16 décembre 2009
Si, si, rassurez-vous...
...je suis toujours là.
14:43 Publié dans Les folles aventures de la Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11 décembre 2009
Les névroses de la Grenouille-Rosbif
J'ai du mal avec la pate à modeler qu'on mélange. Alors, pendant que le Pouitch et son copain hongrois jouaient à faire des saucisses multicolores, puis un gâteau multicolore, j'ai serré les dents en me tordant les mains, et j'ai regardé le vert se fondre avec le bleu et le jaune et le rouge. Et je me suis félicitée d'avoir gardé au chaud, pour cette fois, le violet. Pour le préserver pendant quelques jours, quelques semaines, du Grand Mélange.
Non que je sois quelqu'un de particulièrement ordonnée ou de rigoureuse ; non, je suis plutôt floue dans mon genre, plutôt bordélique, plutôt approximative, et la prof de géo en hypokhâgne m'a clairement fait comprendre que, si je ne parvenais pas à mieux maîtriser le plan dialectique, c'est parce que j'étais dotée d'une structure de pensée anglosaxonne.
Bref, dans ma tête, c'est pas les jardins de Versailles, c'est un joli méli-mélo à l'anglaise.
N'empêche : y a un ou deux trucs comme ça, qui me rendent dingue.
Mélanger les pâtes à modeler de couleurs différentes.
Mettre un bouchon rouge sur un feutre bleu, même pour rire. Ou alors il faut faire ça de façon réciproque, le rouge sur le bleu et vice-versa, respecter une certaine structure.
C'est comme avec les serviettes. Les mouchoirs. Et les chaussettes : la seule partie de ma maison qui soit nickel, c'est mon placard à serviettes. Je les aligne. Parfaitement.
Et je ne supporte pas qu'on ne plie pas les serviettes à ma façon. Ni les chaussettes.
Alors, sachez-le, je ne vous l'avouerai jamais en face parce que oui, j'en ai un peu honte, mais pour me rendre service vous pliez mes serviettes en quatre ou en deux, sachez que je vais repasser derrière pour les plier en 9. Oui, oui, en 9. En trois, puis en trois.
Les mouchoirs, c'est pareil.
Les torchons à vaisselle c'est pareil.
Et les chaussettes. Les chaussettes, il faut d'abord les mettre à plat l'une sur l'autre, les lisser, puis les replier, et les retourner. En s'assurant que la cheville ressorte bien comme il faut, à plat aussi.
C'est comme ça, et pas autrement.
Je sais, c'est triste ; mais s'il le faut, je passerai une demi-heure à replier les chaussettes que vous avez gentiment assemblées, pour pouvoir les empiler sagement les unes sur les autres dans mon tiroir.
Et je ferme les yeux en me mordant les lèvres en remplissant quatre pots de pâte à modeler de couleur indéfinissable.
21:35 Publié dans Les folles aventures de la Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08 décembre 2009
L'hallu
Vous saviez, quand même, qu'il y a des gens qui programment le déclanchement de leur accouchement pour être chez eux à Noël ?
Ben, oui, moi, ça me choque.
Nan pasque, bon, moi aussi, j'aimerais bien être chez moi à Noël, et moi non plus je ne trouve pas ça trop top, l'idée de bouffer de la dinde d'hôpital pendant que le reste de ma famille s'inquiète de moi en ne digérant pas correctement ses choux de Bruxelles... mais bon, je vais pas pour autant expulser mon bébé avant l'heure pour mon propre confort, encore moins pour celui de mon médecin !!!
Si ?
18:17 Publié dans Les folles aventures de la Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
p'tite mise à jour
... non, non, ne vous excitez pas, il ne se passe rien.
C'est juste que... ben, justement, il ne se passe pas grand chose. Alors voilà, quoi.
Le jour où j'aurais de nouveau quelques petites choses à raconter, ben je vous les raconterai, quoi, hein.
Ah, si, il se passe quelque chose : suis bloquée à l'épisode 6 de la saison 5 de Grey's Anatomy. Pffff... A ce tythme-là, la suite, je ne la connaîtrai jamais...
