainement encore même s'ils ont perdu un chouilla de leur efficacité et que lui si c'était lui il garderait les anciennes gouttes et ne prendrait pas les nouvelles. Je décide que la Pouitchenette aura les anciennes gouttes vu qu'elles doivent bien être quelque part, même si là tout de suite maintenant je sais plus où je les ai mises.

Je rentre à la maison je retrouve les anciennes gouttes dans le sac à langer, bien sûr, et nous en donnons à la Pouitchenette. Je me demande s'il va en rester assez pour durer 7 jours et si j'aurais pas dû lui donner les nouvelles gouttes vu qu'au moins on en aurait eu une bouteille neuve.

Je vais me coucher maintenant parce que franchement y en a assez pour une journée.

A moins que je ne décide de regarder juste un petit épisode du Dr. House. 

Faut voir.

24 janvier 2011

Donc.

Donc j'avais prévu de commencer à 14h30, enfin, 14h45-15h quand tout le monde était là.

La maman qui devait apporter le gâteau est arrivée à 16h. 

 

J'avais prévu un "Pass the Parcel". Les enfants s'assoient en cercle et se font passer un cadeau emballé de multiples couches de papier, pendant qu'on joue de la musique. Quand la musique s'arrête, celui qui a le paquet entre les mains en défait une couche. Dans mon cas, de petits cadeaux intermédiaires se trouvaient entre toutes les couches. 

Le plus petit n'a pas compris le jeu et voulait ouvrir le paquet chaque fois qu'il arrivait entre ses mains, même si la musique continuait à passer.

Le Pouitch n'a pas compris le jeu et voulait ouvrir le paquet chaque fois qu'il lui arrivait entre les mains, même si la musique continuait de passer.

Le Pouitch a pleuré quand un autre enfant a remporté le prix final en enlevant la dernière couche de papier.

 

J'avais prévu, comme le veut apparemment la tradition, que le Pouitch garderait ses cadeaux pour la fin, quand tous les enfants seraient partis. 

Comme le Pouitch pleurait de ne pas avoir gagné à Pass the Parcel, il a eu le droit d'ouvrir ses cadeaux. 

J'ai dit qu'on les ouvrait mais qu'on ne jouait pas encore avec. Le Pouitch a pleuré parce qu'il n'avait pas le droit d'ouvrir ses Lego.

 

J'avais prévu un "Pin the tail on the donkey". Les enfants portent un foulard sur les yeux et doivent positionner le plus correctement possible une queue sur un dessin d'âne sans queue. J'avais dessiné un joli âne.

Le Pouitch a pleuré parce qu'il ne voulait pas jouer, puis parce que ce n'était pas tout le temps son tour.

Le Pouitch, ai-je décrété, est arrivé exequo avec un autre enfant. En fait il était deuxième mais on a fait exequo parce que sinon le Pouitch allait encore pleurer. De toute façon le Pouitch n'avait pas fini de pleurer du fait que ce n'était pas tout le temps son tour. 

 

J'avais prévu un jeu de statues musicales, mais j'ai laissé tomber.

J'avais prévu un "lucky dip", façon jeu de pêche sans canne à pêche parce que les cannes à pêche c'est beaucoup trop compliqué à faire, surtout quand on n'a pas de fil de fer, et parce que les petits de 4-5 ans n'ont pas toujours la motricité fine requise pour un tel jeu. Mon jeu consistait à plonger les mains dans un bain de papiers froissés pour y trouver, les yeux bandés, quelque chose ressemblant à un petit cadeau.

J'ai fait ça à la fin, parce que le Pouitch avait faim.

Le Pouitch a tout de même aimé son gâteau en forme de train. 

Gâteau train.JPG

Même que le gâteau en forme de train a eu beaucoup plus de succès que le gâteau anglo-saxon plein de crème de l'autre maman. Que je ne devrais pas dauber, quand même, parce qu'elle a amené un gâteau et que c'était super gentil.

Le Pouitch a demandé pourquoi il n'y avait plus personne avec lui à table pendant qu'il finissait son gâteau. Les autres étaient tous partis jouer.

Le Pouitch est allé rejoindre les autres pour jouer au Lego et il n'a plus pleuré.

Les copains sont partis les uns après les autres avec leur petit sachet de bonbons à emporter, sans oublier les petites voitures qu'ils avaient gagné au Pass the Parcel. Sauf le plus grand qui a fait don de ses voitures au Pouitch, étant donné que celui-ci n'avait pas remporté le gros lot. Oui ben ça va, je saurai pour la prochaine fois.