18:15 Publié dans Les folles aventures de la Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03 décembre 2009
La fausse alerte - attention, note un peu gore
Tu te réveilles à 3h30 du mat pour aucune raison, et t'arrives pas à te rendormir. T'as la nausée, t'as mal à la tête.
Tu tournes en rond dans ton lit.
A 4h20 tu commences à vraiment, vraiment avoir la nausée et tu t'en vas vomir aux toilettes.
Pendant que tu vomis t'as l'impression que tu perds les eaux. Vue la tête du bébé fait pression sur ta vessie et que t'as un peu tendance à oublier de faire tes exercices de renforcement du périnée, tu sais bien qu'il y a une autre explication possible, mais tu préfères ne pas y penser, et puis ton instinct (ouais enfin, ton désir enfoui d'en finir avec cette grossesse) te dit que non non, ce sont bien les eaux.
Bon. T'as trois semaines d'avance mais c'est la pleine lune alors pourquoi pas.
Tu préviens la Grenouille, qui lui non plus ne dormait pas.
Sauf que t'as pas de contractions. Enfin, quelques unes. Elles sont pas régulières. Mais tu les sens un peu plus qu'à la normale. Donc c'est peut-être ça.
A 5h22 tu te demandes si c'est bien raisonnable de réveiller ta copine qui a déjà deux mioches dont un de 10 semaines pour lui refiler un Pouitch endormi sous prétexte que c'est peut-être ça. Tu tergiverses, toujours pas sûre qu'il se passe quoi que ce soit, vu que t'as toujours pas de contractions.
A 6h du mat, vu qu'il ne se passe rien, tu retournes te coucher, et tu te rendors enfin, tant bien que mal.
A 7h du mat, le Pouitch débarque, et tu lui expliques que le bébé va peut-être arriver aujourd'hui.
A 7h20, t'appelles la maternité, et on te dit de rappliquer fissa - enfin, pas tout à fait, on te dit que t'as un peu le temps mais de pas y passer la journée.
A 7h50, t'appelles la crèche, t'appelles une autre copine (celle qui pourrait aller chercher Pouitch à la crèche).
A 9h30 t'es à la mater avec la Grenouille, laquelle se voit priée de rester à l'acceuil, vu qu'il n'a pas le droit d'accéder à la "salle des urgences". Toi, en poireautant, tu bois un chocolat chaud en regardant un talk-show débile et tu te dis que la Grenouille a de la chance de ne pas être là pour se taper ces conneries.
A 10h on t'appelle enfin et on te fout sous monitoring.
A 10h10 on te donne un verre d'eau à boire, et on te dit que le bébé est un peu endormi et qu'il faut boire pour le stimuler. Tu sais toujours pas si oui on non t'as perdu les eaux. Pour ton premier accouchement en France, c'était la première chose que le sage-homme, Lionel, avait vérifiée (ben ouais, t'as retenu son nom, ça se retient, ces choses-là).
On te laisse toute seule, dans une position fort inconfortable, et on te revient périodiquement te filer du Fanta (enfin, du Lucozade, c'est ça qu'on donne pour le test de diabète, vu que c'est méga hyper plein de sucre), puis encore de l'eau, puis des gâteaux secs aux raisins. Toi t'as encore l'estomac en compote et puis boire et manger à demie allongée c'est pas terrible alors au bout de 2h t'en peux plus. Ouais pasqu'au bout de 2h le bébé n'est toujours pas aussi vif qu'on le souhaiterait, et on peut pas te laisser sortir tant que c'est comme ça. On te dit que c'est la routine, que tu viendrais pour une douleur à l'orteil que ce serait pareil, on te mettrait sous monito. Tu pleures un peu, histoire de dire que t'es bien enceinte et que c'est pas un ballon que t'as sous ton t-shirt, pasque t'en as ras-le bol de chez ras le bol, et les sages-femmes te disent de ne pas t'inquiéter et elles ne comprennent pas que si tu commences à chialer c'est pas parce que tu t'inquiètes, c'est bon, c'est juste parce que t'en as ras mais ras le coquillard et qu'en plus de ça tu meurs d'envie de faire pipi.
La Grenouille a enfin eu le droit de te rejoindre au bout d'une heure trois quarts d'attente.
A midi et quart le coeur du bébé s'est enfin décidé à dessiner les arabesques recherchées sur le petit papier quadrillé et on t'enlève cette satanée machine. On décrète que bébé va bien. Tu sais toujours pas si oui ou non t'as perdu les eaux. Accessoirement, c'était pour savoir ça que t'étais venue, au départ.
Le gynéco arrive enfin, et, après t'avoir expliqué en long et en large, avec moultes précautions, ce qu'il va faire avec le pénis en plastique fendu qu'il a à la main, (un spéculum, quoi, le truc que t'as déjà vu 15000 fois dans ta vie, d'autant que t'as accouché en France, la première fois, et qu'en France, les examens gynécologiques mensuels c'est pas exactement un truc qui te rend pudique), il t'examine de l'intérieur et décrète que non, madame, c'était pas les eaux.
Ben t'es bien contente de le savoir.
Tu rentres chez toi, et tu bouffes pas de la journée, vu ce qu'on t'as donné et vue qu'en fait, finalement, si t'as vomi à 3h du mat c'est parce que t'avais la gastro.
Tu décides d'aller acheter ce fichu soutif d'allaitement qui te manquait encore, et tu continues l'Attente.
20:49 Publié dans Les folles aventures de la Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10 novembre 2009
Le coupe-tiffs
Aujourd'hui, votre Grenouille-Rosbif s'est offert un cadeau d'anniversaire à retardement et à fait un truc qu'elle n'avait pas fait depuis, hum, réfléchissons : 15 ans ? Sisi, j'vous jure.
Elle est allée chez le coiffeur.
Ca s'appelle le caprice de la femme baleine.
La Grenouille-Rosbif s'est dit qu'elle avait bien le droit de se faire un petit plaisir : puis s'est rappelé qu'il n'y avait pas beaucoup de plaisir à aller se faire refaire la chevelure par une brune peinturlurée.
Ouais pasque ce que la G-R avait un peu oublié, c'est qu'avant de ressortir de là avec une super coiffure de la mort qui tue qui ne te ressemble pas mais qui en jette quand même vachement, tu dois d'abord passer une demi-heure devant un miroir bien éclairé à te regarder les cheveux mouillés, applatis et remontés sur la tête, les oreilles en choux, double menton seyant.
C'est pas terrible pour l'égo.
Comme la G-R avait un peu oublié ça, du temps où elle se faisait refaire une jolie coupe au carré tous les mois et demie, il est préférable, aussi, de se maquiller avant d'aller chez le coiffeur, ça contre un peu le teint blême donné par les spots blancs. Et ça évite de se concentrer trop sur l'acné/les rides naissantes (barrez la mention inutile en fonction du contexte temporel).
Fort heureusement, le supplice prend fin lorsque les cheveux sont enfin à la bonne hauteur et que la coiffeuse ressort ses griffes pour ébouriffer à la racine la masse qu'elle vient de peigner si soigneusement. C'est à se demander comment elle fait pour ne pas les emmêler de nouveau ; mais les coiffeuses ont ce don qui ne s'explique pas, et elles peuvent maltraiter le cheveux à loisir sans que celui-ci n'en ressente la moindre douleur.
La Grenouille-Rosbif s'était dit qu'elle observerait le brushing, pour le jour où elle déciderait de devenir femme, afin de pouvoir le refaire.
La Grenouille-Rosbif a laissé tomber les brushings lors de sa deuxième coupe au carré, ayant tenté tant bien que mal d'arrondir joliment l'extrémité de sa chevelure mais n'ayant réussi, hélas, qu'à les faire rebiquer dans le sens inverse du sens souhaité.
Alors pour faire un brushing, la Grenouille-Rosbif a compris que :
- il faut sécher les cheveux brutalement en les frottant vigoureusement à la racine et en les faisant tourner dans tous les sens. Sans les emmêler.
- il faut passer la brosse lentement sous chaque mèche et le sèche cheveux avec embout-brush sur la mèche. Répéter l'opération 15 fois environ sans toucher aux pointes, ou point trop.