Sauf que y aura pas de prochaine fois, ça vous pouvez me croire ! En tout cas, pas l'année prochaine.

Le Pouitch a joué longtemps avec son copain, le fils de la maman qui avait apporté le gâteau, qui ne voulait pas partir, bien que les autres aient tous décollé il y a longtemps. La Grenouille-Rosbif a beaucoup pensé au mot "interculturalité" pendant qu'elle regardait tourner les aiguilles de l'horloge et le désordre dans la maison. La Grenouille-Rosbif a de toute façon commencé à ranger.

 

La maman et le petit copain ont fini par partir et on a pu faire du rangement.

 

La Grenouille-Rosbif est fatiguée et n'a toujours pas réussi à ranger sa chambre, en bordel depuis que le bordel du salon y a été transporté à la hâte. 

Ca tombe bien, la Pouitchenette est malade et la Grenouille-Rosbif va avoir le plaisir de la garder demain. Comme ça au moins le rangement sera fait !

20 janvier 2011

La folle journée de la Grenouille-Rosbif

ou : l'anniversaire, chapitre III.

ou encore : Ca se complique davantage.


Je peux vous raconter mon horrible journée? Je peux, dites? Ma journée pleine de stress et de contrariété et de culpabilité et de pressurité et d'énervité. Je peux ?

Nan, j'ai peur de vous ennuyer, quand même. Vous croyez? Pour de vrai ? Vrai de vrai de vrai ? Ouais ?

Bon, allez, si vous me suppliez.

 

 

 

Sûr ?

 

Allez.

Alors.

Vous vous rappelez que votre Grenouille-dévouée prépare l'anniversaire de son fiston chéri?

L'anniversaire que c'est le premier qu'elle fait et qu'il faut pas qu'elle se plante et qu'il faut pas qu'elle fasse d'impair et faut prendre en compte les susceptibilités et faut prévoir le bon menu et faut tout faire comme il faut, quoi?

Eh bien.

La mère d'un des petits copains - au demeuant fort sympa - a décidé, et c'est fort gentil, il faut bien le reconnaître...

... d'amener le gâteau.

Alors chais pas si vous vous rappelez, mais la Grenouille-Rosbif, elle avait [vachement plus que vaguement] pensé faire un gâteau en forme de train. Bon. Eh ben quand la Grenouille-Rosbif a décidé de faire un gâteau en forme de train ben on peut bien l'imaginer ça lui tient à coeur de faire son gâteau et elle réfléchit à l'avance à comment elle va le faire et elle commence à en acheter les composants dix jours avant histoire de pas se planter d'être sûre qu'elle va avoir tout ce qu'il faut enfin bref ça devient son petit plaisir sa petite fièrté elle va faire un gâteau pour son fils quoi un super gâteau que c'est sûr qu'il va l'aimer et elle est vachement contente d'elle et elle veut bien entendu pas qu'on vienne lui gâcher son plaisir avec un gâteau acheté qu'on lui a même pas demandé si elle voulait qu'on l'emmène et bien que ce soit très gentil c'est pas tellement bienvenu comme idée et oui la Grenouille Rosbif sait que mettre des que à la pelle comme ça c'est pas beau et c'est pas correct mais la Grenouille-Rosbif elle s'en fout parce que c'est son style sur son blog et elle s'en fout et de toute façon elle digresse et c'est pas top parce que déjà que je style nouveau roman c'est pas simple à lire ça facilite pas les choses si elle digresse remarquez me direz-vous c'est un peu le propre du nouveau roman les digressions bref revenons en à nos moutons si vous le voulez bien. Donc la Grenouille-Rosbif ben au début elle dit ah ben oui c'est super c'est vachement gentil d'avoir commandé un gâteau pour l'anniversaire de mon fils sans rien me demander c'est super gentil oui oui oui merci hein merci encore et dans un coin de sa tête elle se dit que ça fait rien qu'elle ne fera pas son gâteau oui mais dans un autre coin de sa tête ça la titille quand même ce gâteau qu'elle voulait faire et qu'elle peut plus faire à cause de quoi à cause d'une autre maman à qui elle a rien demandé qui a voulu être gentille oui mais bon ça ne se fait pas alors la Grenouille-Rosbif après avoir ressassé ça toute la journée et toute la nuit ben le lendemain, c'est à dire aujourd'hui, la journée que je veux vous raconter, oui parce que là jusque là c'était hier au cas où vous l'auriez pas compris d'ailleurs je vois pas comment vous l'auriez compris je vous l'avais pas dit, bref, le lendemain donc aujourd'hui la Grenouille-Rosbif elle dit à l'autre maman au fait j'avais promis à Tristan de lui faire un gâteau ce qui n'est pas vrai mais c'est un mensonge qui devrait mieux faire passer la pillule j'avais promis à Tristan de faire un gâteau alors voilà je vais le faire quand même désolée tant pis ça fera deux gâteaux et comme elle a pas le temps de lui expliquer en long en large en en travers parce que c'est dans la cour de l'école et qu'elle est presssé d'aller au travail la Grenouille-Rosbif elle lui met un texto en arrivant au travail pour lui dire j'espère que ça ne te dérange pas qu'on ait deux gâteau et si tu veux en parler appelle-moi parce que la Grenouille-Rosbif est pas sûr que la maman ait compris vu qu'elle est chinoise et que son anglais c'est vraiment bof bof bof, et du coup une heure plus tard le téléphone sonne et c'est la maman du copain qui dit:

"Tu veux que j'amène deux gâteaux alors?

- Euh... ben, non !

Donc la Grenouille-Rosbif lui explique de nouveau la chose : la (fausse) promesse faite à son fils, le train, les courses déjà faites, le plaisir à le faire, etc.

La Grenouille-Rosbif a peur que l'autre maman soit dégoûtée, mais zut, c'est pas de sa faute, et elle a bien le droit de faire un gâteau à son fils si elle en a envie.

Sur ces entrefaits, l'autre maman dit :

- Ah et au fait, j'ai parlé de l'anniversaire à Suzanne-...

 

... vous vous souvenez que le Pouitch avait été invité à deux anniversaires et que la Grenouille-Rosbif se demandait s'il fallait inviter ces deux enfants ? Eh bien elle ne l'a pas fait. Et Suzanne, c'est la maman de la petite...

 

... -j'en ai parlé à Suzanne, du fait que samedi j'allais à l'anniversaire de Tristan et elle avait l'air intéressée. Est-ce que je peux l'amener avec moi ?

- Euh... ben, non !

 

Bref.

Donc la Grenouille-Rosbif a passé sa journée à stresser, parce que bon, c'est vrai, quoi, c'est pas poli de pas inviter en retour quand t'as été invité.

Alors le soir, la Grenouille-Rosbif est allée repêcher le numéro de la fameuse Suzanne, histoire d'inviter sa fille de façon un peu tardive,

et aussi celui de la maman de l'autre garçon, qui avait invité le Pouitch à son anniversaire.

 

[Vous me suivez toujours ? Vous êtes toujours là ? Elle vous intéresse vraiment, ma vie ? Ben dites-donc, vous êtes de durs à cuire, vous ! Chapeau bas !]

 

La Grenouille-Rosbif a donc invité le petit garçon. Celui dont la maman n'a pas encore entendu parler de l'anniversaire, en principe, qu'il n'était donc pas essentiel d'inviter, mais puisqu'on en est à ne vexer personne et bien elle l'appelle quand même, parce que faudrait pas qu'elle parle à la Suzanne et qu'elle apprenne que tout ça, quoi.

- Avec plaisir ! a dit sa maman.

 

Puis la Grenouille-Rosbif a appelé Suzanne.

- Ah ben non, elle m'en a pas parlé ! dit Suzanne.

- Ah mais non, mais tu n'y penses pas ! dit Suzanne, je ne pense pas de cette façon-là,  moi ! Mon dieu mais je comprends bien, pas de souci, vraiment !

 

Donc la Grenouille-Rosbif a invité un gamin que son Pouitch n'avait pas envie d'inviter et qu'elle n'avait pas besoin d'inviter vu qu'il ne l'aurait pas su s'il n'avait pas été invité et la petite qu'elle devait inviter parce qu'elle allait savoir qu'elle n'avait pas été invitée ne vient pas.

 

La journée tire à sa fin. En famille, on dîne.

 

- Mummy, dit le Pouitch, I don't want a cake for my birthday. And if you make one, well I won't have any.

 

 

La Grenouille-Rosbif songe sérieusement à démissionner de son rôle de mère.

 

C'est possible, ça ?

 

 

13 janvier 2011

Ca se complique...

Le Pouitch a une invitation de dernière minute à l'anniversaire d'un copain samedi.

Du coup: il faut l'inviter en retour, le copain?

Déjà qu'il n'invite pas la petite à l'anniversaire de laquelle il était la semaine dernière - oui mais bon, elle, elle avait invité toute la classe...

Dilemne, dilemne, dilemne...