- il faut ensuite repasser la brosse sous les mèches du dessus et du côté en les envoyant précisément dans la direction opposée du sens souhaité, c'est à dire vers l'arrière (même pour les mèches du côté, donc).
- en faisant tout ça, on tourne la brosse rapidement tout en tirant vers le bas du cheveux, SANS RIEN EMMELER. Ce qui, la G-R l'a découvert quand elle avait 14 ans, est IMPOSSIBLE. M'enfin la coiffeuse y arrive, elle, on ne sait pas bien comment.
Bref, au bout de 20 minutes de tournage de brosse et de chauffage de cheveux dans tous les sens, ladite toison capillaire retombe d'un geste naturel, lisse et plat sur tout le pourtour de la tête. Comme si on ne lui avait rien fait. Sauf que si on ne lui avait rien fait elle ne serait pas si lisse et partirait dans tous les sens.
C'est d'une logique implacable.
La G-R y retournera peut-être un jour, maquillée, cette fois. Ca fait quand même du bien de dire que pour une fois "on ressemble à quelque chose". Même si on ne ressemble pas à soi.
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23 octobre 2009
Le billet rose
19:19 Publié dans Les folles aventures de la Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20 octobre 2009
L'attente
Tu as rendez-vous à 9h40. Tu arrives à 9h35. Tu prends un numéro. Au bout de 10 secondes on appelle ton numéro alors tu te dis que c'est ton jour de chance. On te dit de t'asseoir sur une chaise et d'attendre.
Ce que tu fais.
Et tu attends.
Sur la chaise la plus inconfortable de la planète.
Tu attends.
Tu regardes le tableau en bouse de vache colorée sur toile métallique accrochée devant toi sur le grand mur.
Et tu attends.
Tu as le numéro 68.
On apelle le numéro 74. Les numéros 91, 92, 93, 94. Mais pas le tien.
Tu attends une heure.
Au bout d'une heure, enfin, on appelle le 68.
On t'amène dans une autre salle où on regarde ton dossier. On te demande si tu manges bien de la viande rouge et des légumineuses vu que ton taux de fer est généralement bas. On prend ta tension.
Le tout dure 3 minutes.
On te dit de t'asseoir sur une chaise et d'attendre.
Alors tu attends.
Et tu attends. Et tu attends.
Sur une chaise toujours plus inconfortable.
Tu attends 45 minutes.
Le médecin, enfin, t'appelle, et te mène à son cabinet.
Il te fait son écho, prend des mesures, te dit que tout va bien. Que le sang coule bien dans le cordon, que le coeur bat bien, que le bébé respire bien. Qu'il y a beaucoup de liquide. Qu'il n'est pas si petit que ça, au final, ton bébé. Que c'est à se demander pourquoi on te fait revenir toutes les semaines jusqu'à la fin de ta grossesse, finalement. QUe vraiment, il n'est pas si petit que ça.
Mais que tu vas revenir quand même toutes les semaines jusqu'à la fin. Par acquit de conscience.
Alors, tu dis au revoir au gentil docteur, et tu prends rendez-vous, pour remettre ça la semaine prochaine.
2 heures de présence, pour tout au plus 13 minutes de consultation.
I can't wait.
13:34 Publié dans Les folles aventures de la Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14 octobre 2009
L'aventure du Chien noir et blanc, Chapitre I
Il était une fois un chien noir et blanc, qui traînait tout le temps dans les jardins des autres et notamment dans celui des Grenouilles.
Il était une fois un chien noir et blanc qui passait beaucoup de temps dans un jardin en particulier que l’on présumait donc être le sien.
Il était une fois un tas de crottes de chien qui s’amassaient dans le caniveau devant le jardin des Grenouilles, parce que la Grenouille-Rosbif, patiemment, les retirait une à une de sa pelouse pour les y empiler.
Il était une fois un lourd, très lourd soupçon, qui pesait sur la tête du chien noir et blanc, lequel, promeneur solitaire, était en toute vraisemblance l’auteur du crime – bien que, on l’admettra volontiers, aucune preuve absolue n’existât contre lui.
Un jour que le Pouitch s’attardait à la fenêtre attendant son nouveau copain hongrois qui ne venait pas, il poussa un cri d’exclamation. « Ha ! » La Grenouille-Rosbif vit que ce « ha ! » signifiait que le Chien était de retour. Et de fait, elle le vit, assis là, tranquillement sur la pelouse de la voisine, qui jouxtait sans barrière ni séparation quelconque celle des Grenouilles.
La Grenouille-Rosbif mit la tête par la fenêtre et cria « oust ! ».
Le Chien ne bougea point.
La Grenouille-Rosbif sortit de sa maison en pantoufles et le chien déguerpit.
La Grenouille-Rosbif traversa la pelouse de l’autre voisin en pantoufles et le chien poursuivit sa course en faisant « kaï, kaï, kaï ».
La Grenouille-Rosbif fit un pas de plus, le chien se retrouva sur la pelouse tant aimée, et commença à grogner un peu tandis que la Grenouille-Rosbif le regardait avec le regard le plus noir dont elle était capable.
« Tu cesses de faire caca sur ma pelouse ou ça va barder ! » lui cria-t-elle. « Tu arrêtes ça tout de suite ! »
La Grenouille-Rosbif savait fort bien que le Chien ne comprenait pas un traître mot de ce qu’elle lui disait, mais elle espérait que le ton de sa voix lui intimerait quelque parcelle de la signification de ses propos.
La Grenouille-Rosbif grogna un peu, aussi, histoire de parler le langage du chien. Elle se doutait qu’elle avait sans doute un fort accent et se dit que cela enlevait probablement une part de crédibilité à ses paroles.
La Grenouille-Rosbif inspecta sa pelouse pour voir si par hasard une crotte fraîche s’y trouvait. Bingo !
La Grenouille-Rosbif n’étant pas experte en merdes de chien, elle ne pouvait pas dire avec certitude que la crotte fût de ce jour, mais elle était suffisamment fraîche pour qu’elle puisse soupçonner que ce fût bien le cas.
Elle entra dans son garage et prit une pelle.
Elle ramassa la crotte fraîche et, se sentant propulsée par l’énergie d’une Bree, d’une Gabrielle ou d’une Lynette (et peut-être d’une Susan, dans ses bons jours), se rendit à grands pas vers la maison protégée du Chien, celle qu’elle soupçonnait être celle de son maître.
La pelle emplit de crotte fraîche, elle sonna à la porte, pendant qu’un caniche jappait à l’intérieur et que le Chien noir et blanc se faisait la malle.
Personne ne répondit.
Le Chien revint, un peu plus téméraire désormais, et se mit à aboyer.
La Grenouille-Rosbif réfléchit un instant, puis déposa la crotte fraîche devant la porte de la maison.
Et s’en retourna, suivie par le Pouitch, qui commençait à craindre les aboiements dudit canin, en sa demeure.
En priant pour que ce fût bien la maison des propriétaires de l’accusé.
La vie sociale de la Grenouille-Rosbif
Résultat d’une séance récente de Playground speed-dating, nous recevons cet après-midi un désormais grand copain du Pouitch et sa maman hongroise.
Qui ne parle pas très bien anglais.
Cette dame, qui m’a tout de suite tapé dans l’œil, comme qui dirait (pas trop soignée, pas guindée, quoi, l’air normal, et pis chais pas, une ressemblance avec une copine de fac… comme quoi c’est con les raisons que se donne pour aimer les gens), a donc un fiston de 4 ans tout juste et une petite de 18 mois ; on s’est revues par hasard une seconde fois à une autre aire de jeu (ah, destin, quand tu nous tiens…), séance lors de laquelle, si nous nous sommes retrouvées avec plaisir, nous avons, je le crains, épuisé la plupart des sujets de conversation disponibles pour le niveau d’anglais « pré-intermédiaire » que j’ai identifié comme étant celui de cette gentille dame.
Ich bin donc gespannt de voir ce que ça va donner cet après-midi. Je ne me décourage pas, je n’ai pas 6 ans d’enseignement de l’anglais aux adultes à mon actif pour rien, n’est-ce pas ?
Je vous tiens au courant !
10:44 Publié dans Les folles aventures de la Grenouille-Rosbif | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